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Farce et attrape

Rançon du succès : explosion de la fraude

Les arnaques en ligne sont nombreuses, pénibles. Mais quand elles visent des malades, des gens qui souffrent, qui ont peur, alors elles deviennent odieuses.

Le cancer n’échappe pas à cette règle universelle de la saloperie humaine.

Prenons deux cas emblématiques pour illustrer ce phénomène.

Joe Tippens (l’Américain qui ne veut toujours pas mourir, voir chapitre 17 de mon livre) et le docteur William Makis.

Le premier a popularisé le fenbendazole, le benzimidazole vétérinaire, en 2016 (contre son cancer des poumons métastasé), via deux canaux (et seulement deux) :

-son blog : https://mycancerstory.rocks/

-son groupe Facebook (64 000 membres) : https://www.facebook.com/groups/mycancerstoryrocks/

Tout le reste est frauduleux.

On tombe de sa chaise quand on voit un faux compte X créé en octobre 2024, utilisant son nom et sa photo et postant des vidéos (réalisées par IA) : https://x.com/JoeTippen.

Un compte avec 86 000 followers !

Ici le but de l’entourloupe est clair : vendre les médicaments du protocole… mais élargi. Une véritable pharmacie : fenbendazole, ivermectine, mébendazole, vitamine B17, bleu de méthylène, etc.

Tout le Who’s who comme disait Audiard.

Le fraudeur n’accepte que les paiments en cryptomonnaies (et pour cause).

Quant au docteur William Makis (vivant au Canada), là on passe au stade industriel.

Répétons-le, il n’utilise que quatre moyens de communication :

-un compte X : https://x.com/MakisMedicine

-un compte Substack : makisw.substack.com

-une adresse email : info@makisw.com

-une chaîne Youtube : https://www.youtube.com/@makisw (qu’il commence tout juste à utiliser)

Makis compte pas moins de 632 000 followers sur X (pour son portrait, lire mon article ici).

Il jouit d’une surface médiatique bien plus large que celle de Joe Tippens… donc les fraudeurs s’adaptent, se mettent à l’échelle !

Sur Facebook, on dénombre ainsi une centaine de profils frauduleux reprenant le nom, les photos et le contenu publié par -le vrai- Makis.

L’un de ces faux comptes totalise 42 000 abonnés ! Et se paye même le luxe de proposer un compte de secours (avec 8 000 abonnés). Il fait également la promotion d’un site web pour vendre des produits ainsi que des consultations en ligne.

L’une des tactiques classiques pour tromper les lecteurs (et futurs clients) consiste à indiquer une adresse e-mail visuellement proche.

A l’époque, l’adresse officielle de Makis était :

makisw79@yahoo.com

Ce fraudeur a donc créé :

markisw79@yahoo.com

En lisant vite, ça semble identique (alors que lettre « r » ajoutée).

Une autre crapule avec 19 000 followers emploie la même technique :

Son adresse de courrier électronique : info@makisws.com

Ici, un « s » a été ajouté à la fin.

Méfiez-vous. L’arnaque est simple mais fonctionne très bien (la véritable adresse est : info@makisw.com)

Enfin, soulignons une autre méthode utilisée par les fraudeurs, moins visible et pourtant très efficace : la pêche aux poissons.

Des profils sur Facebook ou X qui semblent légitimes, parfois avec des titres (docteur, « nurse » etc.), et qui interviennent dans les nombreux groupes consacrés au cancer.

Ils postent des messages, écrivent par exemple qu’ils ont acheté leurs médicaments sur tel ou tel site ou chez tel ou tel praticien.

C’est du rabattage, lourdingue et grossier mais parfois réalisé de manière assez fine. Là encore, le but est de vous piéger sur des sites commerciaux.

Face à ces individus, vérifiez toujours la date de création de leur compte (une première indication) et le contenu de leurs messages précédents (trop de répétitions les trahit).

Attention : par définition, les fraudeurs changent EN PERMANENCE et s’adaptent. Si un compte est fermé, un autre voit le jour derrière.

En attendant, les plateformes qui étaient si rapides pour censurer tel ou tel contenu politiquement incorrect (on se souvient de la Terreur durant le Covid) montrent une étonnante apathie.

Les gens de Meta doivent bien savoir que Makis ne dispose pas de compte Facebook et que donc tous les comptes qui utilisent son nom et sa photo sont frauduleux. Même une IA de base pourrait faire une telle inférence.

On attend toujours un grand ménage.

Pour finir, nous devons aborder un angle encore plus sinistre : la fraude pour salir, pour discréditer, pour provoquer le chaos informationnel, pour perdre les gens dans un labyrinthe de doutes et de mensonges.

Un homme comme William Makis avec son demi million d’abonnés X, ses liens avec le surgeon general de l’état de Floride ou encore l’épouse du gouverneur (financement de programmes autour du cancer et de l’ivermectine), ses interview et surtout ses centaines de témoignages de cancéreux qui osent prendre du mébendazole/fenbendazole avec de l’ivermectine et dont l’état s’améliore… forcément… tout ceci le transforme en cible.

On ne s’attaque pas impunément à Big Cancer.

Makis affirme ainsi que les autorités de l’Alberta le harcèlent et créent des faux comptes sur les réseaux sociaux pour le discréditer.

Les machines qui produisent des centaines de fausses vidéos (par IA) sur Youtube singeant certains commentateurs politiques (on pense à l’ancien ministre grec des Finances, ou encore le géopoliticien américain John mearsheimer sans oublier le Français Emmanuel Todd)sont bien réelles (lire à ce sujet l’article de France Info).

Ces « psyops » existent et se multiplient.

Il n’y a aucune raison de penser que Big Cancer n’utiliserait pas de telles méthodes face à une menace existentielle.

Donc, amis onconautes, soyez vigilants. Sur vos gardes. A l’affût.

La connaissance (ou la vérité si vous préférez) a toujours un coût.

Personnel et collectif.

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Farce et attrape Sein

Excentricité britannique : « la mortalité du cancer du sein a chuté de 41 % »

La presse britannique titre en gros : la mortalité par cancer du sein a chuté de 41 % entre 1970 et 2023.

« Cela signifie qu’il y a maintenant 30 décès par cancer du sein pour 100 000 personnes au Royaume-Uni, contre 52 pour 100 000 en 1971, selon Cancer Research UK. »

Fichtre !

Allons à la source de ces chiffres. Le graphique d’abord :

Nous avons donc un taux de mortalité pour 100 000 femmes (taux standardisé selon l’âge) avec comme cause de décès le code C50 (cancer sein), par tranche d’âge, de 1971 à 2023.

Il faut regarder la colonne ASR (Age-Standardized Rate) dans le tableau (téléchargeable sur le site). Rappel : pour comparer une population sur un temps long il est essentiel d’utiliser ce traitement statistique car la population vieillit et le cancer est corrélé au vieillissement (des taux bruts seraient donc trompeurs).

Prenons la tranche d’âge 50-64 ans.

En 1971-73 : 84,23. En 2020-21 : 36,68.

Nous obtenons bien une chute de 56 % !

Alors miracle ? Le cancer du sein chez les femmes mûres, c’est (presque) fini ?

Vous vous doutez bien que cela n’est pas si simple.

Ces données peuvent souffrir de très nombreux biais et surtout entraîner de mauvaises interprétations (chatGPT peut vous fournir une liste).

Autre problème : les données avec le C50. Il s’agit d’un système (ICD-10) adopté au Royaume-Uni en 2001. Avant, les codes étaient différents. L’organisme qui a produit ces statistiques a donc converti des données antérieures.

Mais sur le fond, comment coder un décès par cancer ?

Je vous donne un cas réel. Femme diagnostiquée cancer sein en 1999. Métastases osseuses fin 2019. Décédée à son domicile en 2020, à l’âge de 81 ans.

Quel code sera choisi par le médecin qui établit le certificat de décès ? Cancer du sein (C50) ? Cancer des os (C40) ? Un autre code ?

Qu’est-ce qui tue, concrètement, une personne ? Le cancer ? Lequel ? Tumeurs primaires ? Secondaires ? Un arrêt cardiaque provoqué par une surdose d’opiacé ? Les organes qui lâchent ? Une pneumonie foudroyante qui profite d’un organisme ravagé par les chimios et les rayons ionisants ?

Ce problème de définition n’a rien d’anecdotique.

Durant la crise du Covid, le Royaume-Uni a utilisé pas moins de quatorze définitions différentes pour les décès provoqués par le virus (ou liés à icelui…).

Source : https://www.telegraph.co.uk/news/2022/03/19/covid-deaths-impossible-calculate-authorities-used-14-different/

Voici quelques exemples de cette créativité médicale : « Covid sous-jacent », « dû au Covid », « impliquant le Covid » et « décédé dans les 28 ou 60 jours suivant un test positif ».

Quelle que soit la cause réelle du décès, si le malheureux avait eu un test positif dans les derniers 28 jours (voire même 60 !)… alors on pouvait le déclarer « mort du Covid ».

Cela vous paraît aberrant aujourd’hui ? Sans doute. Mais pas en 2020.

Difficile d’oublier qu’une chute d’un échaffaudage, des accidents de la circulation et même des fusillades furent aussi classés en « morts du Covid ».

En France, nous avons eu un cas célèbre. Le 21 mars 2020, la Dépêche du Midi annonçait fièrement :

« Coronavirus : un premier décès dans le Tarn-et-Garonne ».

On imagine la joie des journalistes en mode Tour de France et maillot jaune.

En réalité, l’homme (âge non précisé) avait été victime d’une grave chute à son domicile. Traumatisme crânien !

Lien : https://www.ladepeche.fr/2020/03/21/tarn-et-garonne-covid-19-le-premier-deces-est-confirme,8812877.php

Rétrospectivement, on se pince. Comment avons-nous pu être à ce point crédules ?

Pour en revenir au Royaume-Uni et au crabe, des données récentes (étude de 2025) indiquent pour l’Union Européenne, une baisse de la mortalité du cancer du sein de «30 % depuis 1990 ». Les données britanniques (le tableau évoqué plus haut) montrent une chute de 46,7 % dans le même intervalle.

Il y a semble-t-il chez nos amis outre-Manche une forme d’enthousiasme numérique un peu trop excessif…

Dans un prochain article, et pour rester dans le même thème, nous parlerons du nombre de cas en France (et donc des calculs d’incidence et du piège de leur comparaison sur le temps long ou entre pays différents).

Vous pensez que l’on dénombre chaque nouveau cas de cancer et que tout est dûment enregistré dans une base de données nationale ?

Après tout à l’heure des réseaux, des ordinateurs surpuissants, de l’intelligence artificielle, c’est facile, non ?

Il n’en est rien.

On utilise des registres locaux (quelques uns)… Et ensuite on extrapole. On fait des modèles mathématiques.

Je vous laisse imaginer les fantaisies et autres « licence poétique» qu’un tel système peut engrendrer.

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Farce et attrape

Glyphosate, Alzheimer et vitamine D : l’art et la manière de trafiquer les données

Vous pensez sans doute : il perd le sens commun. Quel est le rapport entre un herbicide, une maladie dégénérative et une vitamine ?

Ces trois exemples illustrent les effet délétères sur le long terme qu’ont des études manipulées ou contenant des erreurs.

Glyphosate : le célèbre herbicide de Monsanto.

Il y a 25 ans, une étude « revue par les pairs » démontre son absence de risque grave pour l’homme. Cette étude est ensuite citée à de nombreuses reprises constituant de facto une sorte de bouclier.

Chaque fois que quelqu’un critique le produit chimique, on lui oppose la carte joker : des études prouvent que glysophate n’est pas dangereux. Fermez le ban.

Sauf que cet article séminal a été manipulé… écrit par les gens de Monsanto eux-mêmes et non par des scientifiques indépendants. Cette technique, hélas très répandue au sein de Big Pharma, se nomme le « ghostwriting ».

L’étude vient d’être rétractée… Un quart de siècle plus tard ! (source)

Alzheimer.

Depuis 30 ans, toute la recherche focalise sur une seule théorie explicative : les plaques amyloïdes (des amas de protéines dans le cerveau). C’est devenu un totem, un dogme.

Sauf que les quelques grandes études prestigieuses qui ont étayé cette hypothèse… furent toutes bidonnées (les auteurs ont modifié les résultats de tests Western blot qui servent à mesurer les quantités de protéines).

Qui est au courant depuis 2021 (lorsque un lanceur d’alerte révéla le pot-aux-roses) ?

A ce sujet, je vous conseille le livre Doctored: Fraud, Arrogance, and Tragedy in the Quest to Cure Alzheimer’s, publié en 2025 (de Charles Piller,écrit avec le lanceur d’alerte). Edifiant.

Vitamine D : une erreur de calcul grotesque.

J’ai consacré un chapitre dans mon livre à la vitamine D en soulignant son importance pour le système immunitaire, les carences (dans nos latitudes nord) et les recommandations officielles dérisoires en termes de supplémentation.

Je n’avais pas vu qu’une étude datant de 2014 révélait une stupéfiante erreur de calcul… affectant des études précédentes qui servirent de base pour différentes autorités de santé publique (USA, Canada, UK) afin de déterminer les niveaux sanguins recommandés.

Titre : « A Statistical Error in the Estimation of the Recommended Dietary Allowance for Vitamin D »

Lien : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4210929/

C’est le docteur John Campbell qui vient de remonter cette incroyable bourde du fond du puit mémoriel (sa vidéo ici).

En gros, pour les recommandations au Royaume-Uni (via le NHS), cette erreur de calcul… entraîne une recommandation journalière (de 400 UI) 22 fois trop faible (par rapport à l’objectif fixé) !

J’écrivais (page 163) qu’un tel niveau était « incompréhensible » (tout juste bon à éviter le rachitisme). Malheureusement, je n’avais pas trouvé l’étude de 2014 expliquant -en partie- l’inexplicable. 😉

Au passage, cela montre qu’un correctif, publié des années plus tard, a systématiquement moins d’effet. Le mal a été fait en quelque sorte.

Ces erreurs de calcul ont sans doute profondément influencé toute une génération de médecins, de chercheurs par rapport aux niveaux sanguins souhaitables de vitamine D.

Morale de ces 3 histoires ?

Oui, la science (« Lascience ») est régulièrement intrumentalisée au profit de tel ou tel intérêt. Cela va de la simple erreur de calcul jusqu’à la fraude patentée.

Elle peut devenir un outil de puissance, de coercition, de mensonge, de dissimulation.

Il faut donc rester sur ses gardes et conserver son esprit critique. Et surtout se méfier de ceux qui se cachent systématiquement derrière des études ou des chiffres tout en refusant le débat contradictoire.

La science, la vraie, doit provoquer des controverses.

C’est la condition sine qua non du progrès scientifique.

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Farce et attrape

La fraude scientifique s’industrialise

Etude fascinante publiée en août 2025 dans le PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America).

Titre : « The entities enabling scientific fraud at scale are large, resilient, and growing rapidly« 

Lien : https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2420092122

Je traite de la fraude scientifique dans mon livre (chapitre 9) car c’est un problème qui s’intensifie à mesure que le nombre de publications (articles, études) explose. Et qui peu à peu infecte tout le monde de la recherche (cancer compris).

Entre erreurs, fraudes intentionnelles (résultats « enjolivés ») voire même jusqu’à des faux complets, les conséquences sont importantes et concrètes (autorisation de commercialisation donnée à des molécules sans bénéfice, voire même dangereuses, attribution de budgets, etc.).

Tout ceci porte un nom : corruption.

L’équipe australienne a fourni un important travail statistique et révèle un véritable système dans lequel des « usines » à fraude existent, produisent des quantités d’articles… et ces articles sont ensuite « revus » par des réseaux de publications et de « pairs » qui délibérément les font passer… et/ou délibérement ne produisent pas après les rétractations qui seraient nécessaires.

Des réseaux structurés se forment avec en début de chaîne des « usines à articles » (paper mills), puis des « courtiers » (brookers) et enfin des éditeurs complices (journaux, pairs).

C’est donc toute la chaîne qui est corrompue. Les auteurs de l’étude utilise l’expression « industrial scale of production« .

On peut en effet parler d' »industrialisation » de la fraude, en termes d’échelle, et d’organisation.

Dernier point avancé par les auteurs : Les publications frauduleuses augmentent bien plus rapidement que la science légitime, avec un suivi et une correction largement insuffisants.

Là encore, c’est bien l’idée d’échelle industrielle, de masse qui ne fait que croître.

Finissons par le commentaire percutant d’un des auteurs (Luis Amaral, professeur à l’Université Northwestern)au sujet de cette fraude :

« C’est comme vider une baignoire qui déborde avec une cuillère« .

Autre écho dans la presse : https://www.science.org/content/article/scientific-fraud-has-become-industry-alarming-analysis-finds

Ou encore le prestigieux New York Times : https://www.nytimes.com/2025/08/04/science/04hs-science-papers-fraud-research-paper-mills.html

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Benzimidazoles Farce et attrape

Fenbendazole : propagande à la BBC et la Voix du Nord

Je signale un véritable morceau de choix commis par la BBC (la radio-télévision publique britannique).

Lien : https://www.bbc.com/news/articles/ckgjn7z7v04o

Un cancéreux de 45 ans est mort le 29 avril 2024, après avoir pris du fenbendazole pendant 3 semaines et demi (avant d’être hospitalisé).

Cause du décès? Insuffisance rénale, lésion hépatique aiguë… Provoqués par le fenbendazole, bien entendu.

Le pauvre bougre, forcément, avait lu des sottises sur Internet (comme d’habitude).

Un médecin de service rappelle ainsi le dogme :

« Il n’existe pas de bénéfice prouvé à la prise de fenbendazole pour traiter le cancer chez les humains ».

Cet article reprend tous les codes et les astuces du « hit piece« , c’est-à-dire d’une opération médiatique conçue pour attaquer une pratique, une molécule, un individu, un groupe d’individus (nombreux exemples lors du Covid).

Rappelons les faits et non les conclusions orientées de la BBC :

-l’homme était alcoolique (cirrhose !)

-il utilisait en plus des drogues (« history of drug and excess alcohol use« )

-il acheté du fenbendazole à un fournisseur basé en Ukraine (!!!!)

Quand la tragédie vire à la farce.

Finissons sur un mensonge -par ommission- de la BBC : quid du cancer ?

Le médecin cité dans l’article fait pourtant explicitement le lien.

L’homme a acheté le produit « en raison de plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux affirmant qu’il avait des propriétés anticancéreuses.« 

Donc il souffrait d’un cancer.

Mais étrangement aucun détail. Quel organe ? Quel type ? Quel stade ? On fait comme si cet homme n’était pas cancéreux (en plus d’avoir le foie endommagé par son alcoolisme).

Autre question fondamentale : la dose totale. Cet homme a pris quelle quantité du « fenbendazole » ukrainien en 3 semaines et demi ?

Autre piège : le produit ukrainien a-t-il été analysé ? Non, bien entendu. Ce serait trop simple.

Mais ce n’est pas fini.

Cette affaire remonte à avril 2024. On trouve une première mention dans les médias en octobre 2024.

Pourquoi donc la BBC mais également la Voix du Nord parlent de cette affaire aujourd’hui, le 2 août 2025 ?

Car oui, la Voix du Nord saute dans le train en reprenant l’article de la BCC et en insistant lourdement (c’est une constante) sur les « animaux » :

Titre : « Il prenait un traitement destiné aux animaux pour guérir son cancer : un Anglais est décédé après avoir pris du fenbendazole »

Le quotidien français passe même une seconde couche en reliant ce décès à… Joe Tippens (voir le chapitre 17 de mon livre, « l’Américain qui ne veut (toujours) pas mourir« ).

La boucle est ainsi bouclée.

Lien : https://www.lavoixdunord.fr/1611991/article/2025-08-02/il-prenait-un-traitement-destine-aux-animaux-pour-guerir-son-cancer-un-anglais

PS : les deux plus gros tirages de la presse britannique ont ensuite pris le relai, avec successivement le DailyMail et le Sun.