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Farce et attrape

Quand la chirurgie provoque une guérison spontanée

Un fermier australien âgé d’une soixantaine d’années développe un mélanome sur la poitrine. Opération chirurgicale (résection).

Huit mois plus tard, il souffre d’une sténose aortique (rétrécissement de la valve aortique du coeur). Imagerie. On découvre que le mélanome est revenu, a métastasé sur plusieurs ganglions lymphatiques, le foie et le fémur gauche.

Mauvais pronostic…

Deux thérapies ciblées (inhibition BRAF/MEK). Arrêt au bout de quelques semaines (effets secondaires trop sévères). Et de toutes les façons, les tumeurs ne répondaient pas aux traitements.

Au même moment, la sténose aortique s’aggrave. Le patient subit alors un « remplacement chirurgical de la valve aortique avec pontage aorto-coronarien« . Une opération lourde. Malchance : une infection bactérienne se déclare.

Deux mois plus tard, nouveau scanner pour suivre l’évolution du cancer. Choc. Les tumeurs ont complètement disparu !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Deux ans après sa « guérison spontanée », l’homme fait une réaction allergique après une piqûre d’abeille alors qu’avant ses problèmes de santé, il avait été piqué plusieurs fois sans réaction.

L’évidence s’impose : le système immunitaire constitue la clé.

Alors que les cellules cancéreuses déploient des trésors d’ingéniosité pour se camoufler et tromper le système immunitaire (voire le manipuler), dans ce cas précis, les défenses naturelles semblent avoir été littéralement secouées, stimulées pour finir par détruire le cancer. Au point de finir par tourner en « surrégime » (allergie).

Le magazine New Scientist qui relate l’affaire précise : « Plus de 70 études de cas ont déjà établi un lien entre la chirurgie et la régression du mélanome. »

Lien vers l’étude de cas : https://doi.org/10.1136/bcr-2026-272670

Début 2026 , un autre cas -rare- de rémission spontanée après une simple biopsie (!) était décrit.

Ce qui est fascinant est que les chirurgies lourdes entraînent souvent l’affaiblissement ou un déséquilibre des défenses immunitaires (réponse anti-inflammatoire qui peut devenir temporairement immunosuppressive, sans parler des facteurs de croissance).

En plus du traumatisme, les facteurs périopératoires peuvent renforcer l’immunosuppression : stress, douleur, anesthésie, transfusion.

Bref, la guérison se constate mais ne s’explique pas.

On peut toutefois évoquer deux autres pistes :

-l’effet abscopal (lire ici). L’opération a peut-être « percé » des tumeurs… redonnant ainsi au système immunitaire ses capacités de détection et donc de destruction.

-n’oublions pas l’infection bactérienne qui aurait pu agir comme une sorte de détonateur (renforçant le système immunitaire et/ou attaquant directement les cellules cancéreuses). Chacun reconnaîtra ici l’angle -fascinant- des Toxines de Coley.

Tout ceci démontre que le corps humain possède des outils ad hoc pour supprimer les cellules cancéreuses. Mais chez les malades, leur fonctionnement se trouve bridé voire neutralisé.

Souvenons-nous de la formule du biologiste français Frédéric Thomas (CNRS) : « Nous sommes tous au minimum des cancéreux asymptomatiques« .

Les malades souffrant du cancer seraient ainsi des exceptions malheureuses dans le cadre d’un processus immunitaire en réalité assez banal et permanent (mais s’affaiblissant malgré tout avec l’âge).

Comme le verre à moitié plein ou à moitié vide, notre perception du cancer serait mauvaise.

Il ne s’agirait pas de quelque chose « en plus »… mais plutôt de quelque chose « en moins » (nos défenses naturelles, à un moment donné, cessant de faire le ménage et laissant la voie libre à la multiplication des cellules malades).

Voilà les mécanismes que nous devrions élucider au lieu de nous obstiner à affaiblir voire détruire le système immunitaire à grandes lampées de poisons et de radiations délétères.

cdubuit@onconautes.com

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Cancer contagieux : pêche miraculeuse dans un lac d’Amérique du nord

Un article publié dans Nature affirme avoir identifié un cancer (mélanome) contagieux qui fait des dégâts dans la population de barbotte brune (brown bullhead catfish), un poisson-chat d’eau douce, dans le lac de Memphremagog (partagé entre l’état du Vermont et le Canada).

Titre : Brown bullhead catfish melanoma represents a novel transmissible cancer

Lien : https://www.nature.com/articles/s41586-026-10828-6

On a observé cette maladie (qui se manifeste par des taches noires) dans 23 à 37 % des poissons testés entre 2014 et 2017. Une incidence bien supérieure que celle généralement trouvée dans cette espèce.

Cela constitue le quatrième cancer de ce type (après les diables de Tasmanie qui se transmettent la maladie en se mordant, il y a aussi les chiens et leurs tumeurs vénériennes – le sarcome de Sticker- et des espèces de bivalves).

Répétons : on ne parle pas de cause infectieuse (bactérie, virus, parasite, cellule fongique) mais de cellules cancéreuses qui sont elles-mêmes l’agent infectieux…

Chez l’homme quelques cas extraordinaires ont été documentés (en 1996, le chirurgien opérant un homme atteint d’un sarcome qui se blesse à la main et qui développe cinq mois après le même cancer, voir page 41 de mon livre). On a aussi des cas de transmissions via transplantation d’organes ainsi que par accouchements (Japon).

Cette découverte en Amérique du nord est importante. Cela ébranle une fois de plus le dogme du cancer, sa nature, ses causes, ses manifestations.

Et on peut s’interroger : à qui le tour ?

Ces cancers contagieux sont-ils plus courants qu’on le pense dans la faune sauvage ?

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France, panorama cancer 2026 : à boire et à manger

L’Institut national du cancer publie son Panorama cancer 2026 avec les chiffres pour l’année 2023.

Lien : https://www.cancer.fr/catalogue-des-publications/panorama-des-cancers-en-france-edition-2026

Voici les donnée de base :

Femmes : hausse des cas sein, côlon, poumon et pancréas

Hommes : baisse des cas prostate, poumon, côlon, hausse pancréas

Le pancréas représente 7 668 cas (femmes) et 8 323 cas (hommes).

Si on prend le taux d’incidence standardisé tous cancers (pour gommer le vieillissement de la population), entre 2019 et 2023, on obtient +0,25 % par an pour les femmes et +0,06 % par an pour les hommes.

Attention, ces chiffres ne sont PAS REELS.

Il n’y a pas eu « 433 136 » nouveaux cas de cancer diagnostiqués en France en 2023.

Ce sont des modélisations.

Car la France, hélas, travaille sur une trentaine de « registres locaux » qui couvrent SEULEMENT entre 20 et 24 % de la population métropolitaine (en revanche, la couverture est exhaustive pour les cancers pédiatriques).

Depuis 2026, et c’est une bonne nouvelle, un registre national est en cours de création (suite au vote d’une loi). Mais sa mise en place nécessitera du temps.

La mortalité -elle- ne trompe pas si j’ose dire.

D’abord, parce qu’on ne décède généralement pas deux fois, et ensuite parce qu’il faut bien mourir un jour… Tous les décès sont comptabilisés à l’unité près et on dispose de la « cause initiale de décès » (codage).

L’Institut national du cancer utilise les données du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (Inserm).

https://opendata-cepidc.inserm.fr/

Nombre de décès, France (métropolitaine plus Drom), cause « tumeurs », par tranche d’âge, pour 2014, 2019 et 2024.

Quelques faits indiscutables :

-le cancer est une pathologie très majoritairement liée à l’AGE (à partir de 55 ans)

-le nombre de cas et de décès liés au cancer continuera d’augmenter CHAQUE ANNEE car la population française vieillit (génération nombreuse du baby boom, personnes nées entre 1946 et 1964)

-les dépenses de santé vont donc mécaniquement suivre…

A ce sujet, nous disposons d’une source de données uniforme : les dépenses des médicaments « antinéoplasiques » (anticancéreux).

De 2016 à 2024, rapport Drees, page 25 : https://www.drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-06/DD139_M%C3%A9dicaments.pdf

On passe de 6,16 milliards d’euros en 2016 à 14,68 milliards en 2024, soit une hausse de 8,52 milliards.

Au sein de la classe ATC L, les médicaments anticancer (sous classe L01) pèsent pour 6,3 milliards dans la hausse.

Si on parle de volumes (en nombre de boîtes), c’est +3 millions pour les anticancéreux, soit +58 %.

Le pembrolizumab (Keytruda) pèse à lui seul 1,9 milliard dans la croissance des dépenses…

Le rapport en profite pour glisser une belle peau de banane (page 26) :

Une étude américaine récente (Horn, 2026) souligne qu’en dépit de la diffusion rapide des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI), dont fait partie le pembrolizumab, il existe étonnamment peu de données en vie réelle (par opposition aux essais cliniques) sur leur impact en termes de résultats de santé et de dépenses.

Etonnamment, nous ne sommes guère… étonnés. 😉

La conclusion s’impose : depuis 10 ans, grosso modo, la croissance des dépenses de médicaments en France est le fait de l’oncologie.

En élargissant la focale, le total des dépenses liées au cancer (extrait du rapport Panorama 2026) :

Le cancer est donc déjà un business en or massif…

Que va t-il donc se passer durant la prochaine décennie sachant que le nombre de diagnostics va continuer à croître, inéxorablement ?

Personne n’ose aborder ce sujet.

Une chose est certaine : parler de « maîtrise des dépenses de santé » dans un tel contexte démographique et médical est une hérésie, pour ne pas dire bien pire.

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Benzimidazoles Farce et attrape Molécules repositionnées

Benzimidazole + ivermectine : l’effet Streisand-Jama

Le Jama (Journal of the American Medical Association), véritable institution, publie une étude au titre choc :

« Prescription d’ivermectine-benzimidazole suite à un soutien de célébrité ».

https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2848862

Motif de l’outrage ? Début janvier 2025, Joe Rogan accueille sur son podcast l’acteur et réalisateur Mel Gibson.

On estime que 60 millions de personnes ont regardé cette émission durant laquelle, horreur, malheur, Mel Gibson osa évoquer 3 amis atteints de cancer stade 4 qui se soignèrent avec… du fenbendazole et de l’ivermectine (extrait vidéo ici).

N’en jetez plus.

Comme disait l’autre : « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. » 😉

Un an et demi plus tard, une équipe d’intrépides scientifiques se penchent donc sur cette dangereuse « désinformation médicale », comme ils disent, sur ce crime de lèse-majesté oncologique.

Et ?

Voici leur terrifiante découverte : sur une cohorte de 68,3 millions de patients aux Etats-Unis, le taux de prescription du couple ivermectine + benzimidazole du 1er janvier 2025 au 31 juillet 2025 (7 mois donc) a DOUBLE par rapport à la même période 2024 !

L’étude, selon les pratiques et canons américains, creuse ensuite l’analyse par groupe ethnique.

La Bête Immonde révèle alors son visage : ce sont les hommes blancs de 18 à 64 ans, vivants dans le sud du pays qui ont vu ce fameux taux de prescription augmenter le plus !

La boucle est bouclée. Et surtout la messe est dite.

Joe Rogan + Mel Gibson + mâles blancs sudistes de moins de 64 ans = rednecks = ploucs = dangereuse désinformation médicale.

Regardez ce graphique :

Les courbes (taux de prescription par 1 000 patients) explosent nettement à partir de début janvier 2025 pour le groupe général et le sous-groupe des cancéreux.

Le problème est que comme souvent -hélas- cette étude est farfelue.

PREMIERE ERREUR

Les auteurs définissent les benzimidazoles comme : « albendazole, fenbendazole, mébendazole et thiabendazole ».

Faux. Dans cette liste, le fenbendazole est un médicament vétérinaire (pas d’autorisation de la FDA pour l’homme).

Aucun médécin américain ne peut donc -en pratique- prescrire ce produit (beaucoup trop de risques légaux et outre-Atlantique on ne plaisante pas avec de tels risques).

DEUXIEME ERREUR

Les valeurs absolues sont soigneusement dissimulées.

Cela paraît fou mais si on connaît la cohorte générale (68 373 949 patients)… l’étude ne daigne pas donner le nombre de patients dans le sous-ensemble des cancéreux !

Elle n’indique que les calculs relatifs (afin de grossir l’effet).

En prenant la cohorte générale (68 373 949) et en appliquant les taux par 1 000 (en suivant les points sur le graphique) voici des totaux estimés au doigt mouillé :

11 620 prescriptions (de janvier à juillet 2024)

22 220 prescriptions (de janvier à juillet 2025)

😉

Une fois de plus, l’idéologie l’emporte sur la science.

Il est plus payant en terme de frissons d’écrire que « le nombre de prescriptions a doublé »… plutôt que « on passe d’un total de 11 000 à 22 000 prescriptions sur 7 mois dans un pays de 349 millions d’individus ».

On appelle cette pratique le « statactivisme » (un concept français mais son application est d’abord américaine).

Sa signification ? L’utilisation militante des statistisques…

Et cette pratique se généralise. Souvenez-vous : vous en avez été victimes avec les fameux vaccins « efficaces à 95 % » (lire l’analyse de ce piège grossier).

Cette idéologie dans l’idéologie infeste également l’économie (et pour cause, ce domaine regorge de statistiques).

Dans le cas présent, il ne s’agit pas de surestimer l’effet d’un médicament mais de surestimer la peur, en relayant dans les médias des messages angoissants.

Et le Jama n’en est hélas pas à son coup d’essai (voir cette autre étude absurde au sujet des thérapies alternatives face au cancer).

TROISIEME ERREUR

Quasiment tous les onconautes taisent les traitements alternatifs qu’ils prennent. Et nombre d’entre-eux achètent leurs produits dans des circuits parallèles (y compris les fillières vétérinaires dans le cas du fenbendazole et même de l’ivermectine).

Ils mentent par omission.

C’est une question de survie aux Etats-Unis, littéralement.

Le risque d’être exclu par son oncologue -et donc des assurances médicales- est très important ce qui revient ensuite à payer de sa poche tous les autres soins, examens complémentaires, imageries, etc.

Oui, le podcast de Joe Rogan a eu un effet important en termes de communication, c’est indéniable… mais cet effet et son amplitude ne peuvent pas se voir sérieusement dans les données officielles et la méthodologie utilisées par l’étude.

Remercions malgré tout les affidés de Big Pharma car une fois de plus ils mettent en avant le repositionnement des benzimidazoles carbamates et de l’ivermectine contre le cancer.

En voulant les dénigrer, ils en font la promotion.

Merci !

On appelle cela l’effet Streisand.

Nous pouvons le rebaptiser : l’effet Streisand-Jama.

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Farce et attrape

Chimios : le sale petit secret des effets secondaires

Il y a d’un côté le monde merveilleux des essais cliniques organisés par les sociétés pharmaceutiques… Et de l’autre, le monde réel avec les malades qui subissent les traitements et leurs effets secondaires.

Et le monde réel est souvent assez sale : vomissement, diarrhée, douleurs, asthénie, anémie, constipation, immunosuppression, fièvre, troubles du sommeil, troubles cognitifs, toxicité cardiaque, insuffisance rénale… la liste est virtuellement sans fin.

Le monde merveilleux de Big Cancer utilise une échelle de toxicité de 1 à 5, de « léger » à la mort.

Mais cette échelle ne tient pas compte du ressenti des patients.

Exemple avec les vomissements (un grand classique des chimios puisque elles sont ultra toxiques par définition).

Grade 1 (léger) = 1 à 2 épisodes par 24 heures
Grade 2 (modéré) = 3 à 5 épisodes par 24 h
Grade 3 (sévère) = plus de 6 épisodes par 24 h

Le grade 1 peut être vécu de manière intolérable par les malades (par exemple vomir puissamment 2 fois par jour, chaque jour pendant x mois). Or, pour les sociétés pharmaceutiques, il s’agit d’un grade 1 (léger) donc pas de quoi en faire une montagne.

Cette échelle ignore -fort opportunément- la durée. Un effet secondaire considéré comme « léger » ou « modéré »… n’aura pas le même impact s’il dure 6 jours, 6 semaines ou 6 mois. C’est du bon sens.

Bref. Si les résultats des essais sont souvent manipulés, pardon enjolivés, la liste des effets secondaires et leur gravité bénéficient du même traitement… de faveur.

La plupart des essais cliniques repose sur une équation aussi simple qu’humaine : on surestime l’efficacité du produit et on sous-estime ses effets secondaires.

On peut approfondir le sujet grâce à une lettre ouverte d’un oncologue, le professeur Bishal Gyawali, publiée dans Nature Medicine, à l’occasion du congrès de l’Asco.

Gyawali avait déjà co-publié en 2018 une étude (122 tests cliniques de produits anticancéreux passés au crible) réclamant davantage de transparence dans la publication des effets secondaires.

Reporting harms more transparently in trials of cancer drugs
https://www.bmj.com/content/363/bmj.k4383.long

Il connaît donc bien ce dossier.

Vous trouverez l’original (image) sur le compte X de l’auteur car bien entendu pour lire sa lettre dans Nature, il faut payer… 39,95 euros ! Il n’y a pas de petits profits pour Big Pharma.

Voici quelques passages traduits.

Au début de ma carrière d’oncologue, j’ai constaté un décalage important entre les effets secondaires décrits dans les protocoles et les effets secondaires observés dans la réalité lors des traitements contre le cancer.

[…] Lorsque j’ai dit à une patiente que les effets secondaires de ce médicament étaient censés être acceptables, elle a rétorqué : « Acceptables pour qui ? Pour moi, c’est inacceptable. » Ce fut une révélation.

[…] Les chercheurs ne demandent pas aux patients participant aux essais cliniques s’ils jugent les effets secondaires acceptables ou gérables. Les auteurs de l’essai, de manière subjective, se prononcent eux-mêmes sur ce point au nom des patients.

[…] Le véritable problème sous-jacent est cette culture qui privilégie la signification statistique à la pertinence clinique des médicaments. Cela permet l’approbation et le financement de médicaments qui améliorent la survie de 10 jours ou ralentissent la croissance tumorale de 3 jours à l’imagerie. Dans ce contexte, les discussions transparentes sur la qualité de vie des patients ou la toxicité des médicaments sont toujours reléguées au second plan.

[…] Toute modification du traitement visant à gérer les effets secondaires est perçue comme un abandon de la lutte (contre la maladie), tandis qu’un taux de réponse de 20 % dans un essai mené auprès de 40 patients est salué comme une percée.

Bingo ! On a enfin trouvé un oncologue lucide.

Et surtout honnête.