Catégories
Benzimidazoles

Mébendazole : la piste des brevets

Rappel : le fenbendazole est une molécule vétérinaire. Son équivalent humain, le mébendazole, fut commercialisé à partir de 1972.

Dans mon livre, je présente le premier (via l’histoire de l’Américain Joe Tippens, chapitre 17) et le second.

Avantage du mébendazole ? Un médecin pourrait le prescrire hors indication. On trouve des études liées au cancer (j’en liste une dizaine) et même quelques tests cliniques.

Dans le chapitre 18, j’indique que l’université américaine Johns Hopkins a déposé un brevet en 2016 portant sur l’utilisation du mébendazole contre le glioblastome (le terrible cancer du cerveau) : « Polymorphe du mébendazole pour le traitement et la prévention des tumeurs« .

Lien : https://patents.google.com/patent/US20180021310A1/en

Ce brevet me semble un peu tiré par les cheveux, car il met en avant le polymorphe C (le mébendazole en a 3 : A, B, C, ce sont des formes cristalines)… qui est déjà utilisé dans la plupart des préparations pharmaceutiques. Rien de neuf donc. Les chercheurs ont toutefois ajouté dans la corbeille un mélange avec un anti-inflammatoire non stéroïdien et un inhibiteur de la P-glycoprotéine.

Creusons un peu cette piste.

D’abord, rappelons que Johns Hopkins abrite un prestigieux centre anticancer (via son école médicale), créé au début des années 70 (renommé en 2001 « The Sidney Kimmel Comprehensive Cancer Center« ).

Nous n’avons donc pas à faire à des gens loufoques.

Or, des membres de la même équipe à Johns Hopkins (conjointement avec un centre de recherche tchèque) ont déposé un second brevet (demande février 2019, attribution août 2023): « Prodrogues de mébendazole avec une solubilité et une biodisponibilité orale améliorées ».

Lien : https://patents.google.com/patent/US11712435B2/en

Là, ils enfoncent le clou. Ils ont créé une vingtaine de « dérivés » du mébendazole (en changeant quelques atomes ici ou là) et ont testé leur biodisponibilité (sur des souris).

L’approche de ces scientifiques n’est donc pas d’affirmer que le mébendazole a une ou des actions antitumorales (pour eux, c’est un acquis), mais plutôt de renforcer la biodisponibilité de cette molécule (car elle est peu soluble, donc par voie orale, on perd en puissance/efficacité).

Et certains de ces dérivés affichent des performances très élevées en termes de mesures (par rapport au mébendazole classique). N’étant pas chimiste, leur brevet est difficilement compréhensible. Si des professionnels me lisent, n’hésitez pas à partager votre opinion.

Ne soyons pas naïfs : cette approche est nécessaire… car seul un produit « original » (donc modifié, même légèrement) est brevetable.

Cela ne signifie pas que le mébendazole dans sa forme première n’est pas efficace. La ou les modifications décrites dans le brevet n’offrent peut-être qu’un avantage pratique tout à fait marginal.

Sans études supplémentaires, tests, nous ne pouvons pas juger.

En 2022, la société américaine BullFrog AI Inc. licencie ces 2 brevets (pour le monde entier et selon le format classique : montant fixé payé à signature plus royalties sur les ventes).

BullFrog AI Inc, créée en 2017, a été introduite en bourse (Nasdaq) en février 2023.

Que penser de tout cela ? Certains critiqueront une telle « marchandisation ».

Je suis passé par là.

Pourtant, après réflexion, c’est plutôt positif, car cela introduit dans l’équation ce qui manquait jusqu’à présent : l’argent.

Le fenbendazole et le mébendazole appartiennent au domaine public depuis des décennies. Il y a donc zéro dollar à gagner. Voilà pourquoi -entre autres- Big Cancer a beau jeu de les ignorer.

Alors qu’avec les brevets de Johns Hopkins, nous avons désormais une société commerciale dont l’intérêt ontologique (oncologique ?) est de promouvoir ces molécules (contre ou en association avec les chimios conventionnelles) afin d’engranger des profits.

La société ne se cache pas. Elle se lèche les babines !

Bullfrog AI écrit ainsi en 2023 : « Le marché mondial du traitement du glioblastome multiforme devrait passer de 5,1 milliards de dollars en 2020 à environ 10,2 milliards de dollars d’ici 2030, avec un taux de croissance annuel composé de 12,8 % au cours de la période de prévision, selon un rapport de Vision Research Reports. »

Soyons clairs : si ces « prodrogues » offrent de véritables avantages thérapeutiques par rapport au mébendazole classique… elles seront immédiatement copiées (Inde, Chine, etc.). Et la société américaine n’y pourra pas grand chose.

Bref, nous devons observer la situation avec le cynisme de Big Pharma. Cette entrée en scène commerciale va inévitablement populariser ces molécules (et par ricochet son cousin le fenbendazole). D’autres scientifiques se mettront alors en chasse. Cela débouchera sur de nouveaux tests, de nouvelles études.

Bref : c’est tout bénéfice… pour les onconautes !

PS : La piste des brevets doit être explorée davantage. En réalité, des la fin des années 90… des scientifiques ont breveté l’utilisation de « benzimidazoles » (famille qui contient le mébendazole et le fenbendazole) contre le cancer.

Et pas d’obscures officines… On trouve ainsi le géant américain Procter & Gamble (voir en 1996, « A pharmaceutical composition containing benzimidazole for inhibiting the growth of cancers« ) !

Je reviendrai en détail sur cet aspect dans mon prochain livre.

Catégories
Benzimidazoles

FBZ, or not FBZ… that is the question

Vous êtes un cancérologue réputé, respecté. Vos décennies d’expérience, de publications, de combat perdus et gagnés contre la maladie forment le piédestal sur lequel vous dominez votre environnement professionnel.

Malgré vos tempes argentées, vos rides, vous avez le teint hâlé, l’oeil vif et maintenez une silhouette szelte. Vous êtes en pleine possession de vos moyens ; sain de corps et d’esprit.

Vous êtes une huile, un ponte. Le patron. El jeffe. The boss.

Vous êtes le numéro 1.

Depuis quelques années, vous voyez passer des études in vitro et in vivo portant sur les effets du fenbendazole vétérinaire et son équivalent humain, le mébendazole, sur des cellules cancéreuses. Il y a même quelques essais cliniques en bonne et dûe forme.

Des collègues commencent à chuchoter. On évoque des malades ayant consommé du FBZ ou du MBZ, en dehors de tout traitement conventionel. Et on parle même de rémission radicale. Des preuves existent.

Encore le mois dernier, une équipe chinoise publiait une étude poussée sur l’application du FBZ sur des cellules du type HeLa (cancer de l’utérus). Avec des résultats étonnants.

A ce stade, deux choix se présentent à vous :

CHOIX 1

-Ne rien faire, ignorer. C’est du bruit, ça passera. Combien de fois les gogos se sont excités sur tel ou tel poudre de perlimpinpin ? Et à chaque fois, le cancer -impérial et impératif- reprenait ses droits. Et sa livre de chair. Le crabe est une affaire sérieuse pour des experts sérieux.

CHOIX 2

-Vos neurones s’agitent. Vous sentez l’excitation de vos jeunes années (à la fac, et comme interne sous la coupe des patrons de l’époque). Et c’est bien normal puisqu’il s’agit de l’essence de la démarche scientifique, et vous en êtes un… scientifique. Est-ce un délire collectif ? Une énième charlatanerie ? Comment des molécules anthelminthiques pourraient agir sur des cellules cancéreuses humaines et animales ?

Quels seraient les mécanismes en jeu ? Est-ce la voie métabolique avec la régulation du glucose ? La déstabilisation des microtubules ? L’apoptose ? La pyroptose ? La nécrose ? La ferroptose ? L’activation du gène P53 ? Cela semble extravagant.

Et quid de ces cancéreux qui témoignent et qui même écrivent des bouquins, des blogs, etc. ? Ces cas ne sont pas tous falsifiés. Ou alors effet placebo ? Guérison miraculeuse ? Vous connaissez vos classiques et l’histoire, vous savez pertinemment que cela a toujours existé y compris pour le crabe.

Votre esprit se perd à l’horizon… Votre voix interne remue : « et si… ? »… Et si c’était biologiquement valide ? Votre expérience reprend le dessus : vous connaissez parfaitement les effets secondaires multiples des chimiothérapies et de la radiothérapie sur les patients… Les cycles de chimios, tous les produits… Les dégâts, les coûts engendrés… D’un autre côté, la toxicité du FBZ semble très faible. Alors… « Et si… ? ». Vous retroussez vos manches, vous convoquez votre équipe. Vous êtes prêt à vous jeter dans la mêlée pour y voir clair. Une bonne fois pour toute.

C’est l’heure de la synthèse : « FBZ ou pas… telle est la question » !

C’est à la fois d’une simplicité biblique et d’une richesse toute shakespearienne.

Qu’attend-on ? Où sont les pontes ? Les patrons ? Les huiles ?

La logique et la science devraient créer un énorme feu d’artifices de recherches et de tests dans le monde.

Ce n’est pas -encore- le cas.

La voici la véritable anomalie.

Bien plus qu’une cellule cancéreuse entourée de ses mystères.

Catégories
Non classé

La fraude scientifique s’industrialise

Etude fascinante publiée en août 2025 dans le PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America).

Titre : « The entities enabling scientific fraud at scale are large, resilient, and growing rapidly« 

Lien : https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2420092122

Je traite de la fraude scientifique dans mon livre (chapitre 9) car c’est un problème qui s’intensifie à mesure que le nombre de publications (articles, études) explose. Et qui peu à peu infecte tout le monde de la recherche (cancer compris).

Entre erreurs, fraudes intentionnelles (résultats « enjolivés ») voire même jusqu’à des faux complets, les conséquences sont importantes et concrètes (autorisation de commercialisation donnée à des molécules sans bénéfice, voire même dangereuses, attribution de budgets, etc.).

Tout ceci porte un nom : corruption.

L’équipe australienne a fourni un important travail statistique et révèle un véritable système dans lequel des « usines » à fraude existent, produisent des quantités d’articles… et ces articles sont ensuite « revus » par des réseaux de publications et de « pairs » qui délibérément les font passer… et/ou délibérement ne produisent pas après les rétractations qui seraient nécessaires.

Des réseaux structurés se forment avec en début de chaîne des « usines à articles » (paper mills), puis des « courtiers » (brookers) et enfin des éditeurs complices (journaux, pairs).

C’est donc toute la chaîne qui est corrompue. Les auteurs de l’étude utilise l’expression « industrial scale of production« .

On peut en effet parler d' »industrialisation » de la fraude, en termes d’échelle, et d’organisation.

Dernier point avancé par les auteurs : Les publications frauduleuses augmentent bien plus rapidement que la science légitime, avec un suivi et une correction largement insuffisants.

Là encore, c’est bien l’idée d’échelle industrielle, de masse qui ne fait que croître.

Finissons par le commentaire percutant d’un des auteurs (Luis Amaral, professeur à l’Université Northwestern)au sujet de cette fraude :

« C’est comme vider une baignoire qui déborde avec une cuillère« .

Autre écho dans la presse : https://www.science.org/content/article/scientific-fraud-has-become-industry-alarming-analysis-finds

Ou encore le prestigieux New York Times : https://www.nytimes.com/2025/08/04/science/04hs-science-papers-fraud-research-paper-mills.html

Catégories
Non classé

Bactéries anticancéreuses : cocktail japonais

Dans mon livre, j’écris au sujet des « toxines de Coley » :

« En plus de la mobilisation des défenses immunitaires, de leur stimulation, existerait-il une autre action, sous-jacente ?« 

Je pensais aux métabolites des bactéries.

Une équipe japonaise vient de réaliser une percée avec un duo de bactéries (Proteus mirabilis et Rhodopseudomonas palustris dans un ratio très spécifique) injecté dans des tumeurs.

Cela provoque un puissant effet antitumoral via la thrombose, c’est-à-dire la formation de caillots sanguins, entraînant ensuite la nécrose (ainsi que via la captation du fer dont les cellules cancéreuses sont friandes).

Tumour-resident oncolytic bacteria trigger potent anticancer effects through selective intratumoural thrombosis and necrosis

Lien : https://www.nature.com/articles/s41551-025-01459-9

Autre point important : le système immunitaire ne rentre pas en jeu ici (ces bactéries sont peu immunogènes et elles sont injectées directement dans les tumeurs, pas de réaction systémique, très peu de cytokines dans le sang d’après les analyses).

Une telle approche serait donc positive pour les individus immunodéprimés.

Proteus mirabilis est une bactérie commensale du tube digestif humain et animal (peut provoquer des infections urinaires). C’est elle qui agit sur les plaquettes et provoque la coagulation.

Rhodopseudomonas palustris : rôle régulateur, non inflammatoire, capable de modérer l’effet pro-coagulant.

Attention, les auteurs précisent : « However, the reason behind the anticancer efficacy and AUN biocompatibility remains unclear« .

Outre l’observation (thrombose – > nécrose spécifique, captation du fer) il y a peut-être d’autres mécanismes secondaires.

Ces travaux sont préliminaires (souris et plusieurs modèles murins).

Catégories
Benzimidazoles

Fenbendazole : synthèse à destination des ignorants

Pour vous, pour vos proches, vous avez besoin d’une synthèse carrée, robuste concernant le fenbendazole et son utilisation « repositionnée » dans la lutte contre le cancer.

Comme vous le savez, cette molécule fait de plus en plus parler d’elle… Les ciseaux de la censure sont de plus en plus émoussés (quoi que… lire cet article).

Vous devez donc vous mettre à la page.

Je vous conseille pour cela l’article Oral Fenbendazole for Cancer Therapy in Humans and Animals publiée en octobre 2024 dans Anticancer Research, journal scientifique mensuel revu par les pairs, fondé en 1981.

Lien : https://ar.iiarjournals.org/content/44/9/3725

L’équipe américano-vietnamienne passe en revue les différents mécanismes antitumoraux du fenbendazole, sa problématique d’absorption (pharmacocinétique, biodisponibilité), ses données de sécurité et de toxicité, ses usages contre le cancer, sans oublier les références (vers des études), etc.

Pas besoin d’avoir fait Letton 1ère langue ni oncologie pendant 15 ans post-bac pour comprendre.

C’est raisonné, raisonnable et même précautionneux.

Bref, c’est typiquement l’article que vous pouvez donner à votre médecin, à vos amis gardiens du Totem (« Lascience »), ainsi qu’aux membres de votre famille qui ne comprennent pas comment un vulgaire vermifuge pour les animaux utilisé depuis des décennies pourrait être utile chez l’homm et a fortiori l’homme cancéreux. 😉

S’éduquer soi-même et éduquer les autres. Voilà un des sept travaux d’Hercule de tout onconaute.

ADDENDUM

Tout ce que vous pouvez lire au sujet du fenbendazole… s’applique à son équivalent humain : le mébendazole. Il y a de petites différences (on y reviendra), mais ces 2 molécules sont soeurs. Et les deux sont repositionnées contre le cancer.

Catégories
Benzimidazoles Farce et attrape

Fenbendazole : propagande à la BBC et la Voix du Nord

Je signale un véritable morceau de choix commis par la BBC (la radio-télévision publique britannique).

Lien : https://www.bbc.com/news/articles/ckgjn7z7v04o

Un cancéreux de 45 ans est mort le 29 avril 2024, après avoir pris du fenbendazole pendant 3 semaines et demi (avant d’être hospitalisé).

Cause du décès? Insuffisance rénale, lésion hépatique aiguë… Provoqués par le fenbendazole, bien entendu.

Le pauvre bougre, forcément, avait lu des sottises sur Internet (comme d’habitude).

Un médecin de service rappelle ainsi le dogme :

« Il n’existe pas de bénéfice prouvé à la prise de fenbendazole pour traiter le cancer chez les humains ».

Cet article reprend tous les codes et les astuces du « hit piece« , c’est-à-dire d’une opération médiatique conçue pour attaquer une pratique, une molécule, un individu, un groupe d’individus (nombreux exemples lors du Covid).

Rappelons les faits et non les conclusions orientées de la BBC :

-l’homme était alcoolique (cirrhose !)

-il utilisait en plus des drogues (« history of drug and excess alcohol use« )

-il acheté du fenbendazole à un fournisseur basé en Ukraine (!!!!)

Quand la tragédie vire à la farce.

Finissons sur un mensonge -par ommission- de la BBC : quid du cancer ?

Le médecin cité dans l’article fait pourtant explicitement le lien.

L’homme a acheté le produit « en raison de plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux affirmant qu’il avait des propriétés anticancéreuses.« 

Donc il souffrait d’un cancer.

Mais étrangement aucun détail. Quel organe ? Quel type ? Quel stade ? On fait comme si cet homme n’était pas cancéreux (en plus d’avoir le foie endommagé par son alcoolisme).

Autre question fondamentale : la dose totale. Cet homme a pris quelle quantité du « fenbendazole » ukrainien en 3 semaines et demi ?

Autre piège : le produit ukrainien a-t-il été analysé ? Non, bien entendu. Ce serait trop simple.

Mais ce n’est pas fini.

Cette affaire remonte à avril 2024. On trouve une première mention dans les médias en octobre 2024.

Pourquoi donc la BBC mais également la Voix du Nord parlent de cette affaire aujourd’hui, le 2 août 2025 ?

Car oui, la Voix du Nord saute dans le train en reprenant l’article de la BCC et en insistant lourdement (c’est une constante) sur les « animaux » :

Titre : « Il prenait un traitement destiné aux animaux pour guérir son cancer : un Anglais est décédé après avoir pris du fenbendazole »

Le quotidien français passe même une seconde couche en reliant ce décès à… Joe Tippens (voir le chapitre 17 de mon livre, « l’Américain qui ne veut (toujours) pas mourir« ).

La boucle est ainsi bouclée.

Lien : https://www.lavoixdunord.fr/1611991/article/2025-08-02/il-prenait-un-traitement-destine-aux-animaux-pour-guerir-son-cancer-un-anglais

PS : les deux plus gros tirages de la presse britannique ont ensuite pris le relai, avec successivement le DailyMail et le Sun.

Catégories
Non classé

Lien entre nourriture ultra transformée et cancer du poumon

Vous allez me dire : c’est du réchauffé.

Oui, bien sûr.

Mais il est important de répéter les choses. On ne peut pas d’un côté vouloir prévenir le cancer et le combattre, si on continue à ingérer de tels poisons.

Nouvelle étude observationnelle réalisée par une équipe chinoise, et publiée en juillet 2025 dans Thorax (journal de BMJ et de la British Thoracic Society).

Association between ultra-processed food consumption and lung cancer risk: a population-based cohort study

Lien : https://thorax.bmj.com/content/early/2025/07/19/thorax-2024-222100

Cohorte de 101 732 adultes (âge moyen 62,5 ans), suivis pendant une moyenne de 12 ans. Au total, 1 706 cas de cancer des poumons.

Conclusion ?

« Une consommation accrue d’UPF [ultra-processed food] est associée à un risque accru de cancer du poumon […] Bien que des recherches supplémentaires dans d’autres populations et contextes soient nécessaires, ces résultats suggèrent les bienfaits pour la santé d’une limitation de l’UPF ».

Bref.

Faut-il rappeler les autres effets délétères de ces produits ? Obésité, diabète, problèmes cardiovasculaires, anxiété, dépression, etc.

C’est juste du bon sens : ne consommez pas ces saletés.

J’utilise le verbe « consommer » car celui de « manger » est impropre ! 😉

Catégories
Non classé

La chimiothérapie multiplie les mutations dans le sang

Joli mois de juillet. Nous avons donc appris que la chimiothérapie favorisait la prolifération des métastases (lire ici)…

Et maintenant, une étude publiée dans Nature Genetics met en lumière les mutations dans le sang provoqués par ces produits !

Ces traitements qui sont censées lutter contre une maladie provoquée par des mutations génétiques (la théorie officielle des mutations somatiques)… entraînent précisément cela : des mutations en très grand nombre !

Un peu comme un chauffeur ivre au volant de son camion à qui on donnerait davantage d’alcool. Cela risque de mal se terminer.

Mais en oncologie, c’est possible. Mieux : c’est célébré. C’est Lascience. 😉

The long-term effects of chemotherapy on normal blood cells

Lien : https://www.nature.com/articles/s41588-025-02234-x

L’équipe s’est concentrée sur les analyses sanguines de 23 cancéreux sous chimios, âgés de 3 à 80 ans. La période de temps entre le traitement et les analyses va de moins de 1 mois à 6 ans.

Exemple :

« Un garçon de 3 ans traité pour un neuroblastome présentait plus de dix fois le nombre de SBS somatiques [Somatic single-base substitution] attendu pour son âge, dépassant ainsi la charge observée chez les individus normaux de 80 ans. »

Un enfant de 3 ans transformé en vieillard de 80 ans… c’est parfaitement normal. Et ça lui fera forcément du bien (atteindrait-il la « sagesse » plus vite la sagesse des personnes âgées ?)

La conclusion est limpide : si vous survivez à votre cancer et à votre chimiothérapie… alors vous subirez des effets délétères longtemps après (mutations et modifications de la structure de vos cellules sanguines… ainsi qu’une foule d’autres séquelles).

Les auteurs de l’étude pointent les limitations habituelles :

-effectif faible (23 individus)

-nécessité d’analyser sur un terme encore plus long (plus de 10 ans par exemple) pour déterminer si ces effets perdurent

Mais franchement qui ces résultats peuvent-ils surprendre ? Les chimiothérapies sont des poisons qui démolissent l’ADN des cellules… C’est leur mode de fonctionnement.

Le faible effectif n’est donc pas une réelle limitation. Mais une simple précaution de langage.

Catégories
Livres

Premier semestre 2025 : explosion livresque aux Etats-Unis

Pour votre édification personnelle, voici la liste des 40 livres ayant pour sujet le cancer + fenbendazole ou ivermectine (j’ai mis de côté les simples e-books) publiés durant le premier semestre 2025 aux Etats-Unis (avec une franche accélération à partir de mai, voir les dates).

Vous n’y croyez pas ? Faites donc un tour sur Amazon.com.

La conclusion s’impose : il se passe quelque chose


-Ivermectin Mebendazole and Fenbendazole Protocols: A Practical Guide to Joe Tippens Discovery and the Safe Use of Off-Label Medicines for Cancer Treatment (29/06/2025)

-THE FENBENDAZOLE & IVERMECTIN PARADIGM: Hope, Hype, Controversy & Review Of Their Dual Potential As Groundbreaking Anti-Cancer Agents (29/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin Adjuvant Therapies: Understanding the Science Behind The Repurposed Drugs in the Fight Against Cancer (27/06/2025)

-Complete Handbook of Fenbendazole & Ivermectin: A Comprehensive Guide to Medical, Veterinary, and Alternative Uses, Dosage, and Safety (27/06/2025)

-THE FENBENDAZOLE & IVERMECTIN FOR CANCER: Repurposing Antiparasitic Drugs for Cancer: A Scientific Exploration of Fenbendazole and Ivermectin, Their … Insights, and Emerging Therapeutic Potential (25/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin in Cancer Care: Emerging Therapies, Protocols, and Cutting-Edge Research Explained (24/06/2025)

-Finding Fenbendazole & Ivermectin for Beginners: What Your Doctor Won’t Tell You About the Cancer Fighting Potential of These Powerful Therapies for Treatment and Recovery (22/06/2025)

-FENBENDAZOLE & IVERMECTIN – Repurposed Drugs, Real Results for Cancer: How These Powerful Drugs Are Challenging Cancer, Boosting Immunity, and Offering New Hope (20/06/2025)

-The Fenbendazole Miracle: How a Humble Dewormer Is Offering Hope as a Promising Alternative Cancer Treatment (20/06/2025)

-My Fenbendazole Diary – My Journey from Diagnosis to Remission: Alternative Cancer Therapies True Story (20/06/2025)

-IVERMECTIN & FENBENDAZOLE: The Underground Cancer Protocol (18/06/2025)

-Mebendazole & Fenbendazole: How Repurposed Drugs Are Offering a Promising Alternative Cancer Treatment (17/06/2025)

-Alternative Cancer Therapies Explained: A Guide To Promising Complementary Approaches (17/06/2025)

-FENBENDAZOLE & IVERMECTIN FOR CANCER: EXPLORING THE SCIENTIFIC EVIDENCE BEHIND TWO CONTROVERSIAL TREATMENTS (11/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin for Cancer: Exploring the Science, Hope, and Controversy Behind Two Unlikely Antiparasitics in Oncology (07/06/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin Protocols: Everything You Need to Know and the Latest Research on These Emerging Cancer-Adjunct Therapies (31/05/2025)

-Fenbendazole: The Hidden Cure: Exploring the Potential of an Antiparasitic Drug in Cancer Treatment (03/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin in Focus: A Comprehensive Guide to Antiparasitic Action, Drug Interactions, and Resistance in Veterinary and Human Medicine (02/06/2025)

-THE HUMAN USE OF IVERMECTIN: HOPE OR HYPE? SCIENCE, SAFETY, AND A CLOSER LOOK AT THE CURE CLAIM (27/05/2025)

-The Most Valuable Ideas from Finding Fenbendazole Workbook Edition: Practical Tools for Roger’s Teachings (22/05/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin: Natural Nourishment for Vitality and Immune Harmony: A Practical Guide to Using Antiparasitic Therapies for Immune Support and Wellness (20/05/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin for Cancer: Discover the Research, What Science and Survivors Say About the Medicines with Potential to Beat Cancers (18/05/2025)

-Can Fenbendazole and Ivermectin Fight Cancer?: The Anti-Parasitic Cure (18/05/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin Against Cancer: Investigating the Science, Hope, and Hype Behind the Headlines (08/05/2025)

-Terminating Diseases by Targeting Root Causes: Synergising Ivermectin, Fenbendazole, Methylene Blue to Kill Parasites & Restore Mitochondrial Health Using Anti-inflammatory Nutrition & Alkalization (01/05/2025)

-Finding Fenbendazole: My Unexpected Path Through Cancer (27/04/2025)

-Fenbendazole: A New Frontier in Antiparasitic and Cancer Therapy (27/04/2025)

-SUPER EASY FENBENDAZOLE CANCER DIET COOKBOOK FOR BEGINNERS: 100+ Wholesome Recipes to Complement Fenbendazole Therapy and Boost Cancer-Fighting Nutrition (14/04/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin: The Cancer Treatment Revolution: Exploring the Science, the Stories, and the Hope Behind These Controversial Therapies (08/04/2025)

-FENBENDAZOLE: A Veterinary Dewormer Turned Cancer Treatment? (30/03/2025)

-THE SCIENCE BEHIND FENBENDAZOLE: myth or medical breakthrough? (30/03/2025)

-Can Ivermectin & Fenbendazole Fight Cancer?: The Science and Truth Behind the Research (21/03/2025)

-The Fenbendazole & Ivermectin Cookbook: Powerful Recipes to Support Your Health and Wellness Naturally (14/03/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin for Cancer: Truth, Hype, or Breakthrough?: Separating Fact from Fiction in the Search for Alternative Treatments (02/03/2025)

-The Ivermectin Miracle – From Parasites to Potential Cure-All (25/02/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin: What Science Says About Their Potential Against Cancer (22/02/2025)

-Fenbendazole: A Promising Alternative in the Fight Against Cancer: Alternative Cancer Therapies (19/02/2025)

-Ivermectin & Fenbendazole in Cancer Treatment: A New Hope?: Exploring the Latest Research, Evidence, and Controversies (16/02/2025)

-IVERMECTIN NOW!: Destroying the Media Lies, Impowering Those Who Seek the Truth (12/02/2025)

-Ivermectin and Fenbendazole– a new approach to cancer treatment?: What we know so far (03/02/2025)

-The Power of Fenbendazole: What You Need to Know About Its Cancer-Fighting Potential (28/01/2025)

Catégories
Livres

Livre : un onconaute dans la foule

Finding Fenbendazole: My Unexpected Path Through Cancer (2025, Roger Rasmussen)

Je faisais remarquer à mon éditeur, Marco Pietteur, que pas moins de 40 bouquins traitant du cancer et du fenbendazole avaient été publiés durant le premier semestre 2025 aux Etats-Unis (liste ici).

Je farfouillais sur Amazon.com, quand de fil en aiguille, je suis parvenu à ce comptage surprenant.

Au passage, j’ai donc commandé le livre de Roger Rasmussen. Un peu au hasard.

Son histoire est à la fois banale et hors du commun. Cet Américain vivant dans l’Utah, patron d’une petite société est père de 3 enfants et déjà grand-père (5 petits-enfants).

En 2012, on lui diagnostique une « hypertrophie bénigne de la prostate » (HBP). Courant chez les hommes de plus de 50 ans. Son propre père en a souffert. La routine en somme…

Il décrit très bien la lâcheté assez répandue chez les hommes consistant à toujours reporter une visite chez le médecin, voire même à nier ou dissimuler tel ou tel symptôme.

Rasmussen est passé par là.

C’est seulement en 2019… qu’un checkup montre une hausse de ses PSA, ce qui déclenche une IRM et une biopsie. Durant un week-end à Las Vegas, avec son épouse (mariés 7 mois auparavant), son médecin laisse un message sur son répondeur : « il faut parler des résultats« …

Quelques jours après, c’est chose faite : cancer confirmé. Trois lésions sur la prostate.

Le médecin lui annonce alors le menu classique soit la Sainte Trinité : chirurgie d’abord dans quelques mois (ablation de toute la prostate qu’il refusera) puis chimio et enfin rayons.

Le 20 janvier 2020, il commence le protocole (Joe Tippens). Fenbendazole, vitamine E, curcumine, CBD. Il documente son expérience (avec des graphiques).

PSA diagnostic, janvier 2020 = 11,25. Février 2020 = 10,72. Juillet 2020 = 8,40. Juin 2022 =6,74.

2022 : l’IRM montre qu’une lésion a disparu. Et les 2 autres ont diminué de 40 %.

En novembre 2022, il arrête le protocole.

En février 2025, PSA = 6,02.

En 2024, Troy, son frère cadet, reçoit le même diagnostic. Cancer de la prostate. Trois lésions aussi. Il adopte à son tour le protocole de Joe Tippens (mais 7 jours sur 7). Cinq mois plus tard, en octobre 2024, l’IRM montre que ses lésions ont disparu !

Rasmussen a discuté directement avec 5 autres cancéreux dont la vie a été transformée par le fenbendazole (il les présente). Il a raison de souligner que ces conversations sont importantes et complètent de simples témoignages anonymes lus sur un forum Internet. Il rappelle que chez certaines personnes ce traitement non conventionnels ne semblent pas fonctionner.

Rasmussen écrit bien. Des métaphores filées à l’américaine (Las Vegas, les mains des joueurs, le casino, etc.) et une pointe d’humour.

« Me voici, un gars qui doutait que la vitamine C puisse aider contre le rhume, contemplant un médicament conçu pour des bergers allemands. Le cancer a de quoi redessiner vos propres limites. »

Il décrit la peur qui paralyse après le diagnostic, les hauts et les bas, les insomnies, les doutes, les journées passées sur Google pour comprendre de quoi il s’agit, les statistiques (incidence, mortalité), les traitements conventionnels, la liste de leurs terribles effets secondaires, etc.

Puis une cancéreuse inconnue croisée dans la salle d’attente d’une clinique qui lui parle de Joe Tippens et de son fameux protocole… Les groupes Facebook. Les recherches. Le scepticisme (quoi ? Un vermifuge pour les chiens ? !). Le refus de la chirurgie et la fameuse balance bénéfices/risques qui finit par s’imposer car elle est rationnelle : ça coûte quoi d’essayer ?

Bref, la quintessence de l’onconaute !

L’auteur pose la question, la même qui nous taraude : à partir de combien d’expériences personnelles telle que la sienne, celle de son frère… à partir de combien d’études observationnelles (selon la formule consacrée) Big Pharma daignera-t-il se pencher sur la question et admettre que -oui- ces molécules ont REELLEMENT des propriétés antitumorales ?

Nous posons la question et nous connaissons déjà la réponse.

(Je finis par une critique de forme, pour une fois : gros problème d’édition. Même avec des lunettes de vue, les notes de bas de page sont illisibles car liliputiennes. Je n’ai jamais vu cela, au sens littéral).