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Jane McLelland ouvre son site Substack

Jane McLelland vient de lancer son site Substack.

Lien : https://substack.com/@howtostarvecancer

Cet outil s’ajoute au groupe Facebook qu’elle anime (110 000 membres).

Lien : https://www.facebook.com/groups/off.label.drugsforcancer

Jane McLelland, kinésithérapeute anglaise, est une pionnière du repositionnement des médicaments.

En 1994, elle subit un cancer agressif du col de l’utérus en 1994 puis une récurrence aux poumons en 1999. Et enfin en 2003, une myélodysplasie (forme de cancer du sang) provoquée par les traitements.

Il faut noter qu’à l’époque, elle endure la Trinité Infernale : hystérectomie, chimios, rayons.

Elle a ensuite écrit Affamer le cancer: L’alimentation et les médicaments qui affaiblissent les cellules cancéreuses mais pas les saines (traduction française, 2023, Éditions Thierry Souccar).

Son approche ? Métabolique et intégrative avec plusieurs molécules (metformine, statines, étodolac, etc.) et des compléments (quercétine, berbérine, etc.).

L’idée directrice consiste à couper/réduire les différentes lignes d’approvisionnement des tumeurs (d’où le verbe « affamer »).

Rappelons que dans les années 1990, début 2000, c’était presque de la science fiction. Jane était seule, littéralement.

Il ne s’agit donc pas d’un travail théorique mais bien d’une expérience personnelle, les mains dans la cambouis et qui s’est élargie ensuite (au gré des études scientifiques et de ses propres recherches).

Depuis, de nombreux malades ont utilisé son protocole et son travail a incontestablement irrigué la théorie métabolique du cancer (voir le professeur Thomas N. Seyfried).

Aujourd’hui âgée de 62 ans, Jane McLelland est la preuve -vivante- qu’il est possible de lutter avec succès contre le cancer avec des armes non conventionnelles.

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Business : Big Pharma est Big Cancer

Le chiffre d’affaires global de l’industrie pharmaceutique (médicaments) est de plus en plus concentré sur quelques gros segments.

En 2025, l’oncologie représente le premier de ces segments, pesant 18 % du total (source Statista Market Insights). Soit un chiffre d’affaires de 217 milliards de dollars !

Les médicaments contre le diabète arrivent en seconde position avec 7 %.

Le cancer c’est à la fois la poule aux oeufs d’or et le veau d’or…

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La vitamine C réduit les effets du stress

Un petit coup de pompe hivernal ? Vous prenez de la vitamine C qui fouette le système immunitaire.

D’autres l’utilisent à des doses massives (en intraveineuse) comme antioxidant contre le cancer (suivant les travaux de Linus Pauling, prix nobel de Chimie en 1954, sur les mégadoses d’acide ascorbique contre diverses pathologies dont le rhume).

Historiquement, on a associé la vitamine C au scorbut (solution découverte empiriquement par les marins au 17ème siècle avec la consommation d’agrumes, puis démontrée scientifiquement en 1747).

Et vous savez que l’espèce humaine (avec les primates, mes cochons d’Inde) a la particularité de ne pas produire la vitamine C dont elle a besoin.

Tout cela est vu et revu.

Et si en plus, la vitamine C pouvait réduire… le stress ?

Cela ouvrirait des pistes bougrement intéressantes dans le cadre du cancer.

On trouve plusieurs essais cliniques qui confirment cette action (via le marqueur sanguin du cortisol, hormone stéroïdienne, surnommée « l’hormone du stress », produite par les glandes surrénales et qui affaiblit le système immunitaire).

Voici quelques références :

A randomized controlled trial of high dose ascorbic acid for reduction of blood pressure, cortisol, and subjective responses to psychological stress (2002)

Essai 14 jours sur 60 adultes en bonne santé (3 x 1 000 mg par jour et placebo).

Résultat ? Réduction pression artérielle, cortisol et meilleure réponse au stress psychologique (via Trier Social Stress Test)

Ensuite un test autour de l’ultramarathon (course à pied).

Vitamin C supplementation attenuates the increases in circulating cortisol, adrenaline and anti-inflammatory polypeptides following ultramarathon running (2001)

Des doses de 500 à 1 500 mg par jour (ou placebo), 29 participants. Après la course, les niveaux de cortisol, adrénaline étaient significativement plus réduits dans le groupe 1 500 mg.

Autre étude sur 69 femmes souffrant hypercortisolémie (en raison de stress chronique).

Vitamin C supplementation alleviates hypercortisolemia caused by chronic stress (2003)

1 000 mg par jour pendant 2 mois. Baisse significative des taux de cortisol (jusqu’à 43 %) et de DHEA-S (autre marqueur hormonal lié au stress).

Au-delà de l’effet immunosuppresseur (par exemple réduction des Bifidobacterium dans le microbiote intestinal), le cortisol peut avoir un effet direct sur des bactéries (Porphyromonas gingivalis) et il peut être modifié métaboliquement par des champignons (provoquant ainsi des perturbations des signaux hormonaux).

Bref, autant de raisons de se méfier de cette hormone (dans le cadre du cancer).

PS : notez que d’autres molécules réduisent le cortisol. Citons le magnésium, l’ashwagandha (Withania somnifera, le ginseng indien), la mélatonine, la vitamine D, l’aspirine, etc.

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Histoire : quand le mycosis fongoïde devient un cancer

En 1806, le médecin français Jean-Louis Alibert décrit une maladie de peau (avec plaques et tumeurs). En 1829, il lui donne le nom de « mycosis fongoïde ».

En 1870, un Anglais décrit la même pathologie et la baptise « fibroma fungoides ».

En 1975, on la classe finalement dans la case des lymphomes cutanés à cellules T, des cancers rares de la peau.

(en France, on dénombre chaque année 600 à 800 cas de ces lymphomes).

En 2018, l’OMS reconnaît 4 variantes de la maladie (le premier étant la maladie d’Alibert ou mycosis fongoïde, à évolution plutôt lente, alors que le syndrome de Sézary -du nom d’un autre médecin français- est agressif).

(illustration datant de 1872, montrant le « fibroma fungoides »).

Ce petit éclairage historique nous rappelle que la frontière est parfois ténue entre cancers et infections fongiques, en tout cas visuellement.

En anglais on utilise d’ailleurs l’expression «fungating tumors » pour décrire des tumeurs en chou-fleur… qui bourgeonnent littéralement de la peau, explosent même (si vous avez le coeur bien accroché pour regarder les photos).

Bonne chance…

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Vitamine C : de l’engrais pour votre microbiote

Soit la vitamine C. On ne va pas revenir dessus, ses effets antioxydants, ses liens avec le système immunitaire…

Et inutile de remonter jusqu’à Linus Pauling, prix Nobel de chimie en 1954 et grand promoteur de cette molécule.

La répétition devient pénible.

Mais quid des effets de la vitamine C sur votre microbiote ?

Après tout, l’importance de ce « second cerveau » commence tout juste à être comprise (toutes les bactéries, virus et autres champignons qui colonisent nos entrailles).

Future Microbiology a publié en 2022 une étude observationnelle très originale.

Titre : «Vitamin C improves gut Bifidobacteria in humans »

Lien : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12153399/

Le principe ? 23 individus en Californie (11 hommes, 12 femmes) âgés de 5 à 80 ans, avec des problèmes de santé divers… Ils furent supplémentés en vitamine C (acide ascorbique) par voie orale (quotidiennement) ou par voie intraveineuse (rythme hebdomadaire).

A quelle dose ?

De 3 à 25 grammes par jour (oui, ce n’est pas une erreur, il s’agit bien de grammes) !

Durée de la supplémentation ? De 5 jours à 1 an et demi.

Tests : analyse des selles avant le début du traitement et à la fin pour déterminer l’évolution (types et quantités) des bactéries présentes.

Résultat ?

La vitamine C augmente la quantité de Bifidobacterium (une bactérie très bénéfique, voir les travaux du docteur Sabine Hazan et son livre Let’s talk about shit, traduit en français chez l’excellent Marco Pietteur).

Mais quel rapport avec le cancer ?

Le système immunitaire. On y revient toujours.

Les personnes malades (cancers ou autres pathologies chroniques) souffrent en plus d’un déséquilibre de la flore intestinale.

Cause ou effet ?

Et si la bonne réponse était les deux ?

Je signale au passage que Sabine Hazan (gastro-entérologue née au Maroc et vivant au Canada) a gagné en popularité et quelques médailles durant le triste épisode du Covid.

En juillet 2022, elle devient en effet une cible puisqu’elle se retrouve -malgré elle- mêlée à l’hystérie au sujet de l’ivermectine.

Vous vous souvenez des polémiques sans fin sur ce médicament ?

Hazan publie un article fascinant sur l’effet de l’ivermectine… sur le microbiote intestinal. Son titre ne prête le flanc à aucun malentendu :

« Microbiome-Based Hypothesis on Ivermectin’s Mechanism in COVID-19: Ivermectin Feeds Bifidobacteria to Boost Immunity »

Lien : https://public-pages-files-2025.frontiersin.org/journals/microbiology/articles/10.3389/fmicb.2022.952321/pdf

« Hypothèse fondée sur le microbiome concernant le mécanisme d’action de l’ivermectine dans la Covid-19 : l’ivermectine nourrit les bifidobactéries pour renforcer l’immunité »

Hazan n’affirme pas. Elle présente une « hypothèse » (le mot est répété 10 fois dans son texte).

Elle enfonce encore le clou en ajoutant : « L’objectif de cette étude est de décrire une nouvelle hypothèse concernant l’action de l’IVM contre le SARS-CoV-2, à soumettre à l’examen de la communauté scientifique. »

Difficile d’être plus clair.

Donc, qu’est-ce qui pourrait expliquer l’efficacité contre le virus Sars-Cov2 de la molécule découverte sur un terrain de golf au Japon au début des années 70 ?

Sabine Hazan écrit :

« Nous émettons l’hypothèse que le mécanisme d’action de l’IVM en tant que traitement contre la Covid-19 repose sur la nutrition de Bifidobacterium qui inhibe ensuite la fonction des cytokines et atténue la tempête de cytokines. »

L’ivermectine agirait comme un nutriment (ou une forme d’engrais) pour des bactéries bénéfiques (du type Bifidobacterium).

C’est une idée plutôt… culottée, justement, mais qui n’est pas dénuée de fondement si j’ose dire ! 😉

Hélas, en mai 2023, l’éditeur rétracte l’article… L’auteur s’oppose à cette rétractation.

Comment peut-on rétracter un papier qui présente une HYPOTHESE (en clair une idée qu’il convient de confirmer ou d’infirmer) ?

C’est absurde.

Au lieu de rétracter sans aucune justification, il fallait publier un autre article démontrant que la-dite hypothèse était fausse.

Voilà en quoi aurait consisté une démarche scientifique véritable !

En pleine folie Covid, le docteur Hazan en parlant de traitement contre le Sars-Cov2, d’ivermectine et de système immunitaire… a manifestement mis le doigt où il ne fallait pas.

Et elle fut punie pour cela.