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Livre : no more tears, the dark secrets of Johnson & Johnson

Le cancer vous ronge, vous ou un membre de votre famille ? Vous ne pouvez pas totalement comprendre ce qui vous arrive si vous n’étudiez pas le système dans lequel vous venez de pénétrer (et son histoire, politique, institutionnelle, réglementaire, j’y reviendrai dans un prochain article).

Il y a d’un côté le médical, la science (vous êtes dedans) mais de l’autre l’organisation, le système qui gère tout cela, qui en vit.

C’est un tout.

Ignorer un aspect c’est choisir de rester borgne.

J’ai nommé ce système Big Cancer. C’est une filiale très importante de Big Pharma.

Comment le définir ? Puissance et corruption.

Dans mon propre livre, j’ai donné une méthode pour mieux cerner cet état dans les états : parmi les nombreux ouvrages qui décrivent la corruption de Big Pharma, il suffit de procéder à un carottage temporel : sélectionnez 3 titres, couvrant la fin des années 90, les années 2010 et 2020.

C’est bête comme chou mais ça marche.

Aujourd’hui, je vous présente un livre important mais qui se concentre sur une seule société : Johnson & Johnson, le géant américain fondé en 1886.

Basée dans le New Jersey, la société fabriquait au début des compresses chirurgicales puis des pansements.

J & J est devenue la plus grande société pharmaceutique du monde (en terme de chiffre d’affaires). Elle compte 138 000 employés.

Vous connaissez son fameux talc pour les bébés (lancé en 1894 !) voire ses savons et shampoings (pour bébés aussi) ou encore le Tylenol (l’équivalent américain de notre Doliprane).

J & J est une icône, ni plus ni moins. Une icône marketing, graphique même (avec sa fameuse police de caractères et sa couleur rouge) et qui fait partie de l’american way of life.

Une société qui inspire confiance.

L’auteur, Gardiner Harris, est un journaliste scientifique qui a travaillé entre autres pour le New York Times, le Wall Street Journal. C’est carré. A l’américaine : une enquête poussée, une documentation bétonnée, une écriture soignée. Bref, du travail de professionnel. La preuve : il fut finaliste pour le prix Pulitzer.

Une précision qui me semble importante : le cercle rouge qui figure sur le haut de la couverture contient 3 mots… « Tromperie, corruption, mort ».

Car oui, cela décrit bien le programme !

Je ne vais pas évoquer le scandale du talc contaminé (avec de l’amiante). Mais plutôt me concentrer sur 2 chapitres : les opiacés et l’EPO (érythropoïétine).

On connaît le scandale des opiacés (avec l’OxyContin, commercialisé par Purdue en 1995). Mais ce que vous ne savez pas est que J & J était partie prenante et même en avance.

D’abord, avec son propre antidouleur à base de fentanyl (le Duragesic, autorisé par la FDA en août 1990)… Un système de patch (transdermique), 75 fois plus puissant que la morphine. Le dosage n’était pas précis. Il y a eu des morts.

Ce médicament était d’abord réservé aux douleurs intenses (cancers, etc.). Suivant le marketing de Purdue (avec son OxyContin) J & J a ensuite élargi l’utilisation du produit aux « douleurs chroniques ».

J & J possède des plantations de pavot en Tasmanie (Australie) depuis le milieu des années 70 pour fournir la matière première à son Tylenol codéiné (et autres opiacés médicaux).

J & J comprend vite que l’OxyContin représente un gros potentiel. A la demande de Purdue, J & J va alors développer une variété spéciale de pavot (« Norman ») permettant de maximiser la production de la molécule principale utilisée dans l’oxycodone (OxyContin): la thébaïne.

En 1996, les fermiers en Tasmanie plantent 500 hectares de ce pavot génétiquement modifié. Un chiffre qui augmentera de 50 à 100 % chaque année après. Entre 1993 et 2000, la surface totale triple ! Les fermiers font fortune et conduisent des Mercedes importées.

Si Purdue incarne la face commerciale de ce désastre de santé publique, J & J est de facto le fabricant derrière. Le boss : Don J & J. Et il en a financièrement largement profité.

Aux Etats-Unis, J & J finit ainsi par fournir 65 % de tout l’oxycodone, 54 % de l’hydrocodone, 60 % de la codéine et 60 % de la morphine (utilisés dans le pays) !

David Kessler, un ancien patron de la FDA, déclara que sans les efforts extraordinaires de J & J en Tasmanie, les Etats-Unis n’auraient pas connu l’explosion des opiacés sur ordonnances.

Passons à l’EPO.

Il s’agit d’une forme synthétique d’une hormone qui stimule la fabrication des globules rouges.

La FDA autorise sa vente en 1988. Les sociétés Amgen (marque Epogen)et J & J (marque Epocrit) se partagent ce marché, d’abord focalisé sur les dialyses (les dialyses détruisent des globules rouges ce qui entraîne des besoins en transfusions, l’EPO était vue comme une solution pour réduire ces besoins).

J & J a ensuite une idée géniale : les cancers. Les traitements (chimios, rayons) provoquent des anémies. Solution ? EPO ! Un essai clinique ridicule avec 131 patients est monté afin d’obtenir le feu vert de la FDA. L’essai est concluant : les cancéreux avec de l’EPO ont moins besoin de transfusions sanguines. Fermez le ban et ouvrez les comptes bancaires.

Pourtant, dès le début, des chercheurs s’aperçoivent que l’EPO agit comme un engrais sur des cellules cancéreuses. Un accélérateur de tumeurs.

En 1989, le magazine Fortune déclare l’EPO « produit de l’année ». Pourtant, les risques cardiaques et de croissance tumorale sont déjà identifiés.

Suit un long jeu de cache-cache. J & J devait fournir des résultats d’autres études… Les années passent. Aucune donnée. Puis, il y a des évolutions réglementaires sur la manière de rembourser les médicaments aux Etats-Unis, provoquant une explosion financière. Des sommes importantes partagées avec les médecins prescripteurs. Sans oublier de nombreuses pratiques pour contourner les réglementations en vigueur.

Il est ainsi interdit de donner du cash aux médecins. Mais J & J leur donne des échantillons « gratuits » qui sont ensuite facturés aux malades (et donc aux assurances et à Medicare dans le cas des hôpitaux) !

J & J augmente également la quantité de produit par fiole pour compenser les « pertes » (alors qu’en réalité, les hôpitaux utilisent ces quantités et les vendent !)

Tout un système se met en place. Une machine de guerre.

En 1998, l’Epocrit devient le produit le plus profitable de toute l’histoire de J & J.

En 2001, il pèse 10,4 % de son chiffre d’affaires total !

La société ment délibérement dans des messages publicitaires. La FDA proteste, impose des amendes. Mais J & J continue de diffuser ses pubs pendant des mois. Le mal est fait. Cynisme.

En octobre 2023, une étude publié dans le Lancet choque par sa conclusion : l’EPO tue des cancéreux !

En 2016, les ventes aux Etats-Unis s’élevaient encore à 1,1 milliard. En 2021, 479 millions. Seuls quelques cancérologues perdus dans la campagne américaine prescrivent encore de l’Epocrit à des malades du cancer.

Voici la conclusion de l’auteur : « Le désastre de l’EPO dépasse à bien des égards celui des opioïdes sur ordonnance.

Si les deux ont coûté la vie à un nombre similaire de personnes, les fabricants d’opioïdes n’ont jamais entraîné autant de médecins et d’institutions médicales prestigieuses dans une criminalité aussi flagrante et systématisée, les poussant ainsi à la complicité, en toute connaissance de cause et avec avidité.

Les opioïdes soulagent la douleur comme aucun autre médicament ne peut le faire, permettant aux patients de bénéficier d’un traitement. En revanche, les transfusions sanguines étant bien plus sûres et efficaces, l’EPO n’offre à la quasi-totalité des patients que des blessures et la mort.

Et comme l’EPO est beaucoup plus chère que n’importe quel opioïde, l’ampleur du détournement des fonds publics, des assurances et de l’argent des patients est considérablement plus importante. »

Je vous avais dit que c’était du lourd.

J’arrête là. Impossible de résumer tout le livre. C’est passionnant, édifiant, hallucinant même (quant au monde corporate et au système médical et réglementaire américain).

Et surtout cela fait peur.

Le cancer nous effraie tous. La peur paralyse et stimule à la fois. Vous devez aller jusqu’au bout de cette peur, et pas seulement celle de la maladie. Mais aussi la peur provoquée par les sociétés, les institutions et les professionnels qui prétendent vous aider.

L’exercice est difficile mais sain.

La connaissance est une forme de catharsis.

No more tears, the dark secrets of Johnson & Johnson, Gardiner Harris (Random House, avril 2025). Hélas, pas encore de traduction française.

L’expression « no more tears » du titre est bien entendu un clin d’oeil (sombre) au slogan publicitaire utilisé par J & J pour ses shampoings pour bébés (« ne pique pas les yeux »).

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Livre : The great prostate hoax

The great prostate hoax, how big medicine hijacked the PSA test and caused a public health disaster, de Richard J. Ablin (avec Ronald Piana) (2014)

Commençons par la fin. La plus grosse surprise de ce livre est le fait que les éditeurs français sont passés à côté. Le livre a été publié en anglais en 2014.

Et depuis ? Rien. On note une seule traduction : italien…

Pourquoi j’affirme que c’est fou ?

L’auteur est docteur, professeur de pathologie (université Arizona), un spécialiste du cancer de la prostate, un pionnier de l’immunothérapie.

Mais surtout : c’est lui qui a découvert le PSA (Prostate Specific Antigen)… en 1970 !

Difficile donc de trouver meilleur spécialiste pour parler du cancer de la prostate, des fameux tests PSA et des ravages qu’ils provoquent.

Certes, depuis 2014, la polémique a enflé, la presse a parlé de cette industrie des tests PSA et de ses effets négatifs.

Et pourtant. Combien d’hommes sont au courant ? De la polémique, des alertes dont celles d’Ablin, des études publiées invalidant ces tests menés à large échelle ?

Voici une brève synthèse :

-Ablin ne mâche pas ses mots. Il parle de « désastre de santé publique » !

-le PSA n’est ABSOLUMENT PAS spécifique au cancer. Il est spécifique… à la prostate.

-un homme peut donc avoir un PSA très faible et souffrir d’un cancer. A l’inverse, un PSA élevé et être en parfaite santé.

-le PSA ne peut donc absolument pas servir de test de diagnostic/détection du cancer. C’est un test de « suivi » (monitoring).

-Big Pharma a placé le seuil, le « cut off » à 4 ng/mL… Ce qui est criminel.

-une valeur de 4 ng/mL peut être provoquée par une éjaculation dans les 24h qui précèdent le prélèvement sanguin, ou encore une séance de vélo, une infection, ou bien une hyperplasie bénigne (un grossissement de la glande, très fréquent avec le vieillissement).

-si le seuil est atteint, alors l’industrie propose aux hommes une biopsie (procédure qui peut avoir des effets secondaires)

-au-delà, le cancer de la prostate est lié à l’âge et c’est un cancer à évolution lente.

-mais on propose aux hommes la chirurgie (ablation) et de la radiothérapie… qui provoquent des effets secondaires très lourds : incontinence et impuissance.

-chaque année aux Etats-Unis : 1 million de biopsies, débouchant sur 100 000 ablations, « la plupart d’entre-elles n’étant pas nécessaires« .

-Ablin le rappelle : la plupart du temps, les oncologues devraient simplement conseiller à leurs patients d' »attendre« . Or, ils ne vendent pas des « pauses ». Ils vendent des biopsies, des actes médicaux, des traitements. Voilà le hiatus.

-des études ont démontré que le test PSA ne changeait strictement rien à la mortalité dûe au cancer.

-on a joué cyniquement avec la peur provoquée par le mot « cancer », pour le plus grand profit d’une industrie créée de toute pièce.

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Premier semestre 2025 : explosion livresque aux Etats-Unis

Pour votre édification personnelle, voici la liste des 40 livres ayant pour sujet le cancer + fenbendazole ou ivermectine (j’ai mis de côté les simples e-books) publiés durant le premier semestre 2025 aux Etats-Unis (avec une franche accélération à partir de mai, voir les dates).

Vous n’y croyez pas ? Faites donc un tour sur Amazon.com.

La conclusion s’impose : il se passe quelque chose


-Ivermectin Mebendazole and Fenbendazole Protocols: A Practical Guide to Joe Tippens Discovery and the Safe Use of Off-Label Medicines for Cancer Treatment (29/06/2025)

-THE FENBENDAZOLE & IVERMECTIN PARADIGM: Hope, Hype, Controversy & Review Of Their Dual Potential As Groundbreaking Anti-Cancer Agents (29/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin Adjuvant Therapies: Understanding the Science Behind The Repurposed Drugs in the Fight Against Cancer (27/06/2025)

-Complete Handbook of Fenbendazole & Ivermectin: A Comprehensive Guide to Medical, Veterinary, and Alternative Uses, Dosage, and Safety (27/06/2025)

-THE FENBENDAZOLE & IVERMECTIN FOR CANCER: Repurposing Antiparasitic Drugs for Cancer: A Scientific Exploration of Fenbendazole and Ivermectin, Their … Insights, and Emerging Therapeutic Potential (25/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin in Cancer Care: Emerging Therapies, Protocols, and Cutting-Edge Research Explained (24/06/2025)

-Finding Fenbendazole & Ivermectin for Beginners: What Your Doctor Won’t Tell You About the Cancer Fighting Potential of These Powerful Therapies for Treatment and Recovery (22/06/2025)

-FENBENDAZOLE & IVERMECTIN – Repurposed Drugs, Real Results for Cancer: How These Powerful Drugs Are Challenging Cancer, Boosting Immunity, and Offering New Hope (20/06/2025)

-The Fenbendazole Miracle: How a Humble Dewormer Is Offering Hope as a Promising Alternative Cancer Treatment (20/06/2025)

-My Fenbendazole Diary – My Journey from Diagnosis to Remission: Alternative Cancer Therapies True Story (20/06/2025)

-IVERMECTIN & FENBENDAZOLE: The Underground Cancer Protocol (18/06/2025)

-Mebendazole & Fenbendazole: How Repurposed Drugs Are Offering a Promising Alternative Cancer Treatment (17/06/2025)

-Alternative Cancer Therapies Explained: A Guide To Promising Complementary Approaches (17/06/2025)

-FENBENDAZOLE & IVERMECTIN FOR CANCER: EXPLORING THE SCIENTIFIC EVIDENCE BEHIND TWO CONTROVERSIAL TREATMENTS (11/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin for Cancer: Exploring the Science, Hope, and Controversy Behind Two Unlikely Antiparasitics in Oncology (07/06/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin Protocols: Everything You Need to Know and the Latest Research on These Emerging Cancer-Adjunct Therapies (31/05/2025)

-Fenbendazole: The Hidden Cure: Exploring the Potential of an Antiparasitic Drug in Cancer Treatment (03/06/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin in Focus: A Comprehensive Guide to Antiparasitic Action, Drug Interactions, and Resistance in Veterinary and Human Medicine (02/06/2025)

-THE HUMAN USE OF IVERMECTIN: HOPE OR HYPE? SCIENCE, SAFETY, AND A CLOSER LOOK AT THE CURE CLAIM (27/05/2025)

-The Most Valuable Ideas from Finding Fenbendazole Workbook Edition: Practical Tools for Roger’s Teachings (22/05/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin: Natural Nourishment for Vitality and Immune Harmony: A Practical Guide to Using Antiparasitic Therapies for Immune Support and Wellness (20/05/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin for Cancer: Discover the Research, What Science and Survivors Say About the Medicines with Potential to Beat Cancers (18/05/2025)

-Can Fenbendazole and Ivermectin Fight Cancer?: The Anti-Parasitic Cure (18/05/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin Against Cancer: Investigating the Science, Hope, and Hype Behind the Headlines (08/05/2025)

-Terminating Diseases by Targeting Root Causes: Synergising Ivermectin, Fenbendazole, Methylene Blue to Kill Parasites & Restore Mitochondrial Health Using Anti-inflammatory Nutrition & Alkalization (01/05/2025)

-Finding Fenbendazole: My Unexpected Path Through Cancer (27/04/2025)

-Fenbendazole: A New Frontier in Antiparasitic and Cancer Therapy (27/04/2025)

-SUPER EASY FENBENDAZOLE CANCER DIET COOKBOOK FOR BEGINNERS: 100+ Wholesome Recipes to Complement Fenbendazole Therapy and Boost Cancer-Fighting Nutrition (14/04/2025)

-Fenbendazole and Ivermectin: The Cancer Treatment Revolution: Exploring the Science, the Stories, and the Hope Behind These Controversial Therapies (08/04/2025)

-FENBENDAZOLE: A Veterinary Dewormer Turned Cancer Treatment? (30/03/2025)

-THE SCIENCE BEHIND FENBENDAZOLE: myth or medical breakthrough? (30/03/2025)

-Can Ivermectin & Fenbendazole Fight Cancer?: The Science and Truth Behind the Research (21/03/2025)

-The Fenbendazole & Ivermectin Cookbook: Powerful Recipes to Support Your Health and Wellness Naturally (14/03/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin for Cancer: Truth, Hype, or Breakthrough?: Separating Fact from Fiction in the Search for Alternative Treatments (02/03/2025)

-The Ivermectin Miracle – From Parasites to Potential Cure-All (25/02/2025)

-Fenbendazole & Ivermectin: What Science Says About Their Potential Against Cancer (22/02/2025)

-Fenbendazole: A Promising Alternative in the Fight Against Cancer: Alternative Cancer Therapies (19/02/2025)

-Ivermectin & Fenbendazole in Cancer Treatment: A New Hope?: Exploring the Latest Research, Evidence, and Controversies (16/02/2025)

-IVERMECTIN NOW!: Destroying the Media Lies, Impowering Those Who Seek the Truth (12/02/2025)

-Ivermectin and Fenbendazole– a new approach to cancer treatment?: What we know so far (03/02/2025)

-The Power of Fenbendazole: What You Need to Know About Its Cancer-Fighting Potential (28/01/2025)

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Livre : un onconaute dans la foule

Finding Fenbendazole: My Unexpected Path Through Cancer (2025, Roger Rasmussen)

Je faisais remarquer à mon éditeur, Marco Pietteur, que pas moins de 40 bouquins traitant du cancer et du fenbendazole avaient été publiés durant le premier semestre 2025 aux Etats-Unis (liste ici).

Je farfouillais sur Amazon.com, quand de fil en aiguille, je suis parvenu à ce comptage surprenant.

Au passage, j’ai donc commandé le livre de Roger Rasmussen. Un peu au hasard.

Son histoire est à la fois banale et hors du commun. Cet Américain vivant dans l’Utah, patron d’une petite société est père de 3 enfants et déjà grand-père (5 petits-enfants).

En 2012, on lui diagnostique une « hypertrophie bénigne de la prostate » (HBP). Courant chez les hommes de plus de 50 ans. Son propre père en a souffert. La routine en somme…

Il décrit très bien la lâcheté assez répandue chez les hommes consistant à toujours reporter une visite chez le médecin, voire même à nier ou dissimuler tel ou tel symptôme.

Rasmussen est passé par là.

C’est seulement en 2019… qu’un checkup montre une hausse de ses PSA, ce qui déclenche une IRM et une biopsie. Durant un week-end à Las Vegas, avec son épouse (mariés 7 mois auparavant), son médecin laisse un message sur son répondeur : « il faut parler des résultats« …

Quelques jours après, c’est chose faite : cancer confirmé. Trois lésions sur la prostate.

Le médecin lui annonce alors le menu classique soit la Sainte Trinité : chirurgie d’abord dans quelques mois (ablation de toute la prostate qu’il refusera) puis chimio et enfin rayons.

Le 20 janvier 2020, il commence le protocole (Joe Tippens). Fenbendazole, vitamine E, curcumine, CBD. Il documente son expérience (avec des graphiques).

PSA diagnostic, janvier 2020 = 11,25. Février 2020 = 10,72. Juillet 2020 = 8,40. Juin 2022 =6,74.

2022 : l’IRM montre qu’une lésion a disparu. Et les 2 autres ont diminué de 40 %.

En novembre 2022, il arrête le protocole.

En février 2025, PSA = 6,02.

En 2024, Troy, son frère cadet, reçoit le même diagnostic. Cancer de la prostate. Trois lésions aussi. Il adopte à son tour le protocole de Joe Tippens (mais 7 jours sur 7). Cinq mois plus tard, en octobre 2024, l’IRM montre que ses lésions ont disparu !

Rasmussen a discuté directement avec 5 autres cancéreux dont la vie a été transformée par le fenbendazole (il les présente). Il a raison de souligner que ces conversations sont importantes et complètent de simples témoignages anonymes lus sur un forum Internet. Il rappelle que chez certaines personnes ce traitement non conventionnels ne semblent pas fonctionner.

Rasmussen écrit bien. Des métaphores filées à l’américaine (Las Vegas, les mains des joueurs, le casino, etc.) et une pointe d’humour.

« Me voici, un gars qui doutait que la vitamine C puisse aider contre le rhume, contemplant un médicament conçu pour des bergers allemands. Le cancer a de quoi redessiner vos propres limites. »

Il décrit la peur qui paralyse après le diagnostic, les hauts et les bas, les insomnies, les doutes, les journées passées sur Google pour comprendre de quoi il s’agit, les statistiques (incidence, mortalité), les traitements conventionnels, la liste de leurs terribles effets secondaires, etc.

Puis une cancéreuse inconnue croisée dans la salle d’attente d’une clinique qui lui parle de Joe Tippens et de son fameux protocole… Les groupes Facebook. Les recherches. Le scepticisme (quoi ? Un vermifuge pour les chiens ? !). Le refus de la chirurgie et la fameuse balance bénéfices/risques qui finit par s’imposer car elle est rationnelle : ça coûte quoi d’essayer ?

Bref, la quintessence de l’onconaute !

L’auteur pose la question, la même qui nous taraude : à partir de combien d’expériences personnelles telle que la sienne, celle de son frère… à partir de combien d’études observationnelles (selon la formule consacrée) Big Pharma daignera-t-il se pencher sur la question et admettre que -oui- ces molécules ont REELLEMENT des propriétés antitumorales ?

Nous posons la question et nous connaissons déjà la réponse.

(Je finis par une critique de forme, pour une fois : gros problème d’édition. Même avec des lunettes de vue, les notes de bas de page sont illisibles car liliputiennes. Je n’ai jamais vu cela, au sens littéral).

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Livre : The Moss method. Fight cancer naturally

Ralph W. Moss, 2024

Ralph W. Moss est un universitaire et auteur scientifique américain. Sa position est assez singulière puisqu’il travaille sur le cancer depuis le début des années 70.

Cinquante ans sous le capot donc !

Il a publié une douzaine d’ouvrages et anime un blog.

J’en citerai deux : le premier sur les chimiothérapies (Questioning Chemotherapy), daté (1995) mais passionnant et toujours d’actualité.

Le second encore plus combatif : Cancer incorporated (2020).

Moss ne renie pas les traitements conventionnels mais il a pleinement conscience de la corruption de Big Pharma et de l’utilité des approches « naturelles », plus hoolistiques, intégrées.

The Moss method est donc cela : une méthode, un guide pratique mêlant nutrition, phytochimie, mode de vie et même recettes de cuisine comme outil de prévention et pour aider les malades.

A noter : il a lui-même combattu avec succès un cancer agressif de la prostate (vers 2015)… Un autre combat s’ouvre puisque son cancer est revenu.

Il décrit 10 éléments principaux, à consommer quotidiennement (du thé vert, à la curcumine, en passant par la quercétine, les omega 3, la vitamine C, les aliments fermentés, etc.). Puis 10 autres éléments « secondaires » (allicine/ail, resvératrol, lycopène, champignon Maitake, etc.)

Chacun est étayé par des études que l’auteur décortique et explique. Au total, Moss liste ainsi 700 références (articles, essais cliniques, etc.) !

Il met l’accent sur le principe de synergie (les molécules travaillent les unes avec les autres).

Il rappelle par exemple que si le curcuma contient certes de la curcumine (son composant principal)… 300 autres molécules sont également présentes dans la plante. Il y a donc ici un tout à ne pas négliger.

Il détaille les trois « engrenages » liés du cancer : métabolisme défaillant (effet Warburg), système immunitaire affaibli et les cellules souches (cancéreuses), dont il qualifie la découverte de « tournant dans l’histoire de la science« . Rien de moins.

Ces cellules souches constituent, sans mauvais jeu de mot, l’angle mort des traitements conventionnels… Et elles expliquent comment et pourquoi le cancer « revient » (souvent).

Moss insiste sur l’importance du système immunitaire.

L’intérêt de sa démarche est d’appuyer systématiquement les composantes de sa méthode par des études et des papiers scientifiques.

Sur la partie métabolique par exemple, il détaille plusieurs essais cliniques autour de la restriction calorique (jeûne intermittent, etc.) et les liens avec d’autres pathologies comme le diabète type 2, l’obésité (des terrains favorables au cancer).

Cette méthode dans la méthode est primordiale pour désamorcer les critiques habituelles (« remèdes de grand-mère« , « ce n’est pas prouvé« , « c’est du charlatanisme » etc.).

Non. Comme je l’ai écrit dans mon propre livre : nous avons accumulé en plusieurs décennies des torrents de données, de faits documentés…

Le problème est que le grand public et une bonne partie du corps médical les ignorent.