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Modélisation : 18,5 millions de morts en 2050

Nouvelle étude publiée dans The Lancet. Massive, couvrant 204 pays et territoires.

Lien : https://sante.lefigaro.fr/le-nombre-de-morts-dus-au-cancer-devrait-fortement-s-alourdir-d-ici-a-2050-20250925

D’abord une comparaison 1990/2023 pour le monde.

Le nombre de cas atteint 18,5 millions pour 10,4 millions de décès (soit une hausse de 74 %).

Attention, ce sont des estimations.

Autre rappel : en 1990, la population mondiale s’élevait à 5,3 milliards d’individus (33 ans plus tard : 8,06 milliards).

Deuxième partie de l’étude : modélisation pour 2050.

30,5 millions de cas et 18,5 millions de morts.

Les chercheurs eux-mêmes soulignent les incertitudes. Une modélisation peut se révéler totalement hors des clous (on se souvient de certaines modélisations faites en 2020 sur les nombres de victimes du Covid… et qui se sont révélées totalement farfelues).

Mais le cancer est différent (par rapport à une épidémie virale). Son lien avec le vieillissement est très fort. Et le vieillissement de la population, lui, est parfaitement prévisible.

Pour ne parler que de la France, non seulement la population totale continue d’augmenter, mais le sous-groupe des personnes âgées augmente fortement, chaque année. Et cela va se poursuivre (à cause des classes nombreuses du baby-boom).

Si l’on fait abstraction de tout progrès révolutionnaire (pour les traitements)… alors mécaniquement, les cas et les décès continueront d’augmenter.

C’est une certitude.

Il est nécessaire de réfléchir aux problématiques financières ainsi qu’à la prise en charge hospitalière (personnels, équipements, etc.).

Le système de santé français est déjà « sous tension ».

Une hausse des pathologies lourdes comme les cancers (et d’autres maladies liées à l’âge) ne fera qu’accentuer les difficultés.

Nous ne pouvons pas accepter une telle fatalité. Raison de plus pour foncer sur les molécules repositionnées (moins toxiques, peu coûteuses).

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Liens entre scanners et cancers hématologiques chez les enfants

Ce n’est pas du nouveau (lire ici par exemple), mais une nouvelle étude publiée dans le New England Journal of Medicine nous rappelle que les rayonnements ionisants sont nocifs pour la santé (a fortiori chez les plus jeunes).

Titre : Medical Imaging and Pediatric and Adolescent Hematologic Cancer Risk

Lien : https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2502098

Cette étude rétrospective fut menée sur 3,72 millions enfants et adolescents nés entre 1996 et 2016 (6 centres de santé états-uniens et dans la province d’Ontario au Canada).

Conclusion ?

« Study suggests an association between exposure to radiation from medical imaging and a small but significantly increased risk of hematologic cancer among children and adolescents.« 

Les auteurs estiment que 10 % des cancers du sang chez les enfants pourraient être évités en réduisant l’utilisation (ou doses) des scanners.

Pour détails lire ici : https://www.frequencemedicale.com/generaliste/actualites/13877-Imagerie-diagnostique-chez-l-enfant-majoration-du-risque-de-cancer-hematologique

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Chapitre 14 : NaD1, tabac ornemental

Dans le chapitre 14 de mon livre je liste 190 molécules (naturelles ou synthétiques), extraits, plantes… qui ont la particularité de posséder des propriétés antitumorales ET antifongiques.

Une étrange corrélation et surtout une bien étrange constante.

Je continuerai à enrichir cette liste au fil de mes découvertes (en utilisant l’expression « Chapitre 14 » en titre).


Aujourd’hui : La molécule NaD1 (Nicotiana alata Defensin 1). On la trouve dans le tabac ornemental (plante Nicotiana alata).

Voici un article qui présente une étude de 1994 menée par des biologistes de l’université australienne La Trobe (Melbourne) et qui se penche sur les effets anticancéreux de ce produit.

Lien : https://theconversation.com/tobacco-plants-may-contain-cure-for-cancer-a-new-twist-in-protein-lipid-interactions-25271

L’article résume bien la question de fond (à mon sens) :

« Cette protéine est un type de défensine, une molécule qui protège la plante des infections fongiques. On ignore pourquoi elle agit également sur les cellules cancéreuses des mammifères ».

Comme je le souligne, cette dualité s’applique en réalité à l’écrasante majorité des molécules anticancéreuses et antifongiques et vice-versa.

Et nous ne savons pas pourquoi.

Est-ce un hasard (fort répétitif) de la Nature ? Ou bien est-ce simplement la réponse optimisée de cette même Nature… à des phénomènes (infections fongiques et cellules cancéreuses) qui auraient -a minima- des causes communes ? 😉

Peut-être serait-il temps de se pencher sérieusement sur ce mystère…

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La fraude scientifique s’industrialise

Etude fascinante publiée en août 2025 dans le PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America).

Titre : « The entities enabling scientific fraud at scale are large, resilient, and growing rapidly« 

Lien : https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2420092122

Je traite de la fraude scientifique dans mon livre (chapitre 9) car c’est un problème qui s’intensifie à mesure que le nombre de publications (articles, études) explose. Et qui peu à peu infecte tout le monde de la recherche (cancer compris).

Entre erreurs, fraudes intentionnelles (résultats « enjolivés ») voire même jusqu’à des faux complets, les conséquences sont importantes et concrètes (autorisation de commercialisation donnée à des molécules sans bénéfice, voire même dangereuses, attribution de budgets, etc.).

Tout ceci porte un nom : corruption.

L’équipe australienne a fourni un important travail statistique et révèle un véritable système dans lequel des « usines » à fraude existent, produisent des quantités d’articles… et ces articles sont ensuite « revus » par des réseaux de publications et de « pairs » qui délibérément les font passer… et/ou délibérement ne produisent pas après les rétractations qui seraient nécessaires.

Des réseaux structurés se forment avec en début de chaîne des « usines à articles » (paper mills), puis des « courtiers » (brookers) et enfin des éditeurs complices (journaux, pairs).

C’est donc toute la chaîne qui est corrompue. Les auteurs de l’étude utilise l’expression « industrial scale of production« .

On peut en effet parler d' »industrialisation » de la fraude, en termes d’échelle, et d’organisation.

Dernier point avancé par les auteurs : Les publications frauduleuses augmentent bien plus rapidement que la science légitime, avec un suivi et une correction largement insuffisants.

Là encore, c’est bien l’idée d’échelle industrielle, de masse qui ne fait que croître.

Finissons par le commentaire percutant d’un des auteurs (Luis Amaral, professeur à l’Université Northwestern)au sujet de cette fraude :

« C’est comme vider une baignoire qui déborde avec une cuillère« .

Autre écho dans la presse : https://www.science.org/content/article/scientific-fraud-has-become-industry-alarming-analysis-finds

Ou encore le prestigieux New York Times : https://www.nytimes.com/2025/08/04/science/04hs-science-papers-fraud-research-paper-mills.html

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Bactéries anticancéreuses : cocktail japonais

Dans mon livre, j’écris au sujet des « toxines de Coley » :

« En plus de la mobilisation des défenses immunitaires, de leur stimulation, existerait-il une autre action, sous-jacente ?« 

Je pensais aux métabolites des bactéries.

Une équipe japonaise vient de réaliser une percée avec un duo de bactéries (Proteus mirabilis et Rhodopseudomonas palustris dans un ratio très spécifique) injecté dans des tumeurs.

Cela provoque un puissant effet antitumoral via la thrombose, c’est-à-dire la formation de caillots sanguins, entraînant ensuite la nécrose (ainsi que via la captation du fer dont les cellules cancéreuses sont friandes).

Tumour-resident oncolytic bacteria trigger potent anticancer effects through selective intratumoural thrombosis and necrosis

Lien : https://www.nature.com/articles/s41551-025-01459-9

Autre point important : le système immunitaire ne rentre pas en jeu ici (ces bactéries sont peu immunogènes et elles sont injectées directement dans les tumeurs, pas de réaction systémique, très peu de cytokines dans le sang d’après les analyses).

Une telle approche serait donc positive pour les individus immunodéprimés.

Proteus mirabilis est une bactérie commensale du tube digestif humain et animal (peut provoquer des infections urinaires). C’est elle qui agit sur les plaquettes et provoque la coagulation.

Rhodopseudomonas palustris : rôle régulateur, non inflammatoire, capable de modérer l’effet pro-coagulant.

Attention, les auteurs précisent : « However, the reason behind the anticancer efficacy and AUN biocompatibility remains unclear« .

Outre l’observation (thrombose – > nécrose spécifique, captation du fer) il y a peut-être d’autres mécanismes secondaires.

Ces travaux sont préliminaires (souris et plusieurs modèles murins).