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« Le pluriel d’anecdote est hypothèse »

… et une hypothèse est une proposition qui peut être testée.

J’ai extrait cette citation d’une vidéo de John Campbell, un médecin anglais à la retraite.

3,28 millions d’abonnés Youtube, excusez du peu !

Il s’est fait connaître lors du Covid avec son ton mesuré, son accent si british et son calme (une vertu incomparable durant une période d’hystérie).

Et depuis, il aborde de nombreux sujets médicaux dont bien sûr le cancer, en s’appuyant sur des études publiées qu’il prend plaisir à décortiquer et à déchiffrer pour le commun des mortels. Il réalise également des interviews.

Il s’est exprimé occasionnellement au sujet du fenbendazole ou encore de l’ivermectine.

Le 10 novembre, il se penchait ainsi sur une série de 3 cas (fenbendazole contre cancer), un article publié en mai 2025.

Lien : https://youtu.be/X9x02-SB1sk

Cette vidéo a enregistré plus de 600 000 vues !

Quelques jours plus tard, il a refait une vidéo pour évoquer les dizaines de messages et de réactions qu’il a reçus. Des témoignages de malades ayant eux aussi utilisé l’anthelminthique vétérinaire.

Lien : https://youtu.be/XWpfRMvn_Y8

Et c’est là qu’il a prononcé cette phrase : « Le pluriel d’anecdote est hypothèse ».

Et elle est fondamentale.

Vous savez que pour les scientifiques des témoignages, des histoires individuelles n’ont aucune importance.

Statistiquement, ils ont raison.

Sauf que -et c’est là que tout change- quand on réunit grâce à l’Internet, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de témoignages (ceux que j’ai appelés les onconautes)… alors ce qui n’était qu’une vulgaire anecdote (« le fenbendazole m’a aidé à lutter contre le cancer ») devient une hypothèse de travail incontournable.

Plus qu’un problème médical, scientifique, le cancer est aujourd’hui un problème de communication.

Comme je l’ai écrit dans mon livre, Joe Tippens et ses 222 mg de fenbendazole ont 10 ans à peine ! Et pourtant, cela paraît une éternité.

La vague du repositionnement des médicaments est bien lancée et plus rien ne peut l’arrêter.

Pour en revenir au docteur John Campbell, sa conclusion est rationnelle : devant tant d’études in vitro/in vivo et tant de témoignages, il faut sérieusement lancer des essais cliniques car l’hypothèse de l’utilisation en première ligne des benzimidazoles carbamates contre le cancer ne peut plus être moquée, méprisée ni rejetée.

Big Cancer est au pied du mur.

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Cancer du pancréas : liens avec bactéries et champignons

Une constante émerge : quand on cherche, on trouve.

Appliquée au cancer, cela donne : quand on cherche des micro-organismes, on en trouve ! 😉

Une étude publiée en septembre dans Jama Oncology annonce la couleur : 27 bactéries et champignons dans la bouche sont liée à un risque global 3,5 fois plus élevé pour le cancer du pancréas.

Titre : « Oral Bacterial and Fungal Microbiome and Subsequent Risk for Pancreatic Cancer »

Lien : https://jamanetwork.com/journals/jamaoncology/article-abstract/2839132

L’étude a été menée aux Etats-Unis (sur 2 cohortes épistémiologiques) avec au total 122 000 participants (qui ont fourni un échantillon de salive)… suivis pendant une durée médiane de 8,8 ans (4,9 à 13,4 ans).

445 développèrent un cancer du pancréas. Les scientifiques les ont matchés avec un groupe contrôle de 445. Total donc 890, âge moyen 67,

La présence de 3 bactéries pathogènes (P gingivalis, E nodatum, P micra) augmente le risque.

Pour les champignons, les auteurs notent :

« Le genre Candida a été identifié comme facteur de risque de cancer du pancréas, soulignant ainsi le rôle des champignons buccaux dans la susceptibilité au cancer (risque accru de 1,58 fois, IC à 95 % : 1,05-2,38). Parmi ces champignons, on retrouve Candida tropicalis (risque accru de 1,43 fois, IC à 95 % : 1,00-2,03) et des espèces de Candida non spécifiées (risque accru de 1,34 fois, IC à 95 % : 1,05-1,70). »

C’est fascinant. Il y a bien une corrélation, mais on est toujours incapables d’expliquer le ou les liens de causalité.

La présence de ces micro-organismes dans la bouche est-elle le signe d’un affaiblissement du système immunitaire (ouvrant ainsi grande la porte au développement d’un cancer) ?

Ou ces champignons (avec leur mycotoxines) et bactéries ont-ils un rôle actif dans la cancérogénèse ? Sont-ils des causes ?

Et doit-on faire un distingo entre les 2 types (cause fongique d’un côté, les bactéries n’étant là que de manière opportuniste) ?

On rappelle qu’on les trouve également dans et autour des tumeurs (voir les 2 études publiées dans Cell, en septembre 2022).

Cette étude publiée dans Jama est bien entendu incomplète (impasse totale sur le microbiote intestinal).

Mais le fait est : les indices s’accumulent.

Il est évident qu’il faut creuser la problématique des microbiotes (intestins et bouche) et celle des champignons…. le tout lié avec le système immunitaire.

On finira peut-être par comprendre que le cancer n’est au fond qu’un pas de deux, une danse macabre entre 2 partenaires :

-le système immunitaire

-des micro-organismes pathogènes (virus, bactéries, parasites, champignons), agissant seuls ou en meutes.

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Tumeurs bourgeonnantes : âmes sensibles…

L’expression en anglais me semble plus percutante, et même plus signifiante : « fungating tumors ».

Eh oui, cela ressemble bougrement à un champignon qui explose.

J’en parle dans mon bouquin (en suggérant aux lecteurs d’effectuer une recherche sur Google Images… attention, avoir l’estomac bien accroché).

J’y repense à cause d’un commentaire lu dans un groupe Facebook. L’auteur reprenait la thèse selon laquelle la tumeur serait une enveloppe de protection créée par notre corps afin de « contenir » les cellules cancéreuses.

De les emprisonner !

Cette idée m’a toujours semblé aberrante.

Car on sait que ce qu’il y a autour, le micro environnement tumoral, agit comme une barrière protectrice…. pour la tumeur !

C’est là où le système immunitaire est trompé, voire même manipulé.

Bref, l’idée que les cellules cancéreuses seraient à la fois prisonnières dans la tumeur et libres à l’extérieur de leur prison, ne tient pas vraiment la route.

Autre absurdité : l’angiogénèse. La « prison » faciliterait l’approvisionnement en nutriments… du cancer prisonnier en créant de nouveaux vaisseaux sanguins ?

Et puis j’ai repensé à ces photos choquantes (de tumeurs bourgeonnantes)….

Un mécanisme de « protection », ça ???

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Les vaccins Covid ARNm améliorent-ils l’efficacité des immunothérapies ?

Une étude publiée le 22 octobre dans Nature fait du bruit.

Titre : « SARS-CoV-2 mRNA vaccines sensitize tumours to immune checkpoint blockade. »

Lien : https://www.nature.com/articles/s41586-025-09655-y

Elle montre un lien positif entre l’injection de produits Covid ARNm (Biontech et Moderna) et l’efficacité des immunothérapies du type Inhibiteur de point de contrôle immunitaire, chez des cancéreux.

Conclusion : une survie à 3 ans améliorée.

Diantre ! Cela fait depuis 2021 qu’on lit des horreurs au sujet de ces produits et leurs nombreux effets négatifs (y compris avec le cancer).

Alors que penser de cette étude ?

PREMIER PIEGE

La cohorte est très réduite.

We identified 180 patients who received a COVID mRNA vaccine within 100 days of ICI [Immune checkpoint inhibitors]initiation, and 704 patients who were treated with ICI and did not receive a COVID vaccine »

-sur les 180 : « 81 received 1 dose of COVID-19 mRNA vaccination within 100 days, 98 received 2 doses, and 1 received 3 doses »

SECOND PIEGE

Le résultat étudié ? Three-year overall survival (survie à 3 ans).

Pourquoi pas 5 ?

Ici, le biais (ou la manipulation) est évident… Avec la survie à 5 ans (qui est l’indicateur classique pour le cancer) la comparaison serait beaucoup moins avantageuse puisque ces traitements, en réalité, ne changent pas grand chose (en terme de récurrences et donc de véritable mortalité).

C’est un piège sous-jacent de cette étude. On compare quelque chose à autre chose… mais qui de toute les façons n’est pas très efficace.

Dans le détail, selon les auteurs, la survie médiane passe de 20,6 (sans injection ARNm) à 37,3 mois (avec).

En clair : vous finissez de toutes les façons par passer l’arme à gauche. Mais ça prend un peu plus de temps.

C’est le grand malentendu vis-à-vis du cancer et de tous les traitements qu’on lui applique : le grand public veut entendre « guérir » alors que ce mot n’existe pas dans le monde de Big Cancer…

Big Cancer coupe toujours les cheveux en 4 avec des indicateurs statistiques farfelus qui à la fois font peur (le cancer tue) et à la fois vous donnent un peu d’espoir (il faut bien que l’argent continue de couler).

TROISIEME PIEGE

Les auteurs de l’étude ont procédé à une stupéfiante cuisine statistique. Jugez plutôt :

controlling for 39 covariables with Cox proportional hazards regression, including clinical stage, histology, steroid use, performance status, mutation status, comorbidities and treatment year »

Autant de facteurs hautement subjectifs et possiblement liés à une montagne de biais (et sur une cohorte réduite)… ce qui augmente mécaniquement les risques d’erreurs voire de manipulations.

Nous sommes très, très loin du cas de figure binaire du style on prend des hommes de 50 ans en bonne santé on forme 2 groupes, l’un avec le traitement, l’autre avec un placebo… Ici, on réduirait les biais au maximum (et encore, allez définir précisément ce qu’est la « bonne santé »).

En clair : dans un tel brouillard statistique on peut très facilement pousser les résultats dans un sens. Ou dans l’autre.

On peut les enjoliver.

CONCLUSION

Une extrême prudence s’impose.

On finira sur une pirouette en citant quelques conclusions que les scientifiques adorent utiliser dans leurs articles (quand ils ne sont sûrs de rien) :

Further studies are warranted to confirm these finding. »

These results should be interpreted with caution and require validation in larger, prospective studies. »

-sans oublier le grand classique que vous connaissez tous : « Our findings suggest a potential association, but causal relationships cannot be established. »

Eh oui. N’oubliez jamais : corrélation n’est pas causalité. 😉

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Ça vous dirait des métastases sur les nerfs optiques ?

Cet article a deux -modestes- objectifs :

-vous démontrer (une fois de plus) l’explosion des publications scientifiques.

-vous rappeler que quoi vous subissez, des hommes, des femmes… souffrent mille fois davantage.

Soit la requête sur PubMed : « cancer et case report ». En clair, les articles qui rapportent, exposent des cas très particuliers.

Près de 1 200 réponses. On voit bien la croissance spectaculaire.

Au milieu de cette somme d’horreurs… je vous propose un cas.

Septembre 2025.

Titre : « Breast Cancer Metastasis to the Optic Nerve: A Case Report »

Lien : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12513407/

Une femme de 64 ans développe un cancer du sein. Chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, thérapie hormonale. La totale.

Dix années après son diagnostic, la patiente perd peu à peu la vue (des 2 côtés).

Malgré tous les traitements, le cancer a métastasé : cerveau, poumon, os. Elle devient rapidement… aveugle.

Ce cas est unique car il s’agit de métastases (tardives) sur les nerfs optiques !

Vous voyez, si j’ose dire… on trouve toujours pire…