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Benzimidazole + ivermectine : l’effet Streisand-Jama

Le Jama (Journal of the American Medical Association), véritable institution, publie une étude au titre choc :

« Prescription d’ivermectine-benzimidazole suite à un soutien de célébrité ».

https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2848862

Motif de l’outrage ? Début janvier 2025, Joe Rogan accueille sur son podcast l’acteur et réalisateur Mel Gibson.

On estime que 60 millions de personnes ont regardé cette émission durant laquelle, horreur, malheur, Mel Gibson osa évoquer 3 amis atteints de cancer stade 4 qui se soignèrent avec… du fenbendazole et de l’ivermectine (extrait vidéo ici).

N’en jetez plus.

Comme disait l’autre : « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. » 😉

Un an et demi plus tard, une équipe d’intrépides scientifiques se penchent donc sur cette dangereuse « désinformation médicale », comme ils disent, sur ce crime de lèse-majesté oncologique.

Et ?

Voici leur terrifiante découverte : sur une cohorte de 68,3 millions de patients aux Etats-Unis, le taux de prescription du couple ivermectine + benzimidazole du 1er janvier 2025 au 31 juillet 2025 (7 mois donc) a DOUBLE par rapport à la même période 2024 !

L’étude, selon les pratiques et canons américains, creuse ensuite l’analyse par groupe ethnique.

La Bête Immonde révèle alors son visage : ce sont les hommes blancs de 18 à 64 ans, vivants dans le sud du pays qui ont vu ce fameux taux de prescription augmenter le plus !

La boucle est bouclée. Et surtout la messe est dite.

Joe Rogan + Mel Gibson + mâles blancs sudistes de moins de 64 ans = rednecks = ploucs = dangereuse désinformation médicale.

Regardez ce graphique :

Les courbes (taux de prescription par 1 000 patients) explosent nettement à partir de début janvier 2025 pour le groupe général et le sous-groupe des cancéreux.

Le problème est que comme souvent -hélas- cette étude est farfelue.

PREMIERE ERREUR

Les auteurs définissent les benzimidazoles comme : « albendazole, fenbendazole, mébendazole et thiabendazole ».

Faux. Dans cette liste, le fenbendazole est un médicament vétérinaire (pas d’autorisation de la FDA pour l’homme).

Aucun médécin américain ne peut donc -en pratique- prescrire ce produit (beaucoup trop de risques légaux et outre-Atlantique on ne plaisante pas avec de tels risques).

DEUXIEME ERREUR

Les valeurs absolues sont soigneusement dissimulées.

Cela paraît fou mais si on connaît la cohorte générale (68 373 949 patients)… l’étude ne daigne pas donner le nombre de patients dans le sous-ensemble des cancéreux !

Elle n’indique que les calculs relatifs (afin de grossir l’effet).

En prenant la cohorte générale (68 373 949) et en appliquant les taux par 1 000 (en suivant les points sur le graphique) voici des totaux estimés au doigt mouillé :

11 620 prescriptions (de janvier à juillet 2024)

22 220 prescriptions (de janvier à juillet 2025)

😉

Une fois de plus, l’idéologie l’emporte sur la science.

Il est plus payant en terme de frissons d’écrire que « le nombre de prescriptions a doublé »… plutôt que « on passe d’un total de 11 000 à 22 000 prescriptions sur 7 mois dans un pays de 349 millions d’individus ».

On appelle cette pratique le « statactivisme » (un concept français mais son application est d’abord américaine).

Sa signification ? L’utilisation militante des statistisques…

Et cette pratique se généralise. Souvenez-vous : vous en avez été victimes avec les fameux vaccins « efficaces à 95 % » (lire l’analyse de ce piège grossier).

Cette idéologie dans l’idéologie infeste également l’économie (et pour cause, ce domaine regorge de statistiques).

Dans le cas présent, il ne s’agit pas de surestimer l’effet d’un médicament mais de surestimer la peur, en relayant dans les médias des messages angoissants.

Et le Jama n’en est hélas pas à son coup d’essai (voir cette autre étude absurde au sujet des thérapies alternatives face au cancer).

TROISIEME ERREUR

Quasiment tous les onconautes taisent les traitements alternatifs qu’ils prennent. Et nombre d’entre-eux achètent leurs produits dans des circuits parallèles (y compris les fillières vétérinaires dans le cas du fenbendazole et même de l’ivermectine).

Ils mentent par omission.

C’est une question de survie aux Etats-Unis, littéralement.

Le risque d’être exclu par son oncologue -et donc des assurances médicales- est très important ce qui revient ensuite à payer de sa poche tous les autres soins, examens complémentaires, imageries, etc.

Oui, le podcast de Joe Rogan a eu un effet important en termes de communication, c’est indéniable… mais cet effet et son amplitude ne peuvent pas se voir sérieusement dans les données officielles et la méthodologie utilisées par l’étude.

Remercions malgré tout les affidés de Big Pharma car une fois de plus ils mettent en avant le repositionnement des benzimidazoles carbamates et de l’ivermectine contre le cancer.

En voulant les dénigrer, ils en font la promotion.

Merci !

On appelle cela l’effet Streisand.

Nous pouvons le rebaptiser : l’effet Streisand-Jama.

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Chimios : le sale petit secret des effets secondaires

Il y a d’un côté le monde merveilleux des essais cliniques organisés par les sociétés pharmaceutiques… Et de l’autre, le monde réel avec les malades qui subissent les traitements et leurs effets secondaires.

Et le monde réel est souvent assez sale : vomissement, diarrhée, douleurs, asthénie, anémie, constipation, immunosuppression, fièvre, troubles du sommeil, troubles cognitifs, toxicité cardiaque, insuffisance rénale… la liste est virtuellement sans fin.

Le monde merveilleux de Big Cancer utilise une échelle de toxicité de 1 à 5, de « léger » à la mort.

Mais cette échelle ne tient pas compte du ressenti des patients.

Exemple avec les vomissements (un grand classique des chimios puisque elles sont ultra toxiques par définition).

Grade 1 (léger) = 1 à 2 épisodes par 24 heures
Grade 2 (modéré) = 3 à 5 épisodes par 24 h
Grade 3 (sévère) = plus de 6 épisodes par 24 h

Le grade 1 peut être vécu de manière intolérable par les malades (par exemple vomir puissamment 2 fois par jour, chaque jour pendant x mois). Or, pour les sociétés pharmaceutiques, il s’agit d’un grade 1 (léger) donc pas de quoi en faire une montagne.

Cette échelle ignore -fort opportunément- la durée. Un effet secondaire considéré comme « léger » ou « modéré »… n’aura pas le même impact s’il dure 6 jours, 6 semaines ou 6 mois. C’est du bon sens.

Bref. Si les résultats des essais sont souvent manipulés, pardon enjolivés, la liste des effets secondaires et leur gravité bénéficient du même traitement… de faveur.

La plupart des essais cliniques repose sur une équation aussi simple qu’humaine : on surestime l’efficacité du produit et on sous-estime ses effets secondaires.

On peut approfondir le sujet grâce à une lettre ouverte d’un oncologue, le professeur Bishal Gyawali, publiée dans Nature Medicine, à l’occasion du congrès de l’Asco.

Gyawali avait déjà co-publié en 2018 une étude (122 tests cliniques de produits anticancéreux passés au crible) réclamant davantage de transparence dans la publication des effets secondaires.

Reporting harms more transparently in trials of cancer drugs
https://www.bmj.com/content/363/bmj.k4383.long

Il connaît donc bien ce dossier.

Vous trouverez l’original (image) sur le compte X de l’auteur car bien entendu pour lire sa lettre dans Nature, il faut payer… 39,95 euros ! Il n’y a pas de petits profits pour Big Pharma.

Voici quelques passages traduits.

Au début de ma carrière d’oncologue, j’ai constaté un décalage important entre les effets secondaires décrits dans les protocoles et les effets secondaires observés dans la réalité lors des traitements contre le cancer.

[…] Lorsque j’ai dit à une patiente que les effets secondaires de ce médicament étaient censés être acceptables, elle a rétorqué : « Acceptables pour qui ? Pour moi, c’est inacceptable. » Ce fut une révélation.

[…] Les chercheurs ne demandent pas aux patients participant aux essais cliniques s’ils jugent les effets secondaires acceptables ou gérables. Les auteurs de l’essai, de manière subjective, se prononcent eux-mêmes sur ce point au nom des patients.

[…] Le véritable problème sous-jacent est cette culture qui privilégie la signification statistique à la pertinence clinique des médicaments. Cela permet l’approbation et le financement de médicaments qui améliorent la survie de 10 jours ou ralentissent la croissance tumorale de 3 jours à l’imagerie. Dans ce contexte, les discussions transparentes sur la qualité de vie des patients ou la toxicité des médicaments sont toujours reléguées au second plan.

[…] Toute modification du traitement visant à gérer les effets secondaires est perçue comme un abandon de la lutte (contre la maladie), tandis qu’un taux de réponse de 20 % dans un essai mené auprès de 40 patients est salué comme une percée.

Bingo ! On a enfin trouvé un oncologue lucide.

Et surtout honnête.

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Thérapies alternatives : l’art d’enfoncer les portes ouvertes

L’American Society of Clinical Oncology (Asco) règne sur l’oncologie. Créée en 1964, elle compte aujourd’hui 50 000 membres dans le monde).

Chaque année, elle organise un congrès. L’occasion de présenter de nouvelles études aux participants.

L’un de ces travaux illustre bien -avec un humour involontaire- le gouffre existant entre les gardiens du temple et les malades qui explorent et utilisent des thérapies alternatives.

Une équipe s’est penchée sur cette problématique afin de déterminer si les grands centre anticancer aux Etats-Unis assuraient la promotion de ces fameuses thérapies.

Tout le monde connaît la réponse, évidemment, mais aujourd’hui on peut affirmer qu’elle est scientifiquement démontrée…

Un progrès incontestable.

Titre : « Framing and availability of information regarding alternative cancer therapies by top U.S. cancer centers. »

Lien : https://ascopubs.org/doi/pdf/10.1200/JCO.2026.44.16_suppl.e13713

Méthodologie : analyse des sites web des 20 centres anticancer les plus prestigieux outre-Atlantique (vous en connaissez certains, Mayo Clinic, Sloan Kettering, Johns Hopkins, MD Anderson, etc.), en association avec les mots-clés « ivermectine », « fenbendazole », « bleu de méthylène », « thérapie anticancéreuse alternative », « médecine intégrative », « thérapie complémentaire ».

Vous êtes prêt(e)s pour les résultats ?

AUCUNE de ces 20 institutions ne publie des informations relatives à l’ivermectine, le fenbendazole, le bleu de méthylène.

Et attention, on parle ici de statistiques « descriptives » utilisant des « proportions binomiales » (en clair : oui / non) et avec un intervalle de confiance de 95 % (95 % CI).

C’est du lourd !

Et cela sonne mieux que « tiens, c’est bizarre on n’a rien trouvé ». 😉

Neuf sur 20 proposent aux patients du contenu lié aux « thérapies alternatives » (sans les détailler, bien entendu).

Et sur ces 9, 5 les présentent de manière négative. Et 4 de manière neutre.

Conclusion de nos Forrest Gump de l’oncologie ?

« Ces résultats mettent en évidence un déséquilibre entre la
prévalence des allégations relatives aux thérapies alternatives rencontrées en ligne par les patients et les messages institutionnels des principaux centres d’oncologie, ce qui peut avoir un impact sur les décisions de traitement des patients.
»

Et dire que ces gens sont payés…

L’ironie dans l’ironie si j’ose dire est que Johns Hopkins (célèbre université et centre anticancer donc) a publié 2 brevets consacrés aux propriétés anticancéreuses du mébendazole (l’équivalent du fenbendazole mais autorisé chez l’homme) (lire mon dossier à ce sujet).

Pire encore : 140 articles scientifiques traitant des propriétés antitumorales des benzimidazoles carbamates ont été publiés dans le monde depuis 2021 (liste ici).

Mais chacun prend bien soin de rester dans son coin (« effet silo »).

Dit autrement : la main droite ne veut surtout pas savoir ce que fait la main gauche.

Et inversement.

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Et si Montesquieu organisait des essais cliniques ?

1748. Montesquieu publie De l’esprit des lois. Il théorise les principes d’équilibre des pouvoirs et de leur séparation.

Une citation-clé : « le pouvoir arrête le pouvoir ».

En filigrane de cette pensée : la nature humaine, immuable. « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ». La solution ? Diviser le pouvoir de l’état en trois : législatif, exécutif et judiciaire.

Ce petit rappel historique nous permet près de 300 ans plus tard… de prendre conscience de l’obscénité de Big Pharma et de ses outils préférés, les « essais cliniques », présentés comme l’alpha et l’oméga de la raison et de la rigueur scientifique.

Résumons le fonctionnement de ce système :
-une société commerciale privée, ayant donc pour unique finalité le profit, souhaite commercialiser un nouveau médicament qu’elle a développé.

-elle va financer, organiser et piloter un essai clinique

-à l’issue, elle récolte et analyse SES résultats

-elle présente enfin « les » résultats (qui sont en réalité les siens) à une autorité de régulation, la FDA aux Etats-Unis

-laquelle est financée -pour une large partie- par les mêmes sociétés pharmaceutiques

-et dont les employés viennent souvent de Big Pharma ou le rejoindront à la fin de leur mandat (on appelle cela « revolving door », la porte tournante).

Depuis 1992, l’industrie pharmaceutique paye en effet à la FDA des « user fees ». Ils totalisent presque la moitié du budget de l’agence publique (3,32 milliards sur 6,87 milliards de dollars). Et même 70 % du budget pour l’évaluation des nouveaux médicaments.

Imaginez un prévenu qui paierait la moitié du salaire du juge chargé d’instruire son dossier…

La métaphore vous choque ? Sachez que TOUTES les grandes sociétés pharmaceutiques sont multi-délinquantes et multi-condamnées en justice.

Preuve :
https://violationtracker.goodjobsfirst.org/industry/pharmaceuticals

Il s’agit de facto d’un conflit d’intérêt, voire d’une forme de corruption légale.

Mais personne ne dit rien. Tout le monde fait semblant. C’est Mickey Mouse qui gambade avec Alice aux pays des merveilles.

Et les pseudos médecins continuent de louer ce système et ses fameux essais cliniques. Satisfaits. Béats.

Si Montesquieu pouvait rebâtir cette organisation, voilà ce que cela donnerait :
-l’entreprise privée finance l’essai clinique pour son médicament

-une structure indépendante conçoit, organise et suit le déroulement de l’essai

-à l’issue, une autre structure indépendante collecte et analyse les résultats

-le régulateur juge les résultats et donne ou non son autorisation

-avec évidemment interdiction absolue pour ses membres d’avoir exercé un mandat au sein d’une société pharmaceutique, idem pour le futur. La « porte tournante » serait ainsi définitivement fermée et remplacée par un mur. Très épais et très haut.

On me rétorquera qu’un tel processus serait lourd et lent.

Oui. Et alors ?

De nombreux essais cliniques aujourd’hui sont vaseux (voire parfois frauduleux) et débouchent sur des autorisations aberrantes données à des médicaments hors de prix avec un intérêt thérapeutique faible voire nul.

A part, bien sûr, un intérêt sonnant et trébuchant.

On gagnerait en qualité ce que l’on perdrait en quantité.

Cette petite fable n’a pas la prétention de changer le système. Ne soyons pas naïfs. Mais elle devrait vous convaincre de refuser l’inacceptable.

Ensuite, du principe de contre-pouvoir chez Montesquieu, on peut en dériver celui de compétition.

C’est ce que je développe au sujet de la Chine dans mon livre. Je parie en effet sur la compétition géopolitique dans laquelle la superpuissance asiatique pourrait neutraliser Big Pharma (qui reste d’essence occidentale).

Soif de revanche (pour effacer « le siècle d’humiliation » selon l’expression utilisée en Chine), recherche de prestige scientifique ou simple volonté de sauver sa peau face au crabe, les motivations importent peu : seul le résultat compte.

« Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts » (citation attribuée à De Gaulle).

Voilà un levier qui pourrait nous permettre de briser l’emprise de Big Cancer.

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Scoop : « La médecine alternative réduit l’espérance de vie des cancéreux »

La Science a parlé ! Une vaste étude publiée dans le JAMA Network Open (groupe JAMA), début mars, démontre que la « médecine alternative, a la place des thérapies conventionnelles, pourrait être associée à une réduction de la survie chez les femmes atteintes d’un cancer du sein ».

Lien : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2845669

Immédiatement la presse magazine s’en donne à coeur joie et remue la queue : « Cancer du sein : les médecines alternatives multiplient par 4 votre risque de décès, selon une étude géante ».

Sueurs froides…

Vous vous doutez bien qu’il y a un os. Et un gros. ,-)

C’est de la pataphysique. Cette étude est loufoque et la relayer, sans la lire, est une insulte à l’intelligence.

Démonstration.

L’étude porte sur 2 169 202 femmes au total, diagnostiquées de 2011 à 2021. La cohorte est donc massive.

Sur ce total, combien de femmes ont utilisé exclusivement les thérapies conventionnelles (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie, hormonothérapie) ?

2 106 665, soit 97,6 %.

Et combien de malades ont utilisé exclusivement des « médecines alternatives » ? Essayez de deviner… 😉

273.

Aucune faute de frappe : deux cent soixante-treize. Soit une poussière de pourcentage.

On répète pour bien marquer les esprits :
A ma gauche, culotte dorée, 2 106 665 femmes. Les gens raisonnables, intelligents, éduqués.

A ma droite, maillot noir avec de nombreuses taches de gras, 273 illuminées voire débiles mentales.

Qui peut prétendre que ce délire statistique a la moindre valeur scientifique ?

Les auteurs -eux-mêmes- reconnaissent honteusement l’arnaque : « lack of power for significant head-to-head comparisons due to the small sample sizes ».

Mais ce n’est pas fini ! Il y a pire.

C’est quoi au juste les « médecines alternatives » ? Comment les auteurs de ce torchon les définissent-ils ? Après tout, la question est fondamentale.

Ces 273 pauvres femmes égarées ont utilisé quoi concrètement, ont fait quoi concrètement contre leur cancer ?

Des bains de boue ? Des lentilles bio au petit-déjeûner ? Du yoga ? L’apprentissage du sexe tantrique afin d’ouvrir les shakras médicinaux ? Du chocolat noir 80 % à chaque repas ? Quelques prises de MDMA ? Sniffer du tabac brun ? Des infusions de fientes de pigeon et de pétales de rose ? La méditation indonésienne ? La musculation pakistanaise ? Voire la toupie espagnole (exercice qui renforce le système immunitaire, ah ? vous ne saviez pas ?)

Ou alors des molécules repositionnées sérieuses, comme le fenbendazole/mébendazole ? De l’ivermectine ? Un traitement de fond métabolique ?

Voici la définition donnée par les auteurs : « therapy administered by nonmedical personnel ». Traduction : tout qui est fait/administré par des personnels non médicaux…

Ici, le gag devient une supernova dans le ciel du grotesque.

Moralité : il faut toujours lire et mettre en perspective les fameuses « études » que les crétins, les stipendiés de Big Cancer ainsi que les journalistes vous opposent avec componction, prenant l’air sérieux des sachants et des savants (alors que vous, vous n’êtes qu’un gueux, intellectuellement proche d’un mollusque, voire d’une plante verte).

Qu’une publication aussi prestigieuse que le JAMA Network Open (membre du réseau Journal of the American Medical Association) soit complice en dit long sur l’affaiblissement cognitif de l’industrie des publications scientifiques.

Et surtout : sur sa corruption.