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Molécules repositionnées

Metformine : la piste des métaux

Soit la metformine, un vieux, très vieux médicament contre le diabète type 2 (1957 !). Il réduit le taux de sucre dans le sang.

Mais cette molécule possède aussi des propriétés antitumorales. Et là encore, c’est ancien. Jane Mclelland l’a utilisé fin des années 90 (voir son livre best-seller, Affamer le cancer).

Je vous arrête tout de suite. Ne me croyez pas. 😉

Ayez systématiquement le « réflexe PubMed » pour vérifier.

Cliquez sur cette requête (metformin + cancer dans le titre et le résumé). 5 000 résultats !

Le papier le plus ancien ? 1982

« Effect of metformin on insulin binding to receptors in cultured human lymphocytes and cancer cells »

Le nombre de publications scientifiques explose à partir de 2010.

Donc la prochaine fois qu’un pseudo médecin vous traite de « charlatan » parce que vous osez parler du « repositionnement de molécules »… dégainez l’arme PubMed.

Cela calme immédiatement.

Donc, oui, la metformine a un ou des effets sur les cellules cancéreuses… et c’est démontré DEPUIS DES DECENNIES. Que cela plaise ou pas à votre oncologue, c’est le même tarif.

Comment expliquer ceci ? Puisque cette molécule agit sur le glucose (métabolisme) alors ce doit aussi être son mode d’action contre les cellules cancéreuses (en les affamant, littéralement).

C’est logique.

Mais, il pourrait y avoir d’autres méchanismes, sous-jacents.

C’est ce que montre une étude étonnante.

La metformine réduit les niveaux de fer et de cuivre dans le sang, et augmente celui du zinc.

Or, les cellules cancéreuses ont un appétit accru pour le fer et le cuivre… Rappelons que -énième coïncidence- les cellules fongiques partagent les mêmes goûts !

Quant au zinc, il pourrait être lié au système immunitaire.

Bref, c’est fascinant de voir que même après des décennies, on peut encore découvrir des nouvelles propriétés ou méchanismes chez telle ou telle molécule.

Ces dernières pistes appuient encore un peu plus la théorie des micro-organismes pathogènes (champignons…).

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L’aspirine : un cachet qui tourne en rond

« L’aspirine peut prévenir les métastases du cancer en stimulant la réponse immunitaire » (source)

Plusieurs médias ont rapporté les conclusions d’une étude parue en mars 2025, dans Nature.

« Aspirin prevents metastasis by limiting platelet TXA2 suppression of T cell immunity« 

Lien : https://www.nature.com/articles/s41586-025-08626-7

Cette étude a la particularité de mettre en lumière le mécanisme à l’oeuvre… mais les effets bénéfiques de l’aspirine contre le cancer sont connus… depuis des décennies.

Oui, des décennies.

On compte ainsi des milliers d’articles dans PubMed

Citons cette étude publiée dans The Lancet en 1972… et au titre non équivoque :

« Les effets anti-métastatiques de l’aspirine.« 

Lien : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(72)92581-0/fulltext

Récapitulons :

-une molécule vieille comme le siècle (synthétisée pour la première fois en 1897 !)

-utilisée par des générations entières, de 7 à 77 ans selon l’expression consacrée

-aux effets secondaires connus (faibles), au profil de risques parfaitement établi (hémorragies, etc.)

-qui ne coûte absolument rien

-qui a des effets contre le cancer et plus particulièrement les métastases, des effets étudiés depuis un demi-siècle (et maintenant enfin élucidés)

-une molécule utilisée quotidiennement à faible dose (moins de 100 mg) par des dizaines de millions de personnes dans le monde (estimations de 50 à 100 millions !) pour la prévention des risques cardiovasculaires…

… et les derniers au courant semblent être les oncologues. Comme d’habitude.

Dans ce cadre, personne de sérieux (et d’honnête) ne peut échapper à cette question brûlante : pourquoi l’aspirine à faible dose n’est-elle pas immédiatement et automatiquement intégrée aux protocoles anticancéreux ?

Quelqu’un peut-il répondre ?

Ah ! On entend une petite voix au fond de la salle : »Parce que cela pourrait être dangereux« .

Evidemment.

Face à des lampées de chimiothérapies cytotoxiques et autres rayonnements ionisants qui brûlent les tissus… un simple cachet d’aspirine apparaît en effet comme effrayant. 😉

Surtout pour les dividendes de Big Cancer et ceux de la maison-mère Big Pharma !