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Cancer du col de l’utérus et vaccin : hallucination collective

La solution contre le cancer du col de l’utérus ? La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV). C’est écrit partout. Absence de tout sens critique. Nous sommes en mode Covid. Et les zélotes veulent même vacciner les garçons.

Prenons le cas de l’Australie. Hémisphère sud, la tête à l’envers. Ses kangourous, ses requins, son désert intérieur.

Pourquoi l’Australie ? Parce que ce pays est le pionnier mondial de la vaccination anti-HPV avec une campagne nationale (et gratuite) lancée dès 2007.

Données et graphiques officiels :

https://www.canceraustralia.gov.au/cancer-types/cervical-cancer/cervical-cancer-australia-statistics

Commençons par l’incidence. Le nombre de cas, taux par 100 000 femmes (âge standardisé, seule méthode valable pour comparer sur le temps une population qui vieillit mécaniquement).

Que voit-on ? L’incidence avait chuté bien avant le début de la vaccination, pour atteindre un plancher entre 7 et 8 pour 100 000.

Vingt ans après, ils barbotent toujours dans la même bande.

Certains me rétorqueront : “bon d’accord, mais ça protège de la mooooooooooort ! Des dizaines de millions de femmes échappent ainsi à la mooooooooort grâce au vaccin !” (ces gens remplacent l’intelligence qui leur manque par des hyperboles absurdes).

Le gouvernement australien nous fournit les taux de mortalité (pour 100 000), âge standardisé.

Que voit-on ?

Rien, justement. Enfin, disons pas grand chose. 😉

Deux décès pour 100 000 en 2007 contre 1,9 en 2023.

Vous la sentez bien l’efficacité efficace ?

On note que la mortalité baissait de manière continue bien avant 2007.

Ca pique, c’est le cas de le dire.

Enfin, pour achever de mettre la situation en perspectives, posons les chiffres bruts.

Ce cancer a tué combien d’Australiennes en 2023 ?

265.

Et en 2025 ? 254 (estimation).

L’Australie comptait combien de femmes (de 18 ans et plus) en 2023 ?

10,5 millions (population féminine totale = 13,4 millions).

Si vous voulez le nombre brut de décès par année depuis 1982, c’est ici (tableau A20.5) : https://www.aihw.gov.au/reports/cancer-screening/ncsp-monitoring-report-2025/contents/additional-data-tables/a20-mortality-from-cervical-cancer

Les données sont bien entendu confidentielles (on ne plaisante pas avec les contrats commerciaux surtout pour les vaccins), toutefois l’achat des produits coûte des dizaines de millions de dollars australiens, chaque année (payés par les contribuables).

Tout ça pour ça.

En admettant que le vaccin ne présente pas d’effets secondaires actuels et futurs (lire plus bas)… il a au mieux une action infinitésimale sur un problème lui-même infinitésimal.

Voire aucun effet du tout (sur l’incidence et la mortalité).

Concernant la prévalence de ces fameux papillomavirus, des études montrent une baisse marquée pour les génotypes couverts par le vaccin (étude 2012 par exemple), avant et après les campagnes d’injections.

Mais il existe de nombreux types HPV non couverts par le vaccin.

Une bizarrerie : la même baisse (des infections) était constatée chez les femmes non vaccinées ! 😉

Les observateurs -inspirés- conclurent que cela pouvait AUSSI démontrer l’efficacité du vaccin via la baisse de… la transmission (en clair comme tout le monde fornique avec tout le monde, des femmes non-vaccinées se trouvaient ainsi protégées à l’insu de leur plein gré grâce à des partenaires masculins ayant eu seulement des rapports avec des femmes vaccinées. Vous suivez ?)

Au-delà, rappelons que chez 80 % à 90 % des personnes, les infections HPV (y compris les type 16 et 18, ceux considérés comme les plus oncogènes) se résorbent naturellement (sans lésions) en 1 à 2 ans.

Comme d’habitude avec le cancer, nous sommes loin des inférences binaires qu’affectionnent certains scientifiques (car elles font moins mal à la tête et rapportent beaucoup plus d’argent) :

-si infection HPV type 16 alors cancer

-si vaccin HPV type 16 alors pas infection HPV type 16 et donc pas cancer

Les HPV ne semblent pas être les seuls facteurs dans l’apparition de lésions cancéreuses et l’évolution de la maladie.

Chaque décès constitue par définition une tragédie individuelle mais sur le sujet du cancer du col de l’utérus et de la vaccination HPV “pour tous” censée l’éradiquer, le constat paraît sans appel : nous nageons dans la patascience et l’hystérie.

Prêcher, comme une religion, la vaccination de TOUTES les filles et de TOUS les garçons (à partir de 11 ans !)… c’est d’abord un vol à main armée et ensuite de la folie.

En juin 2026 Merck a accepté de payer 50 millions de dollars dans un accord à l’amiable visant le Gardasil… Vous ne saviez pas ? La presse française -toujours très timide- a peu relayé cette information.

https://www.aboutlawsuits.com/gardasil-settlement-50m-payout-hpv-vaccine-manufacturer/

Les 200 plaintes concernaient “des syndromes de tachycardie orthostatique posturale (POTS) et des troubles ovariens que les plaignantes attribuaient au vaccin.”

Il faut bien entendu préciser que cela ne constitue pas une reconnaissance judicaire de la responsabilité du vaccin dans les troubles invoqués.

cdubuit@onconautes.com

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“Si ça ressemble à un canard…”

… vous connaissez l’adage.

“To mimic” (ou mimick). Verbe anglais. Imiter, mimer, singer, simuler.

Des infections fongiques (bactériennes et parasitaires aussi) possèdent une étonnante capacité… Elles peuvent imiter des cancers au point que les oncologues en perdent leur latin médical et les confondent.

Etonnant, non ?

J’avais évoqué cela brièvement dans mon livre… C’est l’occasion d’y revenir car on note une succession de cas publiés depuis le début de l’année.

Cela ne prouve rien bien entendu.

Au pire, on peut en sourire et au mieux cela ouvre des perspectives intéressantes.

cdubuit@onconautes.com

Rapports de cas

Octobre 2026
Toute masse œsophagienne distale n’est pas forcément un cancer : l’œsophagite nécrosante aiguë prenant l’aspect d’une pseudotumeur
https://www.ovid.com/jnls/ajg/abstract/10.14309/01.ajg.0001227584.36078.c1~s4583not-every-distal-esophageal-mass-is-cancer-acute

Octobre 2026
Une masse colique qui n’était pas un cancer : la maladie de Crohn sténosante simulant une affection maligne du côlon
https://www.ovid.com/jnls/ajg/abstract/10.14309/01.ajg.0001230764.68016.16~s5378a-colonic-mass-that-was-not-cancer-stricturing-crohns

Octobre 2026
Quand des parasites imitent un cancer : colite à Entamoeba histolytica simulant une affection maligne du cæcum
https://journals.lww.com/ajg/abstract/10.14309/01.ajg.0001226300.96342.2e~s4262when-parasites-play-cancer-entamoeba-histolytica

Octobre 2026
Cryptococcose pulmonaire mimant une progression métastatique malgré la stabilité de la maladie systémique dans un cancer du côlon avancé
https://doi.org/10.1097/md.0000000000050959

Septembre 2026
D’une métastase présumée à une infection : la coccidioïdomycose mimant un adénocarcinome gastro-œsophagien métastatique
https://revistagastroperu.com/index.php/rgp/article/view/2229

Septembre 2026
Infection cutanée multifocale à Mycobacterium chelonae chez un patient atteint d’un cancer du poumon et présentant des lésions cutanées mimant des métastases : un défi diagnostique et thérapeutique
https://link.springer.com/article/10.1186/s12890-026-04711-3

Septembre 2026
Toutes les masses pancréatiques ne sont pas cancéreuses : une tuberculose pancréatique simulant une tumeur maligne
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13574469/

Septembre 2026
Infection pulmonaire à Schaalia odontolytica sans granulés de soufre, mimant un cancer du poumon et réfractaire sur le plan radiologique à un traitement par bêta-lactamines
https://link.springer.com/article/10.1186/s12879-026-14494-x

Août 2026
Attention à la chauve-souris : une infection rare simulant un cancer du poumon
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42575148/

Août 2026
Histoplasmose pulmonaire mimant un adénocarcinome pulmonaire récidivant
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213007126001218

Juillet 2026
Laryngite fongique invasive : une affection rare simulant un cancer du larynx
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S193004332600823X

Juillet 2026
Infection pulmonaire à Nocardia paucivorans simulant un cancer du poumon chez un patient immunocompétent
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13329108/

Juillet 2026
Basidiobolomycose iléo-cæcale simulant une néoplasie : données histopathologiques et justification d’un traitement non chirurgical
https://www.wjgnet.com/2307-8960/full/v14/i19/121056.htm

Juillet 2026
Actinomycose abdominale simulant un cancer intestinal
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41854358/

Mars 2026
Coinfection par paracoccidioïdomycose et cryptococcose simulant des métastases pulmonaires chez un patient en oncologie
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1413867026005544

Mars 2026
Tuberculose prostatique simulant un cancer de la prostate cliniquement significatif chez un patient présentant un faible volume d’éjaculat
https://assets.cureus.com/uploads/case_report/pdf/495075/20260803-224859-u2sgfy.pdf

Février 2026
Un cas rare simulant un cancer, diagnostiqué par échographie endobronchique
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12910351/

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Quand la chirurgie provoque une guérison spontanée

Un fermier australien âgé d’une soixantaine d’années développe un mélanome sur la poitrine. Opération chirurgicale (résection).

Huit mois plus tard, il souffre d’une sténose aortique (rétrécissement de la valve aortique du coeur). Imagerie. On découvre que le mélanome est revenu, a métastasé sur plusieurs ganglions lymphatiques, le foie et le fémur gauche.

Mauvais pronostic…

Deux thérapies ciblées (inhibition BRAF/MEK). Arrêt au bout de quelques semaines (effets secondaires trop sévères). Et de toutes les façons, les tumeurs ne répondaient pas aux traitements.

Au même moment, la sténose aortique s’aggrave. Le patient subit alors un “remplacement chirurgical de la valve aortique avec pontage aorto-coronarien“. Une opération lourde. Malchance : une infection bactérienne se déclare.

Deux mois plus tard, nouveau scanner pour suivre l’évolution du cancer. Choc. Les tumeurs ont complètement disparu !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Deux ans après sa “guérison spontanée”, l’homme fait une réaction allergique après une piqûre d’abeille alors qu’avant ses problèmes de santé, il avait été piqué plusieurs fois sans réaction.

L’évidence s’impose : le système immunitaire constitue la clé.

Alors que les cellules cancéreuses déploient des trésors d’ingéniosité pour se camoufler et tromper le système immunitaire (voire le manipuler), dans ce cas précis, les défenses naturelles semblent avoir été littéralement secouées, stimulées pour finir par détruire le cancer. Au point de finir par tourner en “surrégime” (allergie).

Le magazine New Scientist qui relate l’affaire précise : “Plus de 70 études de cas ont déjà établi un lien entre la chirurgie et la régression du mélanome.”

Lien vers l’étude de cas : https://doi.org/10.1136/bcr-2026-272670

Début 2026 , un autre cas -rare- de rémission spontanée après une simple biopsie (!) était décrit.

Ce qui est fascinant est que les chirurgies lourdes entraînent souvent l’affaiblissement ou un déséquilibre des défenses immunitaires (réponse anti-inflammatoire qui peut devenir temporairement immunosuppressive, sans parler des facteurs de croissance).

En plus du traumatisme, les facteurs périopératoires peuvent renforcer l’immunosuppression : stress, douleur, anesthésie, transfusion.

Bref, la guérison se constate mais ne s’explique pas.

On peut toutefois évoquer deux autres pistes :

-l’effet abscopal (lire ici). L’opération a peut-être “percé” des tumeurs… redonnant ainsi au système immunitaire ses capacités de détection et donc de destruction.

-n’oublions pas l’infection bactérienne qui aurait pu agir comme une sorte de détonateur (renforçant le système immunitaire et/ou attaquant directement les cellules cancéreuses). Chacun reconnaîtra ici l’angle -fascinant- des Toxines de Coley.

Tout ceci démontre que le corps humain possède des outils ad hoc pour supprimer les cellules cancéreuses. Mais chez les malades, leur fonctionnement se trouve bridé voire neutralisé.

Souvenons-nous de la formule du biologiste français Frédéric Thomas (CNRS) : “Nous sommes tous au minimum des cancéreux asymptomatiques“.

Les malades souffrant du cancer seraient ainsi des exceptions malheureuses dans le cadre d’un processus immunitaire en réalité assez banal et permanent (mais s’affaiblissant malgré tout avec l’âge).

Comme le verre à moitié plein ou à moitié vide, notre perception du cancer serait mauvaise.

Il ne s’agirait pas de quelque chose “en plus”… mais plutôt de quelque chose “en moins” (nos défenses naturelles, à un moment donné, cessant de faire le ménage et laissant la voie libre à la multiplication des cellules malades).

Voilà les mécanismes que nous devrions élucider au lieu de nous obstiner à affaiblir voire détruire le système immunitaire à grandes lampées de poisons et de radiations délétères.

cdubuit@onconautes.com

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Cancer contagieux : pêche miraculeuse dans un lac d’Amérique du nord

Un article publié dans Nature affirme avoir identifié un cancer (mélanome) contagieux qui fait des dégâts dans la population de barbotte brune (brown bullhead catfish), un poisson-chat d’eau douce, dans le lac de Memphremagog (partagé entre l’état du Vermont et le Canada).

Titre : Brown bullhead catfish melanoma represents a novel transmissible cancer

Lien : https://www.nature.com/articles/s41586-026-10828-6

On a observé cette maladie (qui se manifeste par des taches noires) dans 23 à 37 % des poissons testés entre 2014 et 2017. Une incidence bien supérieure que celle généralement trouvée dans cette espèce.

Cela constitue le quatrième cancer de ce type (après les diables de Tasmanie qui se transmettent la maladie en se mordant, il y a aussi les chiens et leurs tumeurs vénériennes – le sarcome de Sticker- et des espèces de bivalves).

Répétons : on ne parle pas de cause infectieuse (bactérie, virus, parasite, cellule fongique) mais de cellules cancéreuses qui sont elles-mêmes l’agent infectieux…

Chez l’homme quelques cas extraordinaires ont été documentés (en 1996, le chirurgien opérant un homme atteint d’un sarcome qui se blesse à la main et qui développe cinq mois après le même cancer, voir page 41 de mon livre). On a aussi des cas de transmissions via transplantation d’organes ainsi que par accouchements (Japon).

Cette découverte en Amérique du nord est importante. Cela ébranle une fois de plus le dogme du cancer, sa nature, ses causes, ses manifestations.

Et on peut s’interroger : à qui le tour ?

Ces cancers contagieux sont-ils plus courants qu’on le pense dans la faune sauvage ?

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France, panorama cancer 2026 : à boire et à manger

L’Institut national du cancer publie son Panorama cancer 2026 avec les chiffres pour l’année 2023.

Lien : https://www.cancer.fr/catalogue-des-publications/panorama-des-cancers-en-france-edition-2026

Voici les donnée de base :

Femmes : hausse des cas sein, côlon, poumon et pancréas

Hommes : baisse des cas prostate, poumon, côlon, hausse pancréas

Le pancréas représente 7 668 cas (femmes) et 8 323 cas (hommes).

Si on prend le taux d’incidence standardisé tous cancers (pour gommer le vieillissement de la population), entre 2019 et 2023, on obtient +0,25 % par an pour les femmes et +0,06 % par an pour les hommes.

Attention, ces chiffres ne sont PAS REELS.

Il n’y a pas eu “433 136” nouveaux cas de cancer diagnostiqués en France en 2023.

Ce sont des modélisations.

Car la France, hélas, travaille sur une trentaine de “registres locaux” qui couvrent SEULEMENT entre 20 et 24 % de la population métropolitaine (en revanche, la couverture est exhaustive pour les cancers pédiatriques).

Depuis 2026, et c’est une bonne nouvelle, un registre national est en cours de création (suite au vote d’une loi). Mais sa mise en place nécessitera du temps.

La mortalité -elle- ne trompe pas si j’ose dire.

D’abord, parce qu’on ne décède généralement pas deux fois, et ensuite parce qu’il faut bien mourir un jour… Tous les décès sont comptabilisés à l’unité près et on dispose de la “cause initiale de décès” (codage).

L’Institut national du cancer utilise les données du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (Inserm).

https://opendata-cepidc.inserm.fr/

Nombre de décès, France (métropolitaine plus Drom), cause “tumeurs”, par tranche d’âge, pour 2014, 2019 et 2024.

Quelques faits indiscutables :

-le cancer est une pathologie très majoritairement liée à l’AGE (à partir de 55 ans)

-le nombre de cas et de décès liés au cancer continuera d’augmenter CHAQUE ANNEE car la population française vieillit (génération nombreuse du baby boom, personnes nées entre 1946 et 1964)

-les dépenses de santé vont donc mécaniquement suivre…

A ce sujet, nous disposons d’une source de données uniforme : les dépenses des médicaments “antinéoplasiques” (anticancéreux).

De 2016 à 2024, rapport Drees, page 25 : https://www.drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-06/DD139_M%C3%A9dicaments.pdf

On passe de 6,16 milliards d’euros en 2016 à 14,68 milliards en 2024, soit une hausse de 8,52 milliards.

Au sein de la classe ATC L, les médicaments anticancer (sous classe L01) pèsent pour 6,3 milliards dans la hausse.

Si on parle de volumes (en nombre de boîtes), c’est +3 millions pour les anticancéreux, soit +58 %.

Le pembrolizumab (Keytruda) pèse à lui seul 1,9 milliard dans la croissance des dépenses…

Le rapport en profite pour glisser une belle peau de banane (page 26) :

Une étude américaine récente (Horn, 2026) souligne qu’en dépit de la diffusion rapide des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI), dont fait partie le pembrolizumab, il existe étonnamment peu de données en vie réelle (par opposition aux essais cliniques) sur leur impact en termes de résultats de santé et de dépenses.

Etonnamment, nous ne sommes guère… étonnés. 😉

La conclusion s’impose : depuis 10 ans, grosso modo, la croissance des dépenses de médicaments en France est le fait de l’oncologie.

En élargissant la focale, le total des dépenses liées au cancer (extrait du rapport Panorama 2026) :

Le cancer est donc déjà un business en or massif…

Que va t-il donc se passer durant la prochaine décennie sachant que le nombre de diagnostics va continuer à croître, inéxorablement ?

Personne n’ose aborder ce sujet.

Une chose est certaine : parler de “maîtrise des dépenses de santé” dans un tel contexte démographique et médical est une hérésie, pour ne pas dire bien pire.