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Premier semestre 2025 : explosion livresque aux Etats-Unis

Pour votre édification personnelle, voici la liste des 40 livres ayant pour sujet le cancer + fenbendazole ou ivermectine (j’ai mis de côté les simples e-books) publiés durant le premier semestre 2025 aux Etats-Unis (avec une franche accélération à partir de mai, voir les dates).

Vous n’y croyez pas ? Faites donc un tour sur Amazon.com.

La conclusion s’impose : il se passe quelque chose


-Ivermectin Mebendazole and Fenbendazole Protocols: A Practical Guide to Joe Tippens Discovery and the Safe Use of Off-Label Medicines for Cancer Treatment (29/06/2025)

-THE FENBENDAZOLE & IVERMECTIN PARADIGM: Hope, Hype, Controversy & Review Of Their Dual Potential As Groundbreaking Anti-Cancer Agents (29/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin Adjuvant Therapies: Understanding the Science Behind The Repurposed Drugs in the Fight Against Cancer (27/06/2025)

-Complete Handbook of Fenbendazole & Ivermectin: A Comprehensive Guide to Medical, Veterinary, and Alternative Uses, Dosage, and Safety (27/06/2025)

-THE FENBENDAZOLE & IVERMECTIN FOR CANCER: Repurposing Antiparasitic Drugs for Cancer: A Scientific Exploration of Fenbendazole and Ivermectin, Their … Insights, and Emerging Therapeutic Potential (25/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin in Cancer Care: Emerging Therapies, Protocols, and Cutting-Edge Research Explained (24/06/2025)

-Finding Fenbendazole & Ivermectin for Beginners: What Your Doctor Won’t Tell You About the Cancer Fighting Potential of These Powerful Therapies for Treatment and Recovery (22/06/2025)

-FENBENDAZOLE & IVERMECTIN – Repurposed Drugs, Real Results for Cancer: How These Powerful Drugs Are Challenging Cancer, Boosting Immunity, and Offering New Hope (20/06/2025)

-The Fenbendazole Miracle: How a Humble Dewormer Is Offering Hope as a Promising Alternative Cancer Treatment (20/06/2025)

-My Fenbendazole Diary – My Journey from Diagnosis to Remission: Alternative Cancer Therapies True Story (20/06/2025)

-IVERMECTIN & FENBENDAZOLE: The Underground Cancer Protocol (18/06/2025)

-Mebendazole & Fenbendazole: How Repurposed Drugs Are Offering a Promising Alternative Cancer Treatment (17/06/2025)

-Alternative Cancer Therapies Explained: A Guide To Promising Complementary Approaches (17/06/2025)

-FENBENDAZOLE & IVERMECTIN FOR CANCER: EXPLORING THE SCIENTIFIC EVIDENCE BEHIND TWO CONTROVERSIAL TREATMENTS (11/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin for Cancer: Exploring the Science, Hope, and Controversy Behind Two Unlikely Antiparasitics in Oncology (07/06/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin Protocols: Everything You Need to Know and the Latest Research on These Emerging Cancer-Adjunct Therapies (31/05/2025)

-Fenbendazole: The Hidden Cure: Exploring the Potential of an Antiparasitic Drug in Cancer Treatment (03/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin in Focus: A Comprehensive Guide to Antiparasitic Action, Drug Interactions, and Resistance in Veterinary and Human Medicine (02/06/2025)

-THE HUMAN USE OF IVERMECTIN: HOPE OR HYPE? SCIENCE, SAFETY, AND A CLOSER LOOK AT THE CURE CLAIM (27/05/2025)

-The Most Valuable Ideas from Finding Fenbendazole Workbook Edition: Practical Tools for Roger’s Teachings (22/05/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin: Natural Nourishment for Vitality and Immune Harmony: A Practical Guide to Using Antiparasitic Therapies for Immune Support and Wellness (20/05/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin for Cancer: Discover the Research, What Science and Survivors Say About the Medicines with Potential to Beat Cancers (18/05/2025)

-Can Fenbendazole and Ivermectin Fight Cancer?: The Anti-Parasitic Cure (18/05/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin Against Cancer: Investigating the Science, Hope, and Hype Behind the Headlines (08/05/2025)

-Terminating Diseases by Targeting Root Causes: Synergising Ivermectin, Fenbendazole, Methylene Blue to Kill Parasites & Restore Mitochondrial Health Using Anti-inflammatory Nutrition & Alkalization (01/05/2025)

-Finding Fenbendazole: My Unexpected Path Through Cancer (27/04/2025)

-Fenbendazole: A New Frontier in Antiparasitic and Cancer Therapy (27/04/2025)

-SUPER EASY FENBENDAZOLE CANCER DIET COOKBOOK FOR BEGINNERS: 100+ Wholesome Recipes to Complement Fenbendazole Therapy and Boost Cancer-Fighting Nutrition (14/04/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin: The Cancer Treatment Revolution: Exploring the Science, the Stories, and the Hope Behind These Controversial Therapies (08/04/2025)

-FENBENDAZOLE: A Veterinary Dewormer Turned Cancer Treatment? (30/03/2025)

-THE SCIENCE BEHIND FENBENDAZOLE: myth or medical breakthrough? (30/03/2025)

-Can Ivermectin & Fenbendazole Fight Cancer?: The Science and Truth Behind the Research (21/03/2025)

-The Fenbendazole & Ivermectin Cookbook: Powerful Recipes to Support Your Health and Wellness Naturally (14/03/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin for Cancer: Truth, Hype, or Breakthrough?: Separating Fact from Fiction in the Search for Alternative Treatments (02/03/2025)

-The Ivermectin Miracle – From Parasites to Potential Cure-All (25/02/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin: What Science Says About Their Potential Against Cancer (22/02/2025)

-Fenbendazole: A Promising Alternative in the Fight Against Cancer: Alternative Cancer Therapies (19/02/2025)

-Ivermectin & Fenbendazole in Cancer Treatment: A New Hope?: Exploring the Latest Research, Evidence, and Controversies (16/02/2025)

-IVERMECTIN NOW!: Destroying the Media Lies, Impowering Those Who Seek the Truth (12/02/2025)

-Ivermectin and Fenbendazole– a new approach to cancer treatment?: What we know so far (03/02/2025)

-The Power of Fenbendazole: What You Need to Know About Its Cancer-Fighting Potential (28/01/2025)

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Livre : un onconaute dans la foule

Finding Fenbendazole: My Unexpected Path Through Cancer (2025, Roger Rasmussen)

Je faisais remarquer à mon éditeur, Marco Pietteur, que pas moins de 40 bouquins traitant du cancer et du fenbendazole avaient été publiés durant le premier semestre 2025 aux Etats-Unis (liste ici).

Je farfouillais sur Amazon.com, quand de fil en aiguille, je suis parvenu à ce comptage surprenant.

Au passage, j’ai donc commandé le livre de Roger Rasmussen. Un peu au hasard.

Son histoire est à la fois banale et hors du commun. Cet Américain vivant dans l’Utah, patron d’une petite société est père de 3 enfants et déjà grand-père (5 petits-enfants).

En 2012, on lui diagnostique une « hypertrophie bénigne de la prostate » (HBP). Courant chez les hommes de plus de 50 ans. Son propre père en a souffert. La routine en somme…

Il décrit très bien la lâcheté assez répandue chez les hommes consistant à toujours reporter une visite chez le médecin, voire même à nier ou dissimuler tel ou tel symptôme.

Rasmussen est passé par là.

C’est seulement en 2019… qu’un checkup montre une hausse de ses PSA, ce qui déclenche une IRM et une biopsie. Durant un week-end à Las Vegas, avec son épouse (mariés 7 mois auparavant), son médecin laisse un message sur son répondeur : « il faut parler des résultats« …

Quelques jours après, c’est chose faite : cancer confirmé. Trois lésions sur la prostate.

Le médecin lui annonce alors le menu classique soit la Sainte Trinité : chirurgie d’abord dans quelques mois (ablation de toute la prostate qu’il refusera) puis chimio et enfin rayons.

Le 20 janvier 2020, il commence le protocole (Joe Tippens). Fenbendazole, vitamine E, curcumine, CBD. Il documente son expérience (avec des graphiques).

PSA diagnostic, janvier 2020 = 11,25. Février 2020 = 10,72. Juillet 2020 = 8,40. Juin 2022 =6,74.

2022 : l’IRM montre qu’une lésion a disparu. Et les 2 autres ont diminué de 40 %.

En novembre 2022, il arrête le protocole.

En février 2025, PSA = 6,02.

En 2024, Troy, son frère cadet, reçoit le même diagnostic. Cancer de la prostate. Trois lésions aussi. Il adopte à son tour le protocole de Joe Tippens (mais 7 jours sur 7). Cinq mois plus tard, en octobre 2024, l’IRM montre que ses lésions ont disparu !

Rasmussen a discuté directement avec 5 autres cancéreux dont la vie a été transformée par le fenbendazole (il les présente). Il a raison de souligner que ces conversations sont importantes et complètent de simples témoignages anonymes lus sur un forum Internet. Il rappelle que chez certaines personnes ce traitement non conventionnels ne semblent pas fonctionner.

Rasmussen écrit bien. Des métaphores filées à l’américaine (Las Vegas, les mains des joueurs, le casino, etc.) et une pointe d’humour.

« Me voici, un gars qui doutait que la vitamine C puisse aider contre le rhume, contemplant un médicament conçu pour des bergers allemands. Le cancer a de quoi redessiner vos propres limites. »

Il décrit la peur qui paralyse après le diagnostic, les hauts et les bas, les insomnies, les doutes, les journées passées sur Google pour comprendre de quoi il s’agit, les statistiques (incidence, mortalité), les traitements conventionnels, la liste de leurs terribles effets secondaires, etc.

Puis une cancéreuse inconnue croisée dans la salle d’attente d’une clinique qui lui parle de Joe Tippens et de son fameux protocole… Les groupes Facebook. Les recherches. Le scepticisme (quoi ? Un vermifuge pour les chiens ? !). Le refus de la chirurgie et la fameuse balance bénéfices/risques qui finit par s’imposer car elle est rationnelle : ça coûte quoi d’essayer ?

Bref, la quintessence de l’onconaute !

L’auteur pose la question, la même qui nous taraude : à partir de combien d’expériences personnelles telle que la sienne, celle de son frère… à partir de combien d’études observationnelles (selon la formule consacrée) Big Pharma daignera-t-il se pencher sur la question et admettre que -oui- ces molécules ont REELLEMENT des propriétés antitumorales ?

Nous posons la question et nous connaissons déjà la réponse.

(Je finis par une critique de forme, pour une fois : gros problème d’édition. Même avec des lunettes de vue, les notes de bas de page sont illisibles car liliputiennes. Je n’ai jamais vu cela, au sens littéral).

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Livre : The Moss method. Fight cancer naturally

Ralph W. Moss, 2024

Ralph W. Moss est un universitaire et auteur scientifique américain. Sa position est assez singulière puisqu’il travaille sur le cancer depuis le début des années 70.

Cinquante ans sous le capot donc !

Il a publié une douzaine d’ouvrages et anime un blog.

J’en citerai deux : le premier sur les chimiothérapies (Questioning Chemotherapy), daté (1995) mais passionnant et toujours d’actualité.

Le second encore plus combatif : Cancer incorporated (2020).

Moss ne renie pas les traitements conventionnels mais il a pleinement conscience de la corruption de Big Pharma et de l’utilité des approches « naturelles », plus hoolistiques, intégrées.

The Moss method est donc cela : une méthode, un guide pratique mêlant nutrition, phytochimie, mode de vie et même recettes de cuisine comme outil de prévention et pour aider les malades.

A noter : il a lui-même combattu avec succès un cancer agressif de la prostate (vers 2015)… Un autre combat s’ouvre puisque son cancer est revenu.

Il décrit 10 éléments principaux, à consommer quotidiennement (du thé vert, à la curcumine, en passant par la quercétine, les omega 3, la vitamine C, les aliments fermentés, etc.). Puis 10 autres éléments « secondaires » (allicine/ail, resvératrol, lycopène, champignon Maitake, etc.)

Chacun est étayé par des études que l’auteur décortique et explique. Au total, Moss liste ainsi 700 références (articles, essais cliniques, etc.) !

Il met l’accent sur le principe de synergie (les molécules travaillent les unes avec les autres).

Il rappelle par exemple que si le curcuma contient certes de la curcumine (son composant principal)… 300 autres molécules sont également présentes dans la plante. Il y a donc ici un tout à ne pas négliger.

Il détaille les trois « engrenages » liés du cancer : métabolisme défaillant (effet Warburg), système immunitaire affaibli et les cellules souches (cancéreuses), dont il qualifie la découverte de « tournant dans l’histoire de la science« . Rien de moins.

Ces cellules souches constituent, sans mauvais jeu de mot, l’angle mort des traitements conventionnels… Et elles expliquent comment et pourquoi le cancer « revient » (souvent).

Moss insiste sur l’importance du système immunitaire.

L’intérêt de sa démarche est d’appuyer systématiquement les composantes de sa méthode par des études et des papiers scientifiques.

Sur la partie métabolique par exemple, il détaille plusieurs essais cliniques autour de la restriction calorique (jeûne intermittent, etc.) et les liens avec d’autres pathologies comme le diabète type 2, l’obésité (des terrains favorables au cancer).

Cette méthode dans la méthode est primordiale pour désamorcer les critiques habituelles (« remèdes de grand-mère« , « ce n’est pas prouvé« , « c’est du charlatanisme » etc.).

Non. Comme je l’ai écrit dans mon propre livre : nous avons accumulé en plusieurs décennies des torrents de données, de faits documentés…

Le problème est que le grand public et une bonne partie du corps médical les ignorent.

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Livre : Curing cancer with immunotherapy

Par Rene Chee et Edward Chee, 2018.

C’est un livre extraordinaire… car il est avant tout une histoire personnelle. La lutte (homérique !) de Rene Chee contre le cancer.

Cette Américaine d’origine asiatique épouse Edward Chee (originaire de Singapour) en 2007. Elle est docteur en biologie. Lui est ingénieur. Ils se sont rencontrés à l’université de Standford.

Un an après, elle éprouve des maux de tête étranges. Des douleurs aux dents.

Diagnostic ? Tumeur près de la mâchoire, grosse comme un oeuf. Sarcome synovial, un cancer rare (100 cas par an en France) et très agressif.

Elle va endurer ensuite la sainte Trinité, la troïka sauvage : chirurgie, radiations, chimiothérapies. La douleur est si intense que rien que pour boire de l’eau, il lui faut des antalgiques…

Décembre 2011. Le couperet tombe : le cancer est revenu et s’est étendu aux poumons.

Jusque là, l’histoire est très… banale (hélas).

Mais ce qui est extraordinaire est que ce couple va utiliser sa formation scientifique pour « élargir » l’horizon du pronostic (bouché, la mort certaine), en se lançant à corps perdu (littéralement) dans l’immunothérapie.

Ils incarnent parfaitement les onconautes que je présente dans mon livre.

Dès la récidive, Rene comprend que si elle recommence la troïka (chirurgie, radio, chimio)… elle rejoindra rapidement les statistiques… Son mari partage son avis.

Ils vont alors… creuser ensemble dans le passé et redécouvrir les « toxines de Coley » et l’immunothérapie ! Par chance, une société canadienne (fondée fin 2005) les fabrique (lire ici).

Elle recevra ainsi plus de 220 injections (en intraveineuse et directement dans la tumeur).

Il est impossible de résumer tous les traitements. Ni même calculer la somme qu’ils ont dépensée (pas loin du million de dollars ?) et la somme des kilomètres parcourus (Mexico, Californie, Détroit, Canada, Allemagne, Pays-Bas, Singapour).

Impossible non plus de résumer les hauts et les bas (les tumeurs qui grossissent, puis qui rétrecissent, les heures à analyser les images IRM, les bonnes nouvelles suivies de mauvaises, etc.).

Les erreurs médicales (il y en eut quelques unes) et les autres procédures (cryoablation, vaccins à cellules dendritiques, vaccin NY-ESO-1, transplantation de cellules NK, sans parler des suppléments et des régimes, etc.).

Les problèmes médicaux annexes (pneumothorax, infections, etc.).

Ainsi que l’incroyable aide apportée par son mari (passant ses nuits près d’elle à l’hôpital, lui faisant ses injections, documentant les évolutions, tenant les relevés de fièvre, etc.).

Fin 2013 (!) le cauchemar prend fin. Arrêt des traitements.

2016, Rene est toujours « clear ». Publication du livre.

En 2018, selon Donald H. MacAdam, Rene Chee se portait toujours bien.

Tant d’énergie, tant d’efforts… ça force le respect. Avec au bout du bout, la victoire.

Leur compte Facebook est toujours actif. Mais le site web n’est plus mis à jour.

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Livre : The reinvention of Coley’s toxins

Livre publié en 2018 de Donald H. MacAdam qui fut l’un des fondateurs de MBVax Bioscience.

Il s’agit d’une petite société pharmaceutique créée au Canada, en septembre 2005.

Leur but ? Faire revivre les fameuses « toxines de Coley » du nom du médecin américain qui les inventa et les utilisa sur des cancéreux à la fin du 19° siècle (et une bonne partie du 20° ensuite).

Le principe ? Un cocktail de 2 bactéries injecté qui provoque une réaction immunitaire plus ou moins intense (dont la fièvre). Voilà pourquoi on le présente comme le père de l’immunothérapie.

MacAdam s’associa à Rick Durst, lequel décéda en 2017… MacAdam s’éteint à son tour… en 2024.

Il s’agit donc d’un témoignage pour l’histoire, pour éviter que tout soit oublié.

Le livre est totalement décousu, mais ce n’est pas le sujet.

MacAdam rend d’abord hommage à son ami Rick Durst. Puis il raconte… le début de sa vie professionnelle. Puis l’obsession naissante au sujet du produit de Coley. MacAdam publia d’ailleurs en 2003, Spontaneous Regression: Cancer and the Immune System.

L’auteur aborde ensuite la partie historique. La fondation de l’entreprise et le recrutement de l’équipe, les problèmes de financement. Puis la présentation en détails de quatre cas traités avec le produit (dont celui de la chercheuse américaine, Rene Chee, j’y reviendrai car elle a écrit son propre livre, Curing cancer with immunotherapy). Des cas chez quelques chiens aussi. L’historique des différentes formulations utilisées. Des statistiques quant aux résultats cliniques sur 86 patients.

Et enfin… plus étonnant, le mode d’emploi pour fabriquer le « fluide de Coley ».

Tout y est : les processus, le matériel, les méthodes de filtrage, le contrôle qualité, etc. Il y a même des photos du labo, de l’équipement. MacAdam le précise au début : il met volontairement dans le domaine public la propriété intellectuelle de MBVax Bioscience.

En clair : toute équipe de scientifiques, avec les fonds nécessaires, pourrait facilement recréer l’activité de MBVax Bioscience.

Le premier batch fut expédié au professeur américain Thomas Seyfried (eh oui le père de la théorie métabolique du cancer) en juillet 2006.

MBVax Bioscience n’eut pas de chance. La crise boursière et financière de 2008 puis celle en Europe en 2012… mit à mal les plans de financement.

Malgré cela, la société parvint à produire, de 2006 à 2012, des milliers de doses, dans 3 versions (dont une par intraveineuse) qui furent utilisées aux quatre coins du monde (mais pas aux Etats-Unis, pas d’autorisation de la FDA) sur au moins 700 patients.

Mexique, Allemagne, Chine, Israël etc.

La société fut dissoute formellement en novembre 2017.