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Cancer d’origine infectieuse : le pari de Pascal de Paul Ewald (1/2)

En 2009, Paul W. Ewald déclare :

« Je parie que d’ici 2050 – et peut-être même plus tôt – nous aurons découvert que plus de 80 % des cancers humains sont d’origine infectieuse. Ce chiffre pourrait atteindre 95 %. En 1975, on estimait qu’il était nul. »

C’est grâce à ce pari que j’ai découvert le professeur de biologie (université de Louisville, Kentucky, Etats-Unis) et que j’ai lu son livre : Plague Time : the new germ theory of disease (publié en 2000 puis réédité en 2002).

Sa thèse ? De nombreuses maladies chroniques (dont les cancers, Alzheimer, etc.) seraient causées par des pathogènes.

Le mot « infection » évoque souvent un processus violent et rapide (une plaie qui s’infecte, un abcès dentaire, une grippe, une pneumonie, etc.). Mais derrière, il y a tout ce que nous ne voyons pas. Un lent travail de sape affaiblissant les défenses de l’organisme et qui pourrait provoquer sur le long terme des dégâts. Parfois irréparables.

Concentrons-nous sur le cancer.

Pour mettre le débat en perspective, rappelons que les infections (bactéries, virus, parasites) causent 1 cancer sur 5.

Parmi les micro-organismes responsables, citons la bactérie Helicobacter pylori (cancer de l’estomac) et le papillomavirus humain (cancer du col de l’utérus).

Le pari de Paul W. Ewald apparaît donc raisonnable.

Il a accepté de répondre à quelques questions. Je le remercie chaleureusement.

Né en 1953 à Evanston (Illinois), Paul W. Ewald publie son premier article scientifique en 1978. Cent quarante autres suivront au cours de sa carrière dont certains co-écrits avec son épouse, Holly A Swain Ewald (qui travaille également à l’université de Louisville).

Il se spécialise dans la biologie évolutionniste (ou évolutive). Cela recouvre les mécanismes qui transforment le vivant au fil des générations et des pressions, des conditions de l’environnement.

On n’en mesure pas les effets sur nous en tant qu’espèce à l’échelle d’une vie, mais dans le cas du cancer, l’effet est immédiat et – hélas – violent. Les cellules cancéreuses évoluent très vite et s’adaptent face aux traitements. Voilà ce qui provoque les « résistances ».

Rappelons que ce phénomène est inhérent aux produits cytotoxiques utilisés contre le cancer. Dès la première chimio dans les années 40 (tests effectués par les militaires américains) le constat était clair : destruction rapide des cellules cancéreuses (ça marche)…

Et après quelques semaines ou mois, elles réapparaissent, plus fortes, plus agressives. Le produit ne fonctionne plus. Il faut donc en changer.

De nombreux malades subissent les effets de cette évolution en mode accéléré avec les sinistres « changements de protocole ».

CD : 17 ans après, votre fameux pari tient-il toujours ?

P. W. E : Je persiste à croire que ce pari est judicieux. Une des grandes incertitudes est la réticence à accepter l’hypothèse d’une origine infectieuse du cancer chez ceux qui privilégient d’autres facteurs contributifs.

Les cancers humains d’origine infectieuse surviennent souvent en parallèle d’autres facteurs tels que les mutations induites par l’environnement. On tombe fréquemment dans le piège de penser que la mise en évidence d’un facteur contributif, comme le tabagisme par exemple, exclut la possibilité d’une cause infectieuse.

Concernant les champignons pathogènes et leur éventuel rôle dans l’oncogenèse, Paul W. Ewald reste prudent. Il distingue les facteurs certains (oncogènes) et les autres, plus flous (« aléatoires » dit-il).

P. W. E : Il est important de distinguer les agents pathogènes qui interfèrent spécifiquement avec les mécanismes de défense contre le cancer de ceux qui y contribuent de manière plus aléatoire. Ceux qui interfèrent précisément avec ces mécanismes méritent l’appellation d’agents pathogènes oncogènes.

Cette interférence peut être favorisée par la sélection naturelle car elle accroît la persistance productive de l’agent pathogène chez l’individu. La prévention des infections par ces agents pathogènes est très prometteuse pour la prévention des cancers associés.

Les agents pathogènes aux effets aléatoires peuvent contribuer au cancer en perturbant involontairement une fonction cellulaire qui protège la cellule du cancer ou en compromettant la capacité de l’organisme à combattre la maladie.

Ces modifications pourraient résulter de mutations induites par l’action de l’agent pathogène sur les voies biochimiques qui freinent, sans toutefois bloquer, la progression du cancer.

Les champignons associés au cancer contribuent probablement à ces actions aléatoires. Je me suis concentré sur les « agents pathogènes oncogènes », c’est-à-dire pour lesquels les interventions sont susceptibles d’être décisives. Je pense par exemple à la vaccination contre le papillomavirus humain, du dépistage des dons de sang pour détecter les virus de l’hépatite B et C ou encore du traitement antimicrobien pour prévenir le cancer de l’estomac.

Autre pathologie pour laquelle l’intuition de Paul W. Ewald semble se confirmer : Alzheimer. La thèse des plaques amyloïdes est en effet battue en brèche. Certaines études qui étayaient ce domaine de recherche se sont révélées frauduleuses.

Par ailleurs, on ne peut que constater l’échec des thérapies médicamenteuses basées sur la réduction de ces fameuses plaques (sur ce sujet, je vous conseille le remarquable livre de Charles Piller publié en 2025 : Doctored: Fraud, Arrogance, and Tragedy in the Quest to Cure Alzheimer, pas encore disponible en français).

P. W. E : L’état actuel de la recherche sur le peptide amyloïde bêta est confus. C’est la pagaille. Globalement, la littérature scientifique suggère une production accrue d’amyloïde bêta en réponse à une infection car ce peptide est un agent antimicrobien produit par le cerveau. Les lésions observées seraient donc principalement dues à des processus infectieux, l’effet direct du peptide amyloïde bêta étant relativement faible.

La recherche s’oriente désormais fortement vers l’hypothèse d’un rôle des infections dans la maladie d’Alzheimer. Cela repose sur des associations plus étroites avec certains agents pathogènes, notamment Porphyromonas gingivalis, le virus de l’herpès simplex de type 1 et Chlamydia pneumoniae.

Il s’explique également par les associations observées avec les vaccins contre la grippe et le virus varicelle-zona. Ces découvertes percolent de plus en plus dans la pratique médicale, en particulier en ce qui concerne la protection conférée par la vaccination.

(seconde partie de l’interview à suive)

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Ron Piana : le rêve américain contre le cancer

J’ai lu du Ronald Piana, mais sans le savoir.

Il est en effet le co-auteur, avec Richard Ablin, du livre The great prostate hoax, how big medicine hijacked the PSA test and caused a public health disaster, publié en 2014.

https://onconautes.com/2025/09/13/livre-the-great-prostate-hoax/

Sur le moment, j’avais pensé à un simple « porte-plume », car nous savons tous que les scientifiques ne savent pas écrire. 😉

Mais Ronald Piana est bien davantage qu’une plume.

Je viens de le découvrir, totalement par hasard, via une vidéo sur Facebook (comme quoi les réseaux sociaux peuvent avoir des avantages).

Il y a tout juste un an, il se confiait devant la caméra de Mark Laita connu pour sa série « Soft White Underbelly » (des portraits d’hommes et de femmes plutôt secoués par la vie).

L’expression est galvaudée mais Piana a eu une vie hors du commun. Né à Long Island, New York, dans une famille américaine « très dysfonctionnelle et très pauvre », porté sur la bouteille très jeune, puis financièrement indépendant à l’âge de 15 en travaillant dans des restaurants puis sur des navires marchands… Il se retrouve un jour -par hasard- correcteur dans un journal scientifique dédié au cancer, sans aucun diplôme universitaire.

Et il gravit les échelons… rédacteur, rédacteur en chef, écrit des centaines d’articles, rencontre des centaines de scientifiques et chercheurs.

Le rêve américain en cinémascope. Le rêve américain comme on n’en fait plus.

Avant cela, deux de ses soeurs aînées décèdent : la première d’un cancer du sein, à l’âge de 35 ans et mère de 2 jeunes garçons, et la seconde emportée par le terrible mycosis fongoïde qui transforme le supplicié en champignon… littéralement. Comme le dit Ron : « ce que ça fait au corps et à l’âme humaine est de proportions bibliques ».

(voir mon article à ce sujet, attention âmes sensibles s’abstenir :
https://onconautes.com/2026/01/08/histoire-quand-le-mycosis-fongoide-devient-un-cancer/

La maladie l’accompagnera ainsi, intimement, pendant 25 ans.

Professionnellement, il intègre un monde nouveau, aussi énorme qu’étrange : celui de Big Pharma, ou plus précisément Big Cancer et va découvrir la corruption insensée qui y règne.

Une industrie de plus de 200 milliards de dollars par an qui écrase tout et tous. Surtout quand on ose la « challenger » ou simplement la critiquer.

Un témoignage, de l’intérieur, très fort, une critique au scalpel de Big Cancer : précis, structuré, impitoyable.

Dans la seconde partie de l’interview, Ronald Piana raconte sa propre expérience face à la maladie. En 2018, son dentiste repère une masse très suspecte sur sa langue… Il fait le lien avec une étude sur onze patients atteints de cancer de la peau utilisant le peroxyde d’hydrogène (H202, ou eau oxygénée, à forte concentration 33 %). Il essaye. Et ça marche. La masse pré-cancéreuse disparaît.

Là encore, un témoignage d’une puissance exceptionnelle qui met de la chair, littéralement, autour d’une idée et d’une molécule.

Bref, arrêtez ce que vous faites et prenez le temps d’écouter Ron Piana. Une heure qui changera probablement beaucoup de choses en vous.

PARTIE 1
https://www.youtube.com/watch?v=foj4sfQP3ek

PARTIE 2
https://youtu.be/ikSlMlMFS7M

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Cancer : le vétérinaire qui murmure à l’oreille des chiens

« Il y a des résultats », dit Jean-Yves Gauchet, vétérinaire à Toulouse. Il agite devant la caméra un bidon de Panacur 2,5 % (il s’agit de fenbendazole, l’antiparasite vétérinaire popularisé par Joe Tippens à partir de 2016).

« Un litre, à raison de 5 ou 10 millilitres par jour, il y a de quoi traiter longtemps, et pour pas cher ! », plaisante-t-il.

(à noter que Joe Tippens utilisait la même marque mais en granules. La version liquide 2,5 % contient 25 mg de fenbendazole par millilitre)

Jean-Yves Gauchet explique sa démarche : « Face à un cancer chez un animal on a trois possibilités. En fonction de l’avancement de la maladie, l’euthanasie. Ou alors la médecine conventionnelle (chirurgie, chimio, rayons, immunothérapie). Et au milieu on peut temporiser, on accompagne l’animal tout en essayant quand même de faire au mieux avec ce qu’on a sous la main. Une discussion s’engage avec les propriétaires. Et dans un cadre compassionnel, des traitements alternatifs peuvent être proposés. »

Il utilise ainsi le fenbendazole en association avec l’ivermectine (autre antiparasitaire, bithérapie préconisée par le docteur William Makis à partir de 2024), un corticoïde et même du DMSO (diméthylsulfoxyde, un type de solvant).

« J’essaye de faire pénétrer l’ivermectine avec le DMSO, c’est une option. On envoie localement le remède choisi, qui est dissout et traverse les épidermes avec facilité. Le DMSO est régulièrement utilisé pour des tendinites chez les chevaux, l’innocuité est établie. »

Il temporise : « Je n’ai pas assez de recul, pas assez de cas pour vous dire c’est comme ceci ou comme cela qu’il faut procéder. Mais sur les cinq cas que je gère en ce moment (lymphomes, tumeur à la mâchoire, etc.), c’est plutôt positif. On a déjà gagné quelques mois… »

Il s’agit d’un art comme toute médecine et non pas l’application de protocoles fermement établis. Même si les vétérinaires connaissent et utilisent ces molécules depuis des lustres.

« On part d’abord sur des doses vermifuges pour vérifier que l’animal supporte bien. Et puis on augmente », explique-t-il.

« Avec l’ivermectine, je le fais en injectable. Elle n’a pas d’AMM [autorisation mise sur le marché] pour les chiens et les chats. Elle sert contre les parasites internes et externes chez les chevaux, les cochons. Mais on l’utilise quand même pour les gales sarcoptiques. A noter que certaines races canines comme le berger australien ne supportent pas cette molécule. »

« J’ai un certain recul avec des soins hors AMM mais dans un cadre compassionnel. » Il souligne : « On tâtonne bien sûr, mais ce sont quand mêmes des soins, avec assez peu de produits et en limitant les coûts. »

Il s’agit d’une problématique réelle pour le vétérinaire de quartier qui connaît « les enfants et les petits-enfants » de ses clients. Tout le monde ne peut pas dépenser des milliers d’euros même si certains n’hésitent pas à utiliser leur épargne ou même s’endetter pour aider leur animal malade.

« Je suis sûr que je ne suis pas seul, et au cours de discussions informelles, j’ ai bien compris que bien des vétos font cela cela dans leur coin. Parfois, sous la forme de recette qu’un patron [durant la formation du vétérinaire] aura transmise des décennies auparavant. »

« Prenons le lévamisole par exemple, ça fait longtemps que certains s’en servent contre le cancer, mais on n’en parle jamais. Ca ne coûte rien, on va tenter et on est dans le compassionnel. Mais il n’y a rien dans la littérature puisque c’est hors AMM. Avec des résultats d’ailleurs très mitigés… »

Le lévamisole est un anthelmintique mais d’une classe chimique différente de celle du fenbendazole. Ses propriétés immunostimulatrices furent étudiées dès les années 70.

C’est un point qu’il faut toujours rappeler (je le fais abondamment dans mon livre) : tout ceci n’est pas nouveau.

Nous connaissons les propriétés antitumorales des benzimidazoles carbamates (famille des fenbendazole, mébendazole, albendazole, etc.) depuis un demi-siècle (ciblage des microtubules ce qui induit l’apoptose des cellules cancéreuses mais il y a d’autres mécanismes, lire ici).

Jean-Yves Gauchet exerce dans son cabinet à Toulouse depuis quatre décennies. « En solo », précise-t-il. « C’est un peu l’avantage et le drame du solo : il (ou elle) est libre dans ses choix thérapeutiques, tout en restant seul(e) dans son coin. »

Et le cancer dans sa pratique quotidienne ? « On voit moins de tumeurs mammaires, c’est certain parce qu’on stérilise les femelles, c’est le grand repos hormonal. Je pense que cela joue énormément. Par contre, beaucoup de leucémies et aussi des tumeurs cutanées, y compris bénignes. Et l’on dispose d’ailleurs de solutions efficaces, par exemple pour les mastocytoses avec le Stelfonta, un produit injectable directement dans la tumeur, avec d’excellents résultats. »

Echange-t-il avec des confrères sur ces sujets ? Peu. « On a la tête dans le guidon, pas trop le temps de papillonner. »

Au niveau de la communication professionnelle, « il y a bien sûr des réunions mais elles sont organisées par des labos, avec en filigrane des informations commerciales… Ou alors des conférences quant à l’état de l’art sur tel ou tel sujet, avec des spécialistes reconnus, mais souvent cela nous dépasse un peu. C’est plutôt pour les cliniques avec de gros moyens. Personnellement je n’y vais pas trop », confie-t-il.

Jean-Yves Gauchet, âgé de 77 ans, trouve toujours le temps d’écrire de nombreux articles sur Effervesciences, son remarquable blog scientifique : https://effervesciences.info.

Le vétérinaire explore des sujets très éclectiques et montre une curiosité encyclopédique.

On trouve aussi bien la bioluminescence chez certains champignons, les infrasons des éoliennes, l’art de déchiffrer les statistiques sur le cancer, l’évolution du microbiome avec l’âge, Moïse sauvé des eaux dans les mythologies antiques, le microbiome cérébral des poissons, l’hydrogène vert et la géopolitique de l’eau, ou encore les vocalisations ultrasoniques des souris et des questions aussi existentielles que : Pourquoi la bière mousse-t-elle moins quand on penche le verre ? 😉

« Grâce à Effervesciences, j’ai toujours mis mes doigts un peu partout, y compris sur des sujets qui chauffent, donc le cancer parmi d’autres », explique-t-il.

Il se passionne également pour les amers (extraits des plantes, comme par exemple le houblon, la gentiane, la quinine ou encore la berbérine).

Il veut les utiliser en dermatologie et créer ainsi une « amérothérapie » dédiée aux animaux, mais également aux humains.

(pour plus de détails : https://theraps.fr/un-amer-universel-pour-soigner-de-multiples-pathologies)

Les amers occupent une place de choix et historique dans les pharmacopées du monde entier. « Il y a encore dix ans, on pensait que les substances amères n’étaient ressenties que dans la muqueuse buccale, avec un rôle d’alerte contre des toxiques , comme les alcaloïdes. En fait, ces récepteurs d’amertume, nous et les animaux, en avons plein le corps où ils jouent un rôle de régulation… C’est passionnant, on est au tout début d’une nouvelle phytothérapie pleine de promesses. »

La vie professionnelle de Jean-Yves Gauchet est donc parcourue par ce fil d’Ariane si important pour la médecine et la recherche scientifique : la curiosité et l’ouverture d’esprit.

Bien loin des dogmes et des anathèmes.

Face à ses animaux malades, Jean-Yves Gauchet est bien un onconaute.


APPEL AUX VETOS

Que vous exerciez en France ou ailleurs et si, comme Jean-Yves Gauchet, vous explorez des pistes thérapeutiques alternatives pour soulager des animaux cancéreux, n’hésitez pas à témoigner.

Pour me contacter : cdubuit@onconautes.com

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Cancérologue sans gants : le cas William Makis

William Makis est un médecin en radiologie et oncologie qui exerçait dans l’état d’Alberta (Canada).

En février 2019, l’ordre des médecin local lui retirent sa licence (pour une affaire mineure, un conflit avec des confrères. Il ne s’agit donc pas de faute professionnelle face à des patients).

Durant l’été 2024, il commence à aider des cancéreux en proposant plusieurs protocoles autour du fenbendazole (ou du mébendazole) associé à l’ivermectine, en complément des traitements conventionnels.

Et à des dosages parfois élevés.

Par exemple : 1 000 mg de fenbendazole par jour (nous sommes loin des 222 mg de Joe Tippens, voir chapitre 17 de mon livre) et 1 mg/kg/jour pour l’ivermectine.

Puis, il commence à publier des témoignages sous la forme d’e-mails envoyés par les malades et dans lesquels ils décrivent leurs progrès.

On compte à ce jour des centaines de témoignages de réussite, couvrant un large éventail de cancers (sein, prostate, poumon, colon, foie, rein, etc.)

A noter aussi des messages relatifs à des cancers canins (car oui, certains propriétaires d’animaux domestiques utilisent le fenbendazole, au départ une molécule vétérinaire mais qui revient au premier plan via les cancers chez l’homme, ce n’est pas le moindre des paradoxes).

Ici, il suffit d’appliquer l’aune du bon sens : impossible de penser que tous ces témoignages auraient été falsifiés par des malades, leurs proches, ou même par Makis ou ses collaborateurs.

Au niveau des outils communication, il dispose d’un compte X et d’un compte Substack. Rien de plus.

Les multiples comptes que l’on trouve sur Facebook (plus d’une centaine !) sont faux. Il y a eu également des faux sur X avec des adresses e-mail détournées. C’était d’ailleurs assez pénible pour les personnes qui souhaitaient contacter le véritable William Makis.

Ce torrent de faussaires est comme le Janus du succès ; sa rançon. Si les escrocs vous visent cela signifie que ce que vous faites est monnayable.

Dans le cas du cancer, on franchit un cran dans l’odieux… Mais, répétons-le : c’est inévitable. Il faut demeurer vigilant.

Aujourd’hui (décembre 2025), Makis publie une vidéo pour marquer les 500 jours de son activité avec les médicaments repositionnés et plus de 7 500 malades aidés dans le monde entier.

Lien : https://makisw.substack.com/p/breaking-news-today-we-are-celebrating

En janvier 2025, suite au passage -remarqué- de Mel Gibson sur le podcast de Joe Rogan durant lequel l’acteur affirme que 3 de ses amis ont souffert d’un cancer stade 4 et qu’ils se sont traités avec de l’ivermectine, du fenbendazole… Makis n’hésite pas à dire sur X : « j’ai aidé l’un d’eux ».

Savez-vous combien de personnes ont écouté cette interview sur Youtube ? 12 millions ! 😉

En mai 2025, Makis co-publie une étude présentant 3 cas soignés avec le vermifuge vétérinaire (« Fenbendazole as an Anticancer Agent? A Case Series of Self-Administration in Three Patients », lire mon article ici).

Une chose importante à comprendre : sous des dehors policés, Makis est une grande gueule. Alors que dans sa situation, le bon sens commanderait a priori de faire plutôt profil bas, il prend l’exact contrepied.

Il se moque ainsi de confrères normies sur X. Il attaque férocement les autorités médicales et politiques de l’Alberta (qui le lui rendent bien avec plusieurs procès), en particulier la première ministre, Danielle Smith. Il est vent debout contre les produits ARNm, la corruption de Big Pharma et dénonce les turbos cancers.

Il rend coup pour coup.

Et quand on l’attaque personnellement, il le prend comme une attaque contre… tous ses patients (une technique très maligne, sans mauvais jeu de mots).

Bref, il fait du bruit. Il ne lâche rien, se bat pied à pied avec une certaine agressivité.

J’étais un peu sceptique au début (je suis son parcours depuis août 2024) me disant : « ils vont l’éliminer ». Nous connaissons tous la puissance de Big Pharma et de sa filiale Big Cancer.

Mais, il faut le reconnaitre que cette approche, sans concession, fonctionne ! Sa popularité grandit.

A ce jour, il mobilise 611 000 abonnés sur X ! Pour comparaison, le groupe Facebook créé en 2019 par Joe Tippens totalise 63 000 membres.

Makis a été récemment invité en Floride où il a rencontré Joseph Ladapo, le surgeon general (l’autorité médicale de l’état). Le gouverneur Santis et son épouse ont décidé de financer des recherches sur l’ivermectine et le cancer à hauteur de 60 millions de dollars (source).

Enfin Makis passe très bien dans les médias. Je vous conseille son entretien avec le docteur John Campbell (février 2025).

Bref, Makis me semble être une pièce essentielle du dispositif car il popularise le repositionnement des médicaments contre le cancer.

Sa notoriété et les malades, de facto, construisent brique par brique le fameux essai clinique dont nous avons besoin… mais un essai cette fois grandeur nature !

Le phénomène est exponentiel.

Plus des malades mettent en pratique ces solutions thérapeuthiques (répétons-le : avec ou sans chimio, radiothérapie etc.) plus elles gagnent en visibilité. Auprès des patients bien sûr, mais pas seulement.

Cela ouvre aussi les yeux d’autres médecins, d’autres scientifiques.

Comme un cercle vertueux.

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Entretien : pourquoi la médecine officielle échoue face au cancer

Entretien réalisé avec mon éditeur, Marco Pietteur, à l’occasion de la sortie du livre Les onconautes.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=S3Tf_gpVTDA