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Ça vous dirait des métastases sur les nerfs optiques ?

Cet article a deux -modestes- objectifs :

-vous démontrer (une fois de plus) l’explosion des publications scientifiques.

-vous rappeler que quoi vous subissez, des hommes, des femmes… souffrent mille fois davantage.

Soit la requête sur PubMed : « cancer et case report ». En clair, les articles qui rapportent, exposent des cas très particuliers.

Près de 1 200 réponses. On voit bien la croissance spectaculaire.

Au milieu de cette somme d’horreurs… je vous propose un cas.

Septembre 2025.

Titre : « Breast Cancer Metastasis to the Optic Nerve: A Case Report »

Lien : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12513407/

Une femme de 64 ans développe un cancer du sein. Chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, thérapie hormonale. La totale.

Dix années après son diagnostic, la patiente perd peu à peu la vue (des 2 côtés).

Malgré tous les traitements, le cancer a métastasé : cerveau, poumon, os. Elle devient rapidement… aveugle.

Ce cas est unique car il s’agit de métastases (tardives) sur les nerfs optiques !

Vous voyez, si j’ose dire… on trouve toujours pire…

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Cancer et parasites : quand la CIA espionnait l’URSS

1951. Début de la guerre froide. La CIA rédige une note confidentielle qui résume un article scientifique paru à Léningrad (Union soviétique) en octobre 1950 (dans le journal mensuel Priroda).

Titre de la note ? « Ressemblance biochimique entre les endoparasites et les tumeurs malignes ».

Voici ce document (déclassifié en 2011): https://www.cia.gov/readingroom/docs/CIA-RDP80-00809A000600380033-3.pdf

Quelques extraits :

« Les endoparasites et les tumeurs malignes se ressemblent à bien des égards en raison des conditions similaires dans lesquelles ils se développent et vivent. Ceci a depuis longtemps suggéré l’idée de la nature parasitaire des tumeurs.
Les vers parasites intestinaux présentent un métabolisme anaérobie prononcé. Ils déposent dans leur organisme de grandes quantités de glycogène. L’accumulation de glycogène est l’une des propriétés qu’ils partagent avec les tumeurs. Les tissus des vers parasites intestinaux et des tumeurs cancéreuses appartiennent au type amphibiotique euryoxybiotique-aérofermenteur (terminologie de Th. Brand), c’est-à-dire qu’ils se caractérisent par un métabolisme impliquant des oxydations incomplètes en conditions aérobies et sont simultanément adaptés aux conditions anaérobies. »

On reconnaît là l’effet Warburg. A noter que l’hypothèse parasitaire est ancienne (fin 19ème siècle).

L’auteur ensuite pointe 2 molécules qui ont des propriétés anthelminthiques et antitumorales.

-1938 : Myracyl D, un composé aminoxanthone alkylé, a montré une efficacité à la fois contre la bilharziose (infection parasitaire) et contre les tumeurs malignes.

-1949, G.Kidder : « Guanozolo » (un analogue de la guanine) inhibe la synthèse d’acides nucléiques (ou plus précisément des dérivés de purine) dans les micro-organismes, ainsi que dans des tumeurs malignes chez la souris.

Bref, cette histoire est anecdotique mais cela montre malgré tout d’anciennes pistes qui sont toujours d’actualité (le repositionnement de molécules vermifuges comme le fenbendazole/mébendazole, ivermectine, etc.).

Enfin, on peut sourire… Car ce journal soviétique était à l’époque une source ouverte par définition, puisque publié à Léningrad.

Le fait de le passer l’article par le tamis de la CIA, après l’avoir traduit, l’a classé « confidentiel » pendant 60 années ! 😉

James Bond 007 prend un sacré coup de vieux.

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Colorectal

Cancer colorectal : le syndrome rond-de-cuir ?

On connaît les fameux « Messieurs les ronds-de-cuir » de Courteline… Soit la vie de bureau et l’art et la manière de protéger son délicat séant. Au sens propre.

Et si c’était une clé ? Quoi ? La position assise.

Fait : les cas de cancer colorectal (côlon + rectum) chez les individus de moins de cinquante ans augmente (dans de nombreux pays). Et on observe cela depuis les années 2000-2010.

On connaît des facteurs de risques : aliments ultra transformés, boissons sucrées, obésité, diabète, régime pauvre en fibres, manque d’exercice.

Une étude baptisée PROSPECT (Post-genomics Risk-stratified Observational Study of Early-onset Colorectal Cancer) a été lancée en 2024, couvrant 5 pays (France, Inde, Italie, UK, USA) afin d’éclairer ce sujet.

L’un des co-auteurs, le docteur Yin Cao (université de St Louis, USA) déclare au DailyMail que « quelques réponses commencent à émerger ».

Elle poursuit :

« Une découverte frappante qui m’a surprise est que l’exercice régulier ne réduit pas les effets nocifs d’une position assise prolongée.

Les jeunes passent désormais plus de temps à l’intérieur, assis pendant de plus longues périodes que par le passé. »

On en parle peu et pourtant ce n’est pas nouveau.

En 2011, une étude australienne soulignait qu’il fallait dissocier l’activité sportive… de cette fameuse position assise.

« Le temps passé assis apparaît comme un facteur de risque de cancer à part entière.

« Il semble fort probable que plus on reste assis longtemps, plus le risque augmente. Ce phénomène ne dépend ni du poids corporel ni de la quantité d’exercice physique. » (Neville Owen du Baker Heart and Diabetes Institute, Australie).

Quittons notre chaise de bureau un instant… Ma génération (1970 et les suivantes) a d’abord connu le phénomène « couch potato » (allongé devant la TV) mais surtout l’apparition des micro-ordinateurs, des consoles de jeux etc.

Nous ne sommes pas tous devenus des ronds-de-cuir, professionnellement, et mais le fait est : nous passons davantage de temps assis… même si nous pratiquons une activité sportive par ailleurs.

Et si ce facteur était au fond, c’est le cas de le dire, évident ? La position assise exerçant une pression mécanique sur le rectum et le côlon, favorisant peut-être une forme d’inflammation « à bas bruit » chronique.

Bref, vous l’aurez compris : levez-vous !

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Pourquoi les immunothérapies échouent-elles ?

Réponse : « épuisement des lymphocytes T ». En anglais : « T cells exhaustion« .

Définition :

«Décrit une affection dans laquelle les lymphocytes T (un type de cellules immunitaires) perdent leur capacité à tuer certaines cellules, comme les cellules cancéreuses […]Les lymphocytes T épuisés présentent à leur surface une quantité importante de protéines de contrôle immunitaire, ce qui peut maintenir leur activité inhibée.»

Les cellules cancéreuses utilisent cette tactique pour échapper à notre système immunitaire, le tromper.

On y revient toujours : le cancer n’est pas le fruit du « hasard », d’un chaos de mutations génétiques… Il présente des constantes biologiques (les fameuses «caractéristiques distinctives» du cancer, Hallmarks).

L’une d’elles : se jouer de nos protections. Avec pour objectif (autre constante): se protéger, contre-attaquer, survivre, proliférer.

Une étude (publiée dans Nature) vient d’élucider cette mécanique d’épuisement (qui impacte les immunothérapies modernes).

«Les lymphocytes T sont submergés par des protéines mal repliées qui déclenchent une voie de stress jusque-là non reconnue, désormais appelée TexPSR (réponse au stress protéotoxique dans l’épuisement des cellules T).»

Lien : https://www.sciencedaily.com/releases/2025/10/251003033909.htm

Lien : https://www.nature.com/articles/s41586-025-09539-1

Des hauts niveaux de TexPSR dans les lymphocytes T chez des cancéreux sont ainsi correlés à une faible réponse clinique à l’immunothérapie.

Est-il besoin de préciser que les cellules fongiques sont aussi capables de provoquer ce phénomène d’épuisement des lymphocytes T ?

Sans doute une énième coïncidence.

Au-delà, il faut remarquer que si l’on progresse dans la compréhension des mécanismes… on évite toujours soigneusement de poser la question du pourquoi ?

Pourquoi, à un moment, dans certaines conditions, l’épuisement des lymphocyte T apparaît-il ?

Nous sommes obsédés par l’idée de corriger/modifier/tordre/ou remettre à l’endoit les mécanismes que le cancer nous oppose.

On agit systématiquement en aval. Au lieu de de concentrer sur la cause.

Car la question de la cause est polluée, voire bloquée, par la théorie des mutations somatiques.

Les scientifiques demeurent -dans leur écrasante majorité- prisonniers de ce dogme censé tout expliquer.

En conséquence, ils se concentrent sur l’aval, les mécanismes, les effets.

Et donc, ils échouent.

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Hydroxychloroquine : encore elle !

Fermez la porte et elle revient par la fenêtre. Quoi ? L’hydroxychloroquine !

Et cette fois le responsable n’est pas un célèbre professeur marseillais mais le DailyMail, l’un des gros tirages de la presse britannique.

Lien : https://archive.md/RyjYo

Titre de leur article : «Un médicament à 5 pence pourrait empêcher la récidive du cancer du sein en éliminant les cellules dormantes mortelles qui se cachent dans le corps après le traitement – ​​et qui sont ignorées par les médecins».

De quoi s’agit-il exactement ?

D’un essai clinique baptisé CLEVER (randomisé, phase 2) mené par le Penn Medicine Abramson Cancer Center et l’université de Pennsylvanie et portant sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine contre le cancer du sein (afin d’éviter les récidives).

Lien : https://www.nature.com/articles/s41591-025-03877-3

Le médicament anti-paludéen (prescrit et utilisé massivement depuis des décennies) a une action contre les cellules cancéreuses dites « dormantes » (celles qui survivent, même après les traitements conventionnels et qui provoquent souvent les récurrences).

Bref, après une période d’observation de 42 mois, ce traitement semble efficace et ne présente pas d’effets toxiques.

Conclusion des auteurs ? Cela vaut la peine de lancer un essai clinique de phase 3.

Ma propre conclusion ?

Il n’y a rien de fondamentalement neuf, à part des éclaircissements techniques (lire par exemple cette étude publiée en 2002 : Hydroxychloroquine-induced apoptosis of chronic lymphocytic leukemia involves activation of caspase-3 and modulation of Bcl-2/bax/ratio)

L’hydroxychloroquine possèdent bien des propriétés antitumorales et… antifongiques (voir chapitre 14 de mon livre) et certains scientifiques le savent depuis 20 ans…

Plus que jamais, l’avenir passe par le repositionnement de molécules éprouvées et dont le profils de risques/toxicité est bien établi.

PS : on utilise aujourd’hui l’HCQ contre la malaria mais également contre la polyarthrite rhumatoïde ainsi que le lupus (des pathologies chroniques donc).