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Farce et attrape

Essais cliniques, événements indésirables : comment sont classés les décès ?

La société X organise un essai clinique randomisé pour son nouveau traitement contre le cancer.

Hélas, certains patients décèdent durant l’essai.

Comment déterminer si le traitement expérimental a causé la mort ? Ou un autre facteur ?

Qui décide ? Et selon quels critères ?

Prenons (tout à fait au hasard…) l’essai phase 3 de Moderna et Merck qui fait tant de bruit.

Il combine un traitement ARNm personnalisé (que les médias s’obstinent à qualifier de “vaccin“) plus l’immunothérapie Keytruda (pembrolizumab) contre le mélanome (sur 1 137 patients ayant déjà subi une opération chirurgicale).

Voici le bilan des événements indésirables enregistrés pour les deux groupes (produit ARNm + Keytruda et placebo + Keytruda)

(source : présentation lors du congrès de la Société européenne d’oncologie médicale, fin octobre 2026)

On dénombre huit morts au total dans le groupe traitement, aucun dans le groupe placebo.

Pourtant, les organisateurs de l’essai n’ont retenu au final que 2 décès “reliés” au traitement (attribués au Keytruda).

Il est important de lire les notes de bas de page.

Sur ces 8 décès, 5 sont intervenus AVANT la première dose de Intismeran (parmi eux : les 2 reliés au Keytruda : 1 myocardite et 1 myasthénie grave).

Dans ce cas, le produit de Moderna ne peut évidemment pas être blâmé.

Mais les 3 autres décès, survenus après ?

Selon les organisateurs, aucun n’est relié au produit ARNm (ni au Keytruda).

La note B donne les détails :
-pneumopathie d’inhalation (une infection pulmonaire qui suit l’inhalation d’un aliment par exemple) (pas de lien avec Keytruda ni Intismeran)

-infarctus aigu du myocarde (pas de lien avec Keytruda ni Intismeran)

-mort cardiaque subite (pas de lien avec Keytruda ni Intismeran)

Pour le premier, la cause “tierce” semble claire.

Mais quid des 2 autres ?

Pourquoi le produit ARNm n’aurait-il pas provoqué ces 2 décès ? Ou bien le Keytruda ? Ou encore la combinaison des deux produits ?

Comment et selon quels critères les organisateurs ont-ils pu juger ?

En réalité, il y a ici un terrible creux scientifique.

On pourrait même questionner les 5 décès intervenus avant la première dose d’Intismeran.

On compte en effet dans ce groupe : 1 “mort subite” (sudden death) et 1 “insuffisance cardiaque” (cardiac failure)… sans lien causal avec le Keytruda.

Pourquoi ?

Parce que.

“Faites nous confiance“.

C’est d’autant plus étrange que la mort subite et l’insuffisance cardiaque sont identifiés comme des complications possibles du Keytruda (et des inhibiteurs de points de contrôle en général) !

Lisez cette étude : Pembrolizumab-Associated Cardiotoxicity: A Retrospective Analysis of the FDA Adverse Events Reporting System

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11510316/

Même le troisième décès pourrait poser question : il s’agit d’un “accident de voiture” (road trafic accident). Pas de chance, n’est-ce pas ? Sur les 755 participants dans le groupe traitement, il y a eu un accident routier fatal..

A-t-il été provoqué par un autre véhicule ? Auquel cas, le dossier est clos.

Ou alors le conducteur s’est-il encastré dans un arbre… après avoir perdu le contrôle de sa voiture en raison d’un malaise cardiaque qui aurait été provoqué par le traitement ?

Une autopsie a-t-elle été pratiquée ?

Bref.

Les détails de cet essai clinique permettent de comprendre que derrière des données présentées comme “scientifiques“, il y a en réalité, parfois, des jugements humains… trop humains ?

D’un côté, nous avons des tableaux de chiffres, des pourcentages, des statistiques, des présentations Powerpoint qui impressionnent tant le chaland.

De l’autre : il y a bien des patients qui décèdent dans le cadre d’essais cliniques et que l’on place dans certaines cases et pas dans d’autres.

Il y a inévitablement la subjectivité humaine.

Ou pour parler plus crûment : d’éventuels conflits d’intérêt.

Hélas, les médias, les médecins, les profiteurs du système ne retiennent que les premiers et oublient opportunément le facteur humain.

Posons la question : toute société pharmaceutique a-t-elle un intérêt objectif (financier, prestige) à minimiser le PLUS POSSIBLE les événements indésirables (nombre et sévérité) de ses nouveaux traitements lors des essais cliniques ?

Oui ou non ?

On se souvient de l’essai clinique de la version pédiatrique du vaccin ARNm Covid de Pfizer/Biontech début 2021.

Une jeune Américaine âgée de 11 ans à l’époque, Maddie de Garay, avait été paralysée après sa 2ème injection. Jusqu’à devoir être nourrie par une sonde.

A ce jour, elle l’est toujours.

Comment les organisateurs classèrent cet événement ? “Douleur abdominale fonctionnelle” (functional abdominal pain) !

Voici la conclusion du rapport de Pizer suite à ce cas :

L’investigateur principal n’a pas estimé que la symptomatologie du sujet correspondait à un événement indésirable lié au vaccin. (source rapport médical février 2021, repris dans le rapport avocat présenté au Sénat américain, mai 2025)

Et cette conclusion tragique et burlesque à la fois a été acceptée telle quelle par la FDA, sans aucune contre-enquête.

Pourquoi ?

Parce que.

Précision : cet investigateur, le docteur Robert Frenck, supervisait le test clinique Pfizer/Biontech à l’hôpital pour enfants de Cincinnati…

Le même Robert Frenck fut le premier auteur de l’étude officielle publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM) concluant à la sécurité du vaccin Pfizer/Biontech chez les adolescents.

Il était donc… indépendant selon l’expression consacrée.

La boucle est bouclée.

Donc, côté pile des dégats réels, nombreux, documentés.

Côte face, après justifications “scientifiques“, experts subordonnés et autres galipettes statistiques, on obtient un un “produit sûr et efficace“.

Pour finir, voici un autre exemple qui illustre ce travestissement… c’est-à-dire une pseudo science en blouse blanche qui dissimule parfois une arrière-cuisine pas très propre.

Savez-vous pourquoi en 2020, Biontech et Pfizer n’ont pas effectué d’études de cancérogénicité pour leur fameux vaccin ARNm ?

Réponse (documents de la FDA, page 29) :

Les études de cancérogénicité ne sont généralement pas jugées nécessaires pour étayer le développement et l’autorisation de mise sur le marché de vaccins destinés aux maladies infectieuses (OMS 2005)

Fermez le ban.

Alors qu’il s’agissait d’une nouvelle technologie ! Avant 2020, aucun vaccin à ARN messager n’avait été autorisé pour une utilisation chez l’être humain.

La science, ici, est manifestement détournée.

A quelles fins ? Et surtout pour quels intérêts ?

cdubuit@onconautes.com