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Bactéries anticancéreuses : cocktail japonais

Dans mon livre, j’écris au sujet des « toxines de Coley » :

« En plus de la mobilisation des défenses immunitaires, de leur stimulation, existerait-il une autre action, sous-jacente ?« 

Je pensais aux métabolites des bactéries.

Une équipe japonaise vient de réaliser une percée avec un duo de bactéries (Proteus mirabilis et Rhodopseudomonas palustris dans un ratio très spécifique) injecté dans des tumeurs.

Cela provoque un puissant effet antitumoral via la thrombose, c’est-à-dire la formation de caillots sanguins, entraînant ensuite la nécrose (ainsi que via la captation du fer dont les cellules cancéreuses sont friandes).

Tumour-resident oncolytic bacteria trigger potent anticancer effects through selective intratumoural thrombosis and necrosis

Lien : https://www.nature.com/articles/s41551-025-01459-9

Autre point important : le système immunitaire ne rentre pas en jeu ici (ces bactéries sont peu immunogènes et elles sont injectées directement dans les tumeurs, pas de réaction systémique, très peu de cytokines dans le sang d’après les analyses).

Une telle approche serait donc positive pour les individus immunodéprimés.

Proteus mirabilis est une bactérie commensale du tube digestif humain et animal (peut provoquer des infections urinaires). C’est elle qui agit sur les plaquettes et provoque la coagulation.

Rhodopseudomonas palustris : rôle régulateur, non inflammatoire, capable de modérer l’effet pro-coagulant.

Attention, les auteurs précisent : « However, the reason behind the anticancer efficacy and AUN biocompatibility remains unclear« .

Outre l’observation (thrombose – > nécrose spécifique, captation du fer) il y a peut-être d’autres mécanismes secondaires.

Ces travaux sont préliminaires (souris et plusieurs modèles murins).

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Benzimidazoles

Fenbendazole : synthèse à destination des ignorants

Pour vous, pour vos proches, vous avez besoin d’une synthèse carrée, robuste concernant le fenbendazole et son utilisation « repositionnée » dans la lutte contre le cancer.

Comme vous le savez, cette molécule fait de plus en plus parler d’elle… Les ciseaux de la censure sont de plus en plus émoussés (quoi que… lire cet article).

Vous devez donc vous mettre à la page.

Je vous conseille pour cela l’article Oral Fenbendazole for Cancer Therapy in Humans and Animals publiée en octobre 2024 dans Anticancer Research, journal scientifique mensuel revu par les pairs, fondé en 1981.

Lien : https://ar.iiarjournals.org/content/44/9/3725

L’équipe américano-vietnamienne passe en revue les différents mécanismes antitumoraux du fenbendazole, sa problématique d’absorption (pharmacocinétique, biodisponibilité), ses données de sécurité et de toxicité, ses usages contre le cancer, sans oublier les références (vers des études), etc.

Pas besoin d’avoir fait Letton 1ère langue ni oncologie pendant 15 ans post-bac pour comprendre.

C’est raisonné, raisonnable et même précautionneux.

Bref, c’est typiquement l’article que vous pouvez donner à votre médecin, à vos amis gardiens du Totem (« Lascience »), ainsi qu’aux membres de votre famille qui ne comprennent pas comment un vulgaire vermifuge pour les animaux utilisé depuis des décennies pourrait être utile chez l’homm et a fortiori l’homme cancéreux. 😉

S’éduquer soi-même et éduquer les autres. Voilà un des sept travaux d’Hercule de tout onconaute.

ADDENDUM

Tout ce que vous pouvez lire au sujet du fenbendazole… s’applique à son équivalent humain : le mébendazole. Il y a de petites différences (on y reviendra), mais ces 2 molécules sont soeurs. Et les deux sont repositionnées contre le cancer.

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Benzimidazoles

Fenbendazole : propagande à la BBC et la Voix du Nord

Je signale un véritable morceau de choix commis par la BBC (la radio-télévision publique britannique).

Lien : https://www.bbc.com/news/articles/ckgjn7z7v04o

Un cancéreux de 45 ans est mort le 29 avril 2024, après avoir pris du fenbendazole pendant 3 semaines et demi (avant d’être hospitalisé).

Cause du décès? Insuffisance rénale, lésion hépatique aiguë… Provoqués par le fenbendazole, bien entendu.

Le pauvre bougre, forcément, avait lu des sottises sur Internet (comme d’habitude).

Un médecin de service rappelle ainsi le dogme :

« Il n’existe pas de bénéfice prouvé à la prise de fenbendazole pour traiter le cancer chez les humains ».

Cet article reprend tous les codes et les astuces du « hit piece« , c’est-à-dire d’une opération médiatique conçue pour attaquer une pratique, une molécule, un individu, un groupe d’individus (nombreux exemples lors du Covid).

Rappelons les faits et non les conclusions orientées de la BBC :

-l’homme était alcoolique (cirrhose !)

-il utilisait en plus des drogues (« history of drug and excess alcohol use« )

-il acheté du fenbendazole à un fournisseur basé en Ukraine (!!!!)

Quand la tragédie vire à la farce.

Finissons sur un mensonge -par ommission- de la BBC : quid du cancer ?

Le médecin cité dans l’article fait pourtant explicitement le lien.

L’homme a acheté le produit « en raison de plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux affirmant qu’il avait des propriétés anticancéreuses.« 

Donc il souffrait d’un cancer.

Mais étrangement aucun détail. Quel organe ? Quel type ? Quel stade ? On fait comme si cet homme n’était pas cancéreux (en plus d’avoir le foie endommagé par son alcoolisme).

Autre question fondamentale : la dose totale. Cet homme a pris quelle quantité du « fenbendazole » ukrainien en 3 semaines et demi ?

Autre piège : le produit ukrainien a-t-il été analysé ? Non, bien entendu. Ce serait trop simple.

Mais ce n’est pas fini.

Cette affaire remonte à avril 2024. On trouve une première mention dans les médias en octobre 2024.

Pourquoi donc la BBC mais également la Voix du Nord parlent de cette affaire aujourd’hui, le 2 août 2025 ?

Car oui, la Voix du Nord saute dans le train en reprenant l’article de la BCC et en insistant lourdement (c’est une constante) sur les « animaux » :

Titre : « Il prenait un traitement destiné aux animaux pour guérir son cancer : un Anglais est décédé après avoir pris du fenbendazole »

Le quotidien français passe même une seconde couche en reliant ce décès à… Joe Tippens (voir le chapitre 17 de mon livre, « l’Américain qui ne veut (toujours) pas mourir« ).

La boucle est ainsi bouclée.

Lien : https://www.lavoixdunord.fr/1611991/article/2025-08-02/il-prenait-un-traitement-destine-aux-animaux-pour-guerir-son-cancer-un-anglais

PS : les deux plus gros tirages de la presse britannique ont ensuite pris le relai, avec successivement le DailyMail et le Sun.

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Lien entre nourriture ultra transformée et cancer du poumon

Vous allez me dire : c’est du réchauffé.

Oui, bien sûr.

Mais il est important de répéter les choses. On ne peut pas d’un côté vouloir prévenir le cancer et le combattre, si on continue à ingérer de tels poisons.

Nouvelle étude observationnelle réalisée par une équipe chinoise, et publiée en juillet 2025 dans Thorax (journal de BMJ et de la British Thoracic Society).

Association between ultra-processed food consumption and lung cancer risk: a population-based cohort study

Lien : https://thorax.bmj.com/content/early/2025/07/19/thorax-2024-222100

Cohorte de 101 732 adultes (âge moyen 62,5 ans), suivis pendant une moyenne de 12 ans. Au total, 1 706 cas de cancer des poumons.

Conclusion ?

« Une consommation accrue d’UPF [ultra-processed food] est associée à un risque accru de cancer du poumon […] Bien que des recherches supplémentaires dans d’autres populations et contextes soient nécessaires, ces résultats suggèrent les bienfaits pour la santé d’une limitation de l’UPF ».

Bref.

Faut-il rappeler les autres effets délétères de ces produits ? Obésité, diabète, problèmes cardiovasculaires, anxiété, dépression, etc.

C’est juste du bon sens : ne consommez pas ces saletés.

J’utilise le verbe « consommer » car celui de « manger » est impropre ! 😉

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La chimiothérapie multiplie les mutations dans le sang

Joli mois de juillet. Nous avons donc appris que la chimiothérapie favorisait la prolifération des métastases (lire ici)…

Et maintenant, une étude publiée dans Nature Genetics met en lumière les mutations dans le sang provoqués par ces produits !

Ces traitements qui sont censées lutter contre une maladie provoquée par des mutations génétiques (la théorie officielle des mutations somatiques)… entraînent précisément cela : des mutations en très grand nombre !

Un peu comme un chauffeur ivre au volant de son camion à qui on donnerait davantage d’alcool. Cela risque de mal se terminer.

Mais en oncologie, c’est possible. Mieux : c’est célébré. C’est Lascience. 😉

The long-term effects of chemotherapy on normal blood cells

Lien : https://www.nature.com/articles/s41588-025-02234-x

L’équipe s’est concentrée sur les analyses sanguines de 23 cancéreux sous chimios, âgés de 3 à 80 ans. La période de temps entre le traitement et les analyses va de moins de 1 mois à 6 ans.

Exemple :

« Un garçon de 3 ans traité pour un neuroblastome présentait plus de dix fois le nombre de SBS somatiques [Somatic single-base substitution] attendu pour son âge, dépassant ainsi la charge observée chez les individus normaux de 80 ans. »

Un enfant de 3 ans transformé en vieillard de 80 ans… c’est parfaitement normal. Et ça lui fera forcément du bien (atteindrait-il la « sagesse » plus vite la sagesse des personnes âgées ?)

La conclusion est limpide : si vous survivez à votre cancer et à votre chimiothérapie… alors vous subirez des effets délétères longtemps après (mutations et modifications de la structure de vos cellules sanguines… ainsi qu’une foule d’autres séquelles).

Les auteurs de l’étude pointent les limitations habituelles :

-effectif faible (23 individus)

-nécessité d’analyser sur un terme encore plus long (plus de 10 ans par exemple) pour déterminer si ces effets perdurent

Mais franchement qui ces résultats peuvent-ils surprendre ? Les chimiothérapies sont des poisons qui démolissent l’ADN des cellules… C’est leur mode de fonctionnement.

Le faible effectif n’est donc pas une réelle limitation. Mais une simple précaution de langage.