Le vermifuge vétérinaire revient ironiquement dans le monde animal contre le cancer mais via les humains (des expériences comme celle de Joe Tippens et de nombreux autres onconautes).
Gauchet n’est pas seul, loin de là.
Prenez ce papier publié début 2026 et écrit par une belle brochette de vétérinaires américains.
« Potential of Fenbendazole in Canine Cancer: Pet Owner Experiences »
« Cette étude a démontré que les propriétaires ont commencé à utiliser le FBZ peu après le diagnostic de cancer. Les chiens recevant du FBZ n’ont présenté aucun effet indésirable majeur et une amélioration de la qualité de vie a été constatée.
La plupart des propriétaires ont rapporté une espérance de vie plus longue que prévu lorsque le FBZ était administré seul ou en association avec des traitements et suppléments standards.
La connaissance vétérinaire de l’activité anticancéreuse du FBZ semble croître, près d’un tiers des répondants déclarant en avoir connaissance. »
Par ailleurs, n’importe qui peut consulter le groupe Facebook au nom si explicite : « Fenbendazole for Animal Cancer Group ».
On y trouve denombreux témoignages de propriétaires d’animaux domestiques qui utilisent (de leur propre chef) ce type de molécules (et d’autres, parfois dans le cadre de véritables protocoles).
Et ça fonctionne.
Franchissons la barrière des espèces (et surtout l’illusion de notre exceptionnalisme) et rappelons que 50 brevets dans le monde furent déposés depuis 1976, liant cette famille de molécules (benzimidazoles carbamates) à des applications anticancéreuses.
On trouve dans le lot des poids lourds comme Johns Hopkins, (célèbre université et centre anticancer outre-Atlantique), avec ces dernières années une montées en puissance d’institutions asiatiques (Chine, Corée du Sud).
Enfin, il existe un corpus d’études depuis le début des années 2000 qui étaye l’ensemble (utilisez l’outil de recherche PubMed).
Deux exemples anciens (le mébendazole étant l’équivalent humain du fenbendazole) :
–Mebendazole elicits a potent antitumor effect on human cancer cell lines both in vitro and in vivo (2002)
–Mebendazole inhibits growth of human adrenocortical carcinoma cell lines implanted in nude mice (2008)
Et la dernière publiée par une équipe brésilienne dans Chemico-Biological Interactions (2026) :
–Mebendazole impairs the expression and function of enzymes in nucleotide metabolism pathways, leading to Selective Cytotoxicity, Cell Cycle Arrest, and Damage to Cell Morphology in Gastric Cancer
Donc, de grâce, arrêtons de prétendre que tout ceci est vague ou sort du chapeau de quelque savants fous ou de charlatans.
A ce stade, il n’est guère difficile d’additionner le tout… On obtient alors une piste thérapeutique solide qui ne peut en aucun cas être moquée, méprisée, ni insultée.
Mais soyons lucides : aucun test clinique d’envergure ne sera jamais organisé chez l’homme (du moins en Occident, je parie toujours sur la Chine, voir chapitre 27 de mon bouquin).
Big Cancer veille au grain et verrouille le système.
Mais avec nos animaux domestiques ? Subitement tout change.
Alors, l’espoir passerait-il -également- par Médor ?
Première étude observationnelle de ce genre : 197 malades, âge médian 68 ans (15 cancers différents, avec prostate en tête 27,9 % et sein à 18,3 %, poumons à 8,6 %), prenant du mébendazole et de l’ivermectine (dose minimale quotidienne respective : 250 mg et 25 mg).
Dose minimale suivie par 44,3 % des malades. Mais 27,9 % prenaient deux fois cette dose. 11,5 % trois fois. Et même 12,3 % prenaient QUATRE FOIS cette dose (donc au total 1 000 mg de mébendazole et 100 mg d’ivermectinepar jour).
Titre : Real-World Clinical Outcomes of Ivermectin and Mebendazole in Cancer Patients: Results from a Prospective Observational Cohort
106 patients ont suivi ce protocole pendant 3 mois minimum. Et 81 pendant 6 mois.
Les auteurs annoncent un bénéfice clinique (6 mois après) : NED (plus de cancer) pour 32,8 %, réduction tumorale pour 15,6 %, etc.
Attention : les malades AVAIENT SUIVI (avant) ou SUIVAIENT (pendant) des traitements conventionnels.
Voici la liste :
Il faut donc être honnête et cohérent : cette étude ne peut pas démontrer un lien de causalité entre la prise du protocole mébendazole/ivermectine et les bénéfices cliniques annoncés.
Toutefois, cette étude a trois mérites (à mon avis) :
-suivre un groupe de vrais malades, avec un vrai protocole alternatif (c’est une première)
-communiquer autour de ce traitement à base de médicaments repositionnés (il y aura inévitablement des polémiques et c’est positif)
-prouver que la prise quotidienne de ces produits pendant 3 à 6 mois, à des doses « normales » jusqu’à très élevées (1 000 mg mébendazole, 100 mg ivermectine) est BIEN TOLEREE (peu d’effets secondaires, problèmes gastriques principalement).
J’ai eu l’occasion d’en parler durant une interview. Je pense qu’il y aurait une étude observationnelle très simple à organiser autour du cancer de la prostate.
Ce cancer est (toutes choses égales par ailleurs) d’évolution très lente.
Et il est courant chez les hommes âgés.
L’idée est de recruter quelques centaines d’hommes, juste après leur diagnostic, d’enregistrer leur PSA au début, et de leur demander de suivre un protocole du type mébendazole, ivermectine ou une combinaison des deux, pendant quelques mois. Et de suivre les évolution du dosage PSA durant cette période.
Les choses ont heureusement évolué face à ce cancer. Les oncologues/urologues conseillent de plus en plus aux hommes touchés d’attendre.
On appelle cela « la surveillance active » ou « attente sous surveillance« .
On n’envoie plus systématiquement et immédiatement les hommes sur le billard (ablation de la prostate) ou chez l’oncologue radiothérapeute.
C’est cette période d’attente qu’il serait possible (éthiquement) d’exploiter.
Dans ce cadre, nous pourrions établir un lien de causalité entre la prise de ces molécules et la baisse du dosage PSA (le bâton de maréchal pour ce type de cancer et l’indicateur de choix pour le suivi de la maladie).
Cela constituerait un formidable pas en avant.
Pour les autres cancers, ne vous faites aucune illusion.
Il est soit illégal (Etats-Unis) soit impossible d’organiser un test clinique avec des malades du cancer et ces molécules repositionnées SANS TRAITEMENT CONVENTIONNEL (en parallèle).
Cela n’arrivera pas.
La seule possibilité : des pays plus souples mais surtout plus volontaristes comme la Chine.
Je n’ai donc de cesse de le répéter : l’espoir repose sur les onconautes. C’est-à-dire des individus qui CHOISISSENT souverainement de suivre tel ou tel protocole alternatif (et pas les traitements conventionnels).
Et c’est la somme de l’expérience de ces individus, par milliers, dizaines de milliers, centaines de milliers, qui incarnera au sens propre, les fameux tests cliniques dont on vous rebat les oreilles à longueur de journée.
Comme un bouclier bien commode. Un bouclier protégant Big Cancer évidemment.
La CD38 est une glycoprotéine de surface qui est fortement exprimée dans le myélome multiple (cancer moelle osseuse). Mais pas que : leucémies aussi et même tumeurs solides.
Big Cancer cherche donc à produire des thérapies avec des anticorps monoclonaux ciblant la CD38 (Daratumumab, Isatuximab).
Une équipe chinoise vient de publier une étude qui passe au crible des molécules qui inhibent la CD38.
Titre : Rapid Discovery of CD38 Inhibitor via DNA-Encoded Natural Product Library Screening
Et figurez-vous que la molécule qui arrive en tête… est le fenbendazole (vous savez l’horrible vermifuge vétérinaire dont de nombreux scientifiques dans le monde s’obstinent à relier à des propriétés anticancéreuses et même à déposer des brevets dans ce sens).
« Nous avons identifié huit composés actifs présentant des structures chimiques distinctes, dont des agents approuvés cliniquement comme le fenbendazole.
[…] Le fenbendazole, en particulier, s’est révélé être un composé prometteur grâce à son profil de sécurité bien caractérisé et à sa puissante double activité inhibitrice.»
On connaît les propriétés de déstabilisation des microtubules des benzimidazoles carbamates depuis les années 70 (c’est ce qui les rend vermifuges). Le même mécanisme s’applique aux cellules cancéreuses.
Depuis, on a identifié des mécanismes anticancer supplémentaires. L’inhibition CD38 en est encore un nouveau.
C’est intéressant car ce sont des molécules génériques que l’on utilise depuis un demi siècle, qui ne coûtent rien et dont on connaît les profils de risques (bien moins violents et systémiques que les nouvelles thérapies à base d’anticorps monoclonaux).
Enfin, on ne peut que saluer une fois de plus le pragmatisme des scientifiques chinois (dont je fais l’éloge dans mon livre). Au lieu de faire de grands discours et de s’accrocher à des dogmes… ils essayent.
Ils testent.
Et tant pis si les résultats déconcertent ou font de la peine à Big Cancer (qui est par nature occidental et même américain, il faut le rappeler).
Une pirouette pour finir : la CD38 est également liée au vieillissement, aux maladies neurodégénératives.
J’en profite pour rappeler qu’un brevet déposé en 2023 fait état de propriétés antiâge pour cette classe de molécules !
« Un composé benzimidazole à activité anthelminthique utilisé pour inverser, stopper ou ralentir le vieillissement cellulaire chez un sujet vertébré. »
[an english version of this article is available here]
Qui dit mieux ?
Cela paraît étonnant et pourtant… je suis le seul à avoir fouillé les bases de données de brevets.
Vous ne le savez sans doute pas mais les molécules dont les onconautes parlent beaucoup – le fenbendazole et le mébendazole – appartiennent à la famille chimique des benzimidazoles carbamates.
Cela fait un demi-siècle qu’on les utilise comme antiparasitaires et fongicides.
Et cela fait un demi-siècle que l’on connaît certaines de leurs propriétés anticancéreuses (la première d’entre-elles étant l’inhibition des microtubules ce qui bloque la prolifération des cellules).
Ces propriétés sont non seulement validées par des études mais également par le dépôt de nombreux brevets.
Les faux diplômés qui vous répètent ad nauseam que vous n’êtes pas un cheval, ni un chien et que l’utilisation d’un vermifuge contre le cancer relève du charlatanisme sont au mieux des crétins, au pire, des collabos payés par Big Pharma.
Certains cumulent les deux, bien entendu. 😉
Je vous présente donc une liste surprenante de 30 brevets déposés sur une cinquantaine d’années qui tous relient des benzimidazoles carbamates… au cancer.
Année, déposant, titre du brevet (traduction en français) et lien direct vers Google Patents.
Dans cette liste, on trouve du lourd :
-Janssen, filiale du géant pharmaceutique Johnson&Johnson
-mais aussi Procter&Gamble (autre géant américain, avec des produits de grande consommation comme Pampers, Gilette, Vicks, les lessives Ariel, Tide, etc.)
-ou encore la célèbre université américaine John Hopkins (liée à l’hôpital du même nom et au centre national du cancer Sidney Kimmel)
-sans oublier des Chinois, Sud-Coréens, Australiens, Britanniques, Suédois, Singapouriens… bref : de tout.
Le premier du peloton (d’après mes recherches) : février 1976 !
Il s’agit d’un dépôt effectué à l’INPI (France).
Déposant : Janssen (société pharmaceutique fondée en Belgique en 1953 puis rachetée par Johnson&Johnson. Le docteur Paul Janssen était un véritable inventeur. On lui doit l’imodium, le mébendazole ou encore le fentanyl).
Titre : « Carbamates de benzimidazolyle favorisant la régression de troubles ou maladies néoplastiques »
(de nos jours, on utilise plutôt l’adjectif « néoplasique »).
2001 Etats-Unis (CombinatoRx Inc) Associations de médicaments (par exemple, un benzimidazole et de la pentamidine) pour le traitement des troubles néoplasiques Lien : https://patents.google.com/patent/US6693125B2/en
2002 Procter&Gamble remet ça Composition pharmaceutique pour inhiber la croissance des virus et des cancers (avec un dérivé d’un benzimidazole carbamate) Lien : https://patents.google.com/patent/US6479526B1/en
2016 John Hopkins, célèbre université américaine (et centre anticancer) Polymorphe de mébendazole pour le traitement et la prévention des tumeurs Lien : https://patents.google.com/patent/US11110079B2/en
2019 Chine (East China University of Science and Technology) Utilisation du mébendazole dans la préparation d’un médicament pour le traitement de la leucémie lymphoblastique aiguë à lymphocytes T Lien : https://patents.google.com/patent/CN110585199A/en
2019 Chine (Wenzhou Medical University) Application d’un type de fenbendazole dans la préparation de médicaments antitumoraux (avec de la curcumine) Lien : https://patents.google.com/patent/CN111388469B/en
2019 Chine, toujours déchaînée (Wenzhou Medical University) Utilisation du fenbendazole dans la préparation de médicaments antitumoraux (cancer du poumon) Lien : https://patents.google.com/patent/CN111388469A/en
2019 Corée du sud Composition pour la prévention ou le traitement des maladies liées à l’angiogenèse, comprenant du mébendazole et des inhibiteurs de l’autophagie Lien : https://patents.google.com/patent/KR20210083964A/en
2020 Chine toujours (Institute of Chinese Materia Medica) Préparation à base de flubendazole, fenbendazole, mébendazole contre les tumeurs du cerveau Lien : https://patents.google.com/patent/CN113398122A/en
2022 Chine encore (Fuzhou Medical College Of Nanchang University) Préparation mébendazole contre mélanome uvéal (tumeur de l’oeil, 500 à 600 cas en France par an) (le mébendazole est encapsulé dans des liposomes) Lien : https://patents.google.com/patent/CN115177590A/en
2023 Chine (Jilin University) Application du fenbendazole dans la préparation de médicaments ciblant les cellules souches du cancer du col de l’utérus Lien : https://patents.google.com/patent/CN116808026A/en
2023 Corée Sud (Kangwon National University Industry-Academic Cooperation Foundation) Agent thérapeutique contre le cancer colorectal comprenant du fenbendazole et du TRAIL comme principes actifs Lien : https://patents.google.com/patent/KR20250014671A/en
Je précise que cette liste n’est pas complète. Ces molécules sont étudiées sous d’autres angles (vétérinaire, agriculture).
Certains se penchent même sur les propriétés anti-âge du fenbendazole !
2023 : « Un composé benzimidazole à activité anthelminthique utilisé pour inverser, stopper ou ralentir le vieillissement cellulaire chez un sujet vertébré. »
J’ai présenté le livre du docteur Paul Marik consacré aux médicaments repositionnés (Cancer Care: The Role of Repurposed Drugs and Metabolic Interventions in Treating Cancer, disponible ici en PDF).
Il a publié en novembre 2025 avec Justus Hope (un médecin qui écrit sous pseudonyme) un article détaillant les protocoles « Root » pour la prévention du cancer.
Les auteurs les déclinent en plusieurs paliers correspondant chacun à une réduction des risques :
Ils détaillent les différentes voies métaboliques sur lesquelles ces molécules agissent et leurs synergies (entre elles).
De multiples études et articles appuient l’efficacité antitumorale de ces produits (pour la curcumine, on en trouve des milliers, sans exagération, vérifiez sur PubMed, idem pour les autres).
(vous pouvez aussi vous référer au chapitre 14 de mon livre, dans lequel je liste 190 molécules possédant des propriétés antitumorales et antifongiques).
En revanche, personnellement, je tique sur le palier 9. Prendre de l’ivermectine et du mébendazole en prévention (et pendant combien d’années ?) paraît excessif.
Même si les doses sont assez faibles.
Côté vitamine D, un objectif à atteindre en termes de dosage sanguin serait préférable (par exemple entre 50 et 100 ng/ml) plutôt qu’une dose quotidienne indicative (qui de toute façon variera grandement selon la géographie, mode de vie, couleur de peau, métabolisme, âge, etc.).
Une autre critique cette fois plus tranchée : ils utilisent Perplexity (modèle IA) pour calculer des pourcentages de réduction des risques.
Pour qui connaît les faiblesses de ces outils logiciels ainsi que la variabilité du cancer et du métabolisme humain sans oublier le flou (en général) des statistiques liées au cancer, cette présentation s’apparente à un gadget.
Pour résumer : l’idée d’agir préventivement contre le cancer est une évidence incontestable (régime alimentaire équilibré, exercice physique, réduction du stress, éviter l’alcool, la nourriture industrielle gorgée d’additifs, etc.)
Ajouter certaines molécules fait sens également (par exemple la vitamine D, si importante pour le système immunitaire ou encore le sulforaphane que l’on trouve dans les légumes crucifères, l’allicine de l’ail, la vitamine C, etc.).
Toutefois, vouloir quantifier la réduction des risques est… risqué c’est le cas de le dire.
Pour résumer : tant que l’on ne comprendra pas comment un homme jeune, mince, qui fait du sport régulièrement et qui n’a jamais fumé peut développer un cancer des poumons, je pense que l’on sera condamnés à réagir… une fois que la maladie est détectée.
Et alors à ce stade, il faut balancer la sauce si vous me pardonnez l’expression (et donc ivermectine, mébendazole/fenbendazole, « tout le who’s who » comme disait Audiard, de la pharmacopée repositionnée).
Je ne dis pas que Marik a tort avec son idée de faibles doses récurrentes (je suis convaincu de l’efficacité des benzimidazoles carbamates) mais je suis réticent car on connaît l’effet dose-dépendant de ces produits (en clair des doses plutôt faibles 3 jours par semaine n’ont peut-être aucun effet tangible contre des cellules cancéreuses).
En conclusion : je n’affirme pas une impossibilité, j’avoue mon ignorance.
Cette méthode pourrait se révéler efficace chez certaines personnes (sans oublier un éventuel effet placebo, trop souvent ignoré).
Au bout, c’est bien l’idée que je défends via les Onconautes : chacun doit prendre en charge sa santé.
Chacun est son propre souverain.
Un souverain éclairé (grâce à un travail soutenu d’information, des échanges de données, d’expériences personnelles, etc.)