
Nous comprenons mieux l’importance des micro-organismes (ou microbes). Ce sont des bactéries, virus, parasites et champignons.
On appelle leurs regroupements dans le corps humain : les microbiotes (microbiota en anglais). Et en incluant leurs métabolites, les interactions avec nous : les microbiomes.
(Note : avant on utilisait le mot « flore », trop limité, comme la flore intestinale.)
Nous en possédons plusieurs : le plus connu, le plus important quantitativement et fonctionnellement : le microbiote intestinal (on utilise même l’expression « second cerveau »).
Mais n’oublions pas : bouche, peau, nez, poumons, vessie, surface de l’oeil, conduit auditif, vagin, génital masculin (pénis, prostate)
Nous abritons en nous et sommes recouverts d’une quantité astronomique de micro-organismes.
Quel est le rapport avec le cancer ? Il est fondamental et probablement double.
-d’abord l’évidence : le système immunitaire (multiples défenses contre les cellules cancéreuses)
-ensuite, la thèse qui se renforce : la responsabilité de certains micro-organismes dans la carcinogénèse et/ou la progression du cancer (via des actions directes et/ou des effets indirects, comme les protéines produites et/ou leurs métabolites).
Je rappelle que ces théories infectieuses sont anciennes (depuis la fin du 19ème siècle avec des parasites ou bactéries, puis tout le 20ème avec des virus, et au 21ème siècle la découverte du mycobiome, l’ensemble des champignons).
Aujourd’hui, officiellement, 10 à 30 % des cancers ont une cause infectieuse.
Bref, tout oncologue qui ignore ces deux aspects doit être considéré comme un charlatan (l’écrasante majorité d’entre-eux, hélas).
Pour ne parler que du système immunitaire, la probabilité que nous ayons commis la plus grande erreur médicale de tous les temps est assez élevée.
Comment ?
Avec notre obsession maladive depuis des décennies d’utiliser des outils hyper toxiques (chimiothérapies et rayons ionisants) qui affaiblissent voire détruisent ce même système immunitaire.
C’est documenté : les chimiothérapies altèrent profondément le microbiote intestinal. On parle pudiquement de « dysbiose » (simple « déséquilibre »).
De l’erreur médicale de masse au crime de masse… la frontière paraît ainsi de plus en plus ténue.
Bref. Comme à mon habitude, je souhaite ancrer mes réflexions dans la science.
Vous savez, la science qu’on vous oppose systématiquement pour mieux vous mépriser, pour mieux vous nier en tant qu’être humain libre et doté de raison.
Des milliers de véritables scientifiques dans le monde travaillent depuis des années et explorent les nombreux liens entre microbiotes et cancer.
Une simple recherche sur PubMed (uniquement sur le titre pas le résumé) renvoie plus de 4 000 résultats.
Et pour vous le prouver, voici une sélection de 22 papiers parus les 2 premières semaines de mai 2026…
Quel terrible miroir pour tous les zélotes de Big Cancer !
cdubuit@onconautes.com
-Microbiome: a driver of pancreatic inflammation and tumorigenesis (lien)
-Gut microbiota-derived deoxycholic acid shapes an immunosuppressive tumor microenvironment and promotes breast cancer progression (lien)
-Dynamic microbiome-host interactions and their associations with systemic metabolism and radiological characteristics during early lung adenocarcinoma (lien)
-The microbiome across the prostate disease continuum: from health and BPH to prostatitis/CPPS and cancer (lien)
-Oral microbiota in early- and late-onset tongue cancers: A pilot case-control study (lien)
-Probiotics in colorectal cancer: mechanisms, biomarkers, and adjunct strategies (lien)
-From intratumoral microbiome association to spatial microbiome biology in primary liver cancer: a response and perspective (lien)
-Harnessing the immune system in lung cancer: emerging role of the microbiome (lien)
-Gut Microbiota and Extraintestinal Cancers: Mechanistic Insights and Microbiome-Targeted Interventions (lien)
-Intratumoral microbial networks as biomarkers for second primary oral cancer risk in esophageal squamous cell carcinoma (lien)
-Urinary microbiota diversity and composition in patients with advanced renal cell cancer (lien)
-Re-arming checkpoint blockade in MSS colorectal cancer: A precision-microbiome playbook from mechanisms to clinic (lien)
-Gut microbiota and its metabolites: Key factors of drug resistance in the treatment of advanced prostate cancer (Review) (lien)
-Fermented Durian Tempoyak as a Source of Probiotics for Colorectal Cancer Prevention through Gut Microbiome Modulation (lien)
-Intratumoral Microorganisms in Tumors: Current Understanding and Emerging Therapeutic Strategies (lien)
-Biodiversity and biogeography of the multi-kingdom cancer microbiome (lien)
-Micheliolide ameliorates colon cancer cachexia by modulating gut microbiota-immune signaling via Phocaeicola vulgatus enrichment (lien)
-Metagenomics and culturomics reveal the dual role of the gut microbiome in the development of immune-related toxicities and the efficacy of immune checkpoint inhibitors in cancer (lien)
-How the Ketogenic Diet Shapes the Microbiome to Influence Cancer Immunotherapy Outcomes: An Exploration of Clinical Trials and Their Results (lien)
-Exploring the Role of Probiotics in the Prevention and Treatment of Gastrointestinal Cancer (lien)
-Significance and challenges in dissecting cancer-bacteriome interactions (lien)
-Gut microbiota and diet in colorectal cancer: Converging determinants of carcinogenesis (lien)