Il existe plusieurs familles de chimiothérapie avec chacune son mode de fonctionnement particulier.
L’une d’entre elles regroupe les « vinca-alcaloïdes ». Nom de ces molécules ? Vincristine, vinorelbine, vinblastine, vinflunine. Ce sont des chimios anciennes (début des années 60).
Elles servent toujours. Davantage dans les pays pauvres que dans ceux de l’OCDE. Mais elles demeurent très utilisées face à certains cancers (leucémies, en pédiatrie, cancers du poumon non à petites cellules, etc.).
Comment agissent-elles ? Elles déstabilisent les microtubules des cellules qui se divisent (les microtubules servent d’échaffaudage et de réseau de transport intracellulaire).
Oui, vous avez déjà entendu cela… au sujet des benzimidazoles carbamates que l’on utilise comme vermifuges ! Mébendazole, fenbendazole, albendazole, etc.
Ces médicaments ne tuent pas directement les cellules (du parasite ou de la tumeur) mais perturbent leur fonctionnement/bloquent leur division (entraînant ensuite leur autodestruction : apoptose).
Problème et de taille : les vinca-alcaloïdes n’ont pas de « spécificité » (ou très faible). Ils attaquent toutes les cellules, saines et cancéreuses… sans discrimination.
Voilà pourquoi, ils provoquent l’alopécie (perte des cheveux) (pas systématiquement). C’est la preuve visuelle de cette non spécificité. Les dégâts ne s’arrêtent pas là bien sûr (neurotoxicité, neutropénie, anémie, constipation sévère, nausée, vomissement, etc.).
De fait, ils vont tout déglinguer sur leur passage (à des rythmes différents, vous l’aurez compris, en fonction de la vitesse de division des cellules affectées).
Autre difficulté : une fenêtre thérapeutique étroite (il y a peu d’espace entre dose inefficace et dose très dangereuse).
Enfin, ces produits sont « systémiques » : ils se diffusent partout dans l’organisme. Il n’y a aucun mécanisme permettant de cibler les cellules malades.
Ces deux traits (non spécificité et systémique) sont le propre de toutes les chimiothérapies classiques.
D’un autre côté, le mébendazole et le fenbendazole sont massivement utilisés depuis des décennies (humains et animaux)… et on n’a jamais vu quelqu’un -ou un chien- perdre ses cheveux. 😉
Dernière farce et attrape : le prix des vinca-alcaloïdes est bien plus élevé que celui des benzimidazoles carbamates alors qu’ils sont tous génériques. Coût de 100 à 1 500 dollars par patient.
Nous venons donc de démontrer via la pirouette du miroir la corruption de Big Cancer, sa stupidité et plus largement l’« effet silo ».
Chaque discipline médicale reste dans son trou, confite dans ses certitudes, ses habitudes sans jamais communiquer avec l’extérieur.
Plus sérieusement :
-nous disposons de médicaments plus sélectifs, beaucoup moins toxiques, utilisés depuis des décennies (chez l’humain et en vétérinaire) et moins coûteux
-qui reposent sur LE MEME PRINCIPE biologique que des chimios traditionnelles
-alors pourquoi ne pas s’en servir en oncologie ?
Question toute rhétorique.
L’important est de rappeler que c’est déjà le cas.
Concrètement, des milliers de malades dans le monde utilisent ces molécules repositionnées (et d’autres). Idem pour les animaux domestiques.
PS : il est important de souligner que si la déstabilisation des microtubules est la première propriété antitumorale identifiée pour les benzimidazoles carbamates… il y en a d’autres (inhibition de la glycolyse, donc lien avec le métabolisme des tumeurs, activation du TP53, etc.) ! Et certaines ont été découvertes très récemment (exemple : anti CD38).
Auteur : William F. Supple (Maha Books, Skyhorse Publishing, mars 2026). Sous-titre : « Kill it with the safe over-the-counter antiparasitic fenbendazole ».
Tout commence fin 2021. La belle-mère de l’auteur, alors âgée de 83 ans, est diagnostiquée avec un cancer du sein métastasé (foie, poumons, os). Il s’agit d’une récurrence (11 ans auparavant, elle avait subi un premier cancer du sein, avec chirurgie et chimio).
Cette femme, dotée d’un fort tempérament, considère qu’elle a eu une vie bien remplie et donc elle envoie promener les médecins. Elle refuse cette fois toute chimio ou radiothérapie.
William F. Supple, qui est un neuroscientifique de formation (doctorat), a alors cette révélation (assez commune parmi les onconautes) : fichu pour fichu pourquoi ne pas explorer les thérapies alternatives dans la littérature ?
Il tombe sur le fenbendazole, un vermifuge vétérinaire. L’argumentaire scientifique semble tenir la route. La belle-mère va alors prendre 222 mg (protocole Joe Tippens) chaque matin dans son yaourt.
Deux semaines après, elle retrouve l’appétit et se sent un peu mieux. Dans le mois qui suit, elle est suffisamment forte pour pouvoir quitter la clinique de soins palliatifs. Et six mois après… son cancer a disparu.
Elle arrête le fenbendazole en juillet 2022 (donc après 8 mois d’utilisation). Un CT scan effectué en janvier 2025 signe la bonne nouvelle : R.A.S.
F. Supple ouvre en 2022 un blog Substack pour promouvoir l’utilisation du benzimidazole carbamate : Fenbendazole can cure cancer.
Revenons sur le titre du livre conçu précisément pour interpeller. L’auteur explique qu’il s’agit avant tout d’une métaphore. Non, le cancer ne serait pas littéralement un parasite… mais il se comporte comme un parasite (et cela peut donc servir de modèle théorique).
L’auteur détaille 21 rapports de cas de cancéreux utilisant la molécule vermifuge, 3 rapports de cas pour des tumeurs non malignes et enfin 3 rapports de cas… sur des chiens (cette dimension vétérinaire est fondamentale à mon sens, j’en ai parlé à plusieurs reprises).
Le chapitre qui compare les parasites et le cancer est très intéressant (avec leurs nombreux traits communs comme par exemple l’aneuploïdie et un rythme circadien différent de celui de l’hôte).
L’auteur a en outre effectué une étude et a trouvé une corrélation inverse entre les pays qui mènent des politiques de santé publique antiparasitaire et l’incidence des cancers (plus basse que dans les pays occidentaux).
Je n’avais jamais pensé à cet angle (et pourtant en Thaïlande, c’est dans les moeurs, on se vermifuge 1 ou 2 fois par an). On peut toutefois douter de la qualité des données liées à l’incidence des cancers dans certains pays, en particulier en Afrique.
Les parasites peuvent causer une inflammation chronique qui agit comme un carburant pour le crabe. En Occident nous ignorons ces micro-organismes que nous associons exclusivement aux pays du tiers-monde. C’est une erreur.
(à ce sujet, je vous recommande le livre de Philippe Humbert paru en 2025 : Les Parasites : ces hôtes invisibles qui envahissent notre corps. Edifiant voire angoissant !)
Enfin, Supple détaille les propriétés antitumorales du fenbendazole (il y en a plusieurs, la première étant l’inhibition des microtubules), sa pharmacocinétique (dosage, absorption, métabolisme), etc.
Un bon point qui prouve qu’il a fait le boulot : il a déterré la première étude publiée par Janssen Pharmaceutica (filiale du géant Johnson&Johnson) le 22 mars 1976 qui présentait un nouveau benzimidazole carbamate, l’oncodazole, et ses propriétés antitumorales.
Le nom choisi (« oncodazole ») n’était pas dû au hasard…
Quand on vous dit que toute cette affaire est vieille d’un demi-siècle !
Mais je suis le premier à avoir publié le brevet déposé par Janssen en septembre 1976 faisant le lien entre benzimidazoles carbamates et propriétés anticancéreuses (lire mon article, une version anglaise est également disponible). 😉
Cet angle historique me paraît essentiel pour combattre tous les idiots utiles qui nous traitent de charlatans ou de doux rêveurs.
L’oncodazole fut abandonné par la suite, du moins renommé en « nocodazole ». Supple y voit une conspiration. Je serais moins affirmatif. Cette molécule est trop « réactive ». Elle endommage toutes les cellules qui se divisent, y compris les saines (pas assez sélective). Le nocodazole a donc poursuivi sa carrière mais uniquement dans les labos comme agent antimitotique.
Au passage, rappelons que c’est Janssen qui a synthétisé en 1968 le mébendazole (l’équivalent du fenbendazole, mais autorisé chez l’homme, le brevet date de 1970).
Je signale un petit défaut de forme : l’auteur se répète parfois. Selon la formule consacrée, l’éducation est l’art de la répétition, mais c’est un peu gênant.
Ce livre apporte sa pierre à l’édifice. Il contribue au repositionnement contre le cancer de ces molécules qui sont connues et utilisées depuis plus de cinquante ans.
L’accumulation de ces expériences individuelles, la multiplication de ces « rapports de cas », le tout factorisé par le corpus scientifique existant (les études et les brevets) voilà la clé.
Nous sommes en passe d’atteindre la masse critique.
Il n’est plus possible de continuer à nier, mépriser ou moquer toutes ces informations.
Vous imaginez sans doute qu’une armée de fonctionnaires comptabilisent chaque cas de cancer diagnostiqué au Etats-Unis (population 340 millions) dans une vaste base de données.
Non.
En France, nous utilisons des registres locaux, couvrant à peine 25 % de la population. Ces données (très parcellaires donc) sont ensuite extrapolées, modélisées afin de calculer des nombres de cas et des « taux d’incidence » (exprimés en X par 100 000 par exemple, mais aussi ajustés en fonction de l’âge pour des comparaison sur le temps).
Une loi est entrée en vigueur en janvier 2026 pour enfin créer un véritable registre national mais sa mise en place prendra plusieurs années.
Le SEER (Surveillance, Epidemiology, and End Results) c’est la même chose en version américaine : un ensemble de 22 registres, couvrant 40 à 45 % de la population. Avec une sur-représentation (volontaire) des minorités ethniques (et des populations pauvres). Cet angle ethnique qui choque parfois les Français est souvent présent outre-Atlantique.
Je n’accorde que peu de confiance à de telles « données » modélisées (souvenez-vous des désastres de cette pratique durant le Covid, le « demi million de morts » en Grande-Bretagne et les « centaines de milliers de décès » en France).
Personne ne peut juger de la pertinence des traitements statistiques et correctifs appliqués et de leur évolution dans le temps (urbanisation, immigration, mouvement de population d’un état à l’autre, etc.).
Au-delà, ce qui me trouble dans cette polémique est la problématique de l’âge.
Si on pose comme hypothèse que les produits ARNm ont créé des dommages dans la population via le système immunitaire… pourquoi ceux nés avant 1960 seraient indemnes ? Alors que ceux nés à partir de 1975 seraient affectés ?
Réponse : les facteurs externes (et ils sont très nombreux). Par exemple :
-Puisque nous parlons des vaccins, quid des vaccins infantiles ? Aujourd’hui : entre 8 et 10 pour les obligatoires, jusqu’à 14 pour les recommandés. Avant 1950 ? De 0 à 3. Différence de taille.
-La nourriture industrielle avec de nombreux additifs.
-Et les programmes de dépistage ? Pour le cancer colorectal, l’âge a été abaissé Outre-Atlantique justement à 45 ans… en mai 2021 (généralisation). Coïncidence ?
-Le virus Sars-Cov2 qui ferait flamber les cancers (mais alors on retombe sur la même interrogation : pourquoi pas pour les + de 65 ans ?)
-Et pourquoi ne pas évoquer… les essais nucléaires atmosphériques ! (de 1951 à 1962, pour la majorité d’entre-eux, pouvant affecter les plus fragiles c’est-à-dire les enfants nés après 1960). 😉
-Ou encore la consommation massive d’antibiotiques durant l’enfance (on sait maintenant qu’ils modifient durablement la flore intestinale, le fameux microbiote, directement lié au système immunitaire).
Revenons sur l’âge : on pourrait imaginer que parmi les personnes âgées (donc avec un système immunitaires naturellement affaibli)… certaines sont décédées rapidement suite aux injections. Et donc pas le temps de développer un cancer. Cela pourrait expliquer l’anomalie en terme d’incidence (en baisse) des +65 ans par rapport aux moins de 50 ans (en hausse).
Autre problème et autre illusion : vous pensez sans doute que les milliards de doses de produits ARNm (Biontech/Pfizer et Moderna) étaient toutes parfaitement « égales ».
C’est mal connaître les processus de fabrication industrielle (surtout à une telle échelle et pour des produits aussi fragiles). Ajoutons la distribution géographique des différents lots, les conditions de transport, de stockage et d’utilisation et bien sûr du métabolisme de chacun. Il s’agit de particules nanolipidiques (très fragiles : température, oxydation, force mécanique).
Qui se souvient d’ailleurs des fameux « supercongélateurs » à -70 ° ? Personne bien entendu… 😉
Notons que les bases de pharmacovigilance (comme VAERS aux Etats-Unis) montrent une distribution très inégale des déclarations selon les lots… Hasard ?
La conclusion s’impose : rien n’est linéaire. Et il y a beaucoup trop de variables.
Donc si par dessus ce substrat chaotique, on ajoute un décompte des diagnostics de cancer basé sur des échantillonages, avec des algorithmes et des modélisations… on peut douter de la pertinence des résultats obtenus, surtout si on parle de signaux d’inflexion et sur une période courte (2021, 2022, 2023).
Et attention aux ordres de grandeur et aux valeurs absolues ! Pour les +65 ans on parle de 150 cas par 100 000… Chez les moins de 50 ans, on passe de 9,5 à 11,5 cas par 100 000 (sur 3 ans donc).
Prenons en référence la population des -50 ans de 2019, soit 205 millions (y compris 73 millions de moins de 18 ans) et appliquons les taux d’incidence SEER pour le cancer colorectal (celui des graphiques plus haut).
Calculs de coin de table : 2019 : 16 789 cas 2020 : idem (fictif, incidence pas fiable) 2021 : 19 475 cas = +2 686 2022 : 21 053 cas = +1 578 2023 : 22 816 cas = +1 763
Total : 6 027 cas « en trop » sur 3 ans (par rapport à la référence 2019).
Soit 2 000 cas par année… Sur une population de 205 millions d’individus.
Où s’arrête le réel et où commence la modélisation ? Est-on dans le réel ou bien dans quelque marge d’erreur d’algorithmes vaseux ?
Et cette incidence est-elle sous-estimée ? Ou sur-estimée ? Après tout, la modélisation peut fonctionner dans les 2 sens…
Enfin, derrière, il y a des tendances longues qui compliquent encore la situation : par exemple la baisse des cancers du poumon. Et la hausse continue des cancers colorectaux (depuis le début des années 2000).
Bref et sans vouloir jouer les Ponce Pilate : à chaque hypothèse, à chaque tentative d’explication on peut opposer – de bonne foi- un ou plusieurs contre-arguments.
Les graphiques de SEER illustrent à mon avis ce chaos.
Le temps sera le véritable juge de paix.
Précision : je n’affirme pas qu’il ne s’est rien passé en 2021 et les années suivantes par rapport au cancer.
Mon opinion est que la technologie ARNm (dans sa forme actuelle) est dangereuse car immature, trop fragile et surtout incontrôlable (biodistribution, quantité de protéines produites et pendant quelle durée, sans oublier les difficultés de fabrication liées au processus industriel avec les inévitables pollutions ADN, etc.).
Donc, je ne rejette pas comme saugrenue l’hypothèse d’effets délétères pouvant se traduire par une hausse des cancers (et d’autres pathologies) sur plusieurs années.
D’ailleurs, autre inconnue. Si l’accélération de la hausse se confirme, est-elle temporaire ? Ou bien va t-elle se poursuivre ou pire même se renforcer ?
Spontanément (et paradoxalement) j’accorde davantage de crédit au vécu de certains médecins et oncologues… Quand de tels professionels, dans des pays différents, commencent à dire « je n’ai jamais vu ça » (type de cancer et/ou nombre et/ou âge et/ou vitesse de progression de la maladie)… cela pèse.
En attendant, la prudence s’impose face aux « données » issues des systèmes américains (SEER) et français.
1748. Montesquieu publie De l’esprit des lois. Il théorise les principes d’équilibre des pouvoirs et de leur séparation.
Une citation-clé : « le pouvoir arrête le pouvoir ».
En filigrane de cette pensée : la nature humaine, immuable. « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ». La solution ? Diviser le pouvoir de l’état en trois : législatif, exécutif et judiciaire.
Ce petit rappel historique nous permet près de 300 ans plus tard… de prendre conscience de l’obscénité de Big Pharma et de ses outils préférés, les « essais cliniques », présentés comme l’alpha et l’oméga de la raison et de la rigueur scientifique.
Résumons le fonctionnement de ce système : -une société commerciale privée, ayant donc pour unique finalité le profit, souhaite commercialiser un nouveau médicament qu’elle a développé.
-elle va financer, organiser et piloter un essai clinique
-à l’issue, elle récolte et analyse SES résultats
-elle présente enfin « les » résultats (qui sont en réalité les siens) à une autorité de régulation, la FDA aux Etats-Unis
-laquelle est financée -pour une large partie- par les mêmes sociétés pharmaceutiques
-et dont les employés viennent souvent de Big Pharma ou le rejoindront à la fin de leur mandat (on appelle cela « revolving door », la porte tournante).
Depuis 1992, l’industrie pharmaceutique paye en effet à la FDA des « user fees ». Ils totalisent presque la moitié du budget de l’agence publique (3,32 milliards sur 6,87 milliards de dollars). Et même 70 % du budget pour l’évaluation des nouveaux médicaments.
Imaginez un prévenu qui paierait la moitié du salaire du juge chargé d’instruire son dossier…
La métaphore vous choque ? Sachez que TOUTES les grandes sociétés pharmaceutiques sont multi-délinquantes et multi-condamnées en justice.
Il s’agit de facto d’un conflit d’intérêt, voire d’une forme de corruption légale.
Mais personne ne dit rien. Tout le monde fait semblant. C’est Mickey Mouse qui gambade avec Alice aux pays des merveilles.
Et les pseudos médecins continuent de louer ce système et ses fameux essais cliniques. Satisfaits. Béats.
Si Montesquieu pouvait rebâtir cette organisation, voilà ce que cela donnerait : -l’entreprise privée finance l’essai clinique pour son médicament
-une structure indépendante conçoit, organise et suit le déroulement de l’essai
-à l’issue, une autre structure indépendante collecte et analyse les résultats
-le régulateur juge les résultats et donne ou non son autorisation
-avec évidemment interdiction absolue pour ses membres d’avoir exercé un mandat au sein d’une société pharmaceutique, idem pour le futur. La « porte tournante » serait ainsi définitivement fermée et remplacée par un mur. Très épais et très haut.
On me rétorquera qu’un tel processus serait lourd et lent.
Oui. Et alors ?
De nombreux essais cliniques aujourd’hui sont vaseux (voire parfois frauduleux) et débouchent sur des autorisations aberrantes données à des médicaments hors de prix avec un intérêt thérapeutique faible voire nul.
A part, bien sûr, un intérêt sonnant et trébuchant.
On gagnerait en qualité ce que l’on perdrait en quantité.
Cette petite fable n’a pas la prétention de changer le système. Ne soyons pas naïfs. Mais elle devrait vous convaincre de refuser l’inacceptable.
Ensuite, du principe de contre-pouvoir chez Montesquieu, on peut en dériver celui de compétition.
C’est ce que je développe au sujet de la Chine dans mon livre. Je parie en effet sur la compétition géopolitique dans laquelle la superpuissance asiatique pourrait neutraliser Big Pharma (qui reste d’essence occidentale).
Soif de revanche (pour effacer « le siècle d’humiliation » selon l’expression utilisée en Chine), recherche de prestige scientifique ou simple volonté de sauver sa peau face au crabe, les motivations importent peu : seul le résultat compte.
« Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts » (citation attribuée à De Gaulle).
Voilà un levier qui pourrait nous permettre de briser l’emprise de Big Cancer.
Il est en effet le co-auteur, avec Richard Ablin, du livre The great prostate hoax, how big medicine hijacked the PSA test and caused a public health disaster, publié en 2014.
Sur le moment, j’avais pensé à un simple « porte-plume », car nous savons tous que les scientifiques ne savent pas écrire. 😉
Mais Ronald Piana est bien davantage qu’une plume.
Je viens de le découvrir, totalement par hasard, via une vidéo sur Facebook (comme quoi les réseaux sociaux peuvent avoir des avantages).
Il y a tout juste un an, il se confiait devant la caméra de Mark Laita connu pour sa série « Soft White Underbelly » (des portraits d’hommes et de femmes plutôt secoués par la vie).
L’expression est galvaudée mais Piana a eu une vie hors du commun. Né à Long Island, New York, dans une famille américaine « très dysfonctionnelle et très pauvre », porté sur la bouteille très jeune, puis financièrement indépendant à l’âge de 15 en travaillant dans des restaurants puis sur des navires marchands… Il se retrouve un jour -par hasard- correcteur dans un journal scientifique dédié au cancer, sans aucun diplôme universitaire.
Et il gravit les échelons… rédacteur, rédacteur en chef, écrit des centaines d’articles, rencontre des centaines de scientifiques et chercheurs.
Le rêve américain en cinémascope. Le rêve américain comme on n’en fait plus.
Avant cela, deux de ses soeurs aînées décèdent : la première d’un cancer du sein, à l’âge de 35 ans et mère de 2 jeunes garçons, et la seconde emportée par le terrible mycosis fongoïde qui transforme le supplicié en champignon… littéralement. Comme le dit Ron : « ce que ça fait au corps et à l’âme humaine est de proportions bibliques ».
La maladie l’accompagnera ainsi, intimement, pendant 25 ans.
Professionnellement, il intègre un monde nouveau, aussi énorme qu’étrange : celui de Big Pharma, ou plus précisément Big Cancer et va découvrir la corruption insensée qui y règne.
Une industrie de plus de 200 milliards de dollars par an qui écrase tout et tous. Surtout quand on ose la « challenger » ou simplement la critiquer.
Un témoignage, de l’intérieur, très fort, une critique au scalpel de Big Cancer : précis, structuré, impitoyable.
Dans la seconde partie de l’interview, Ronald Piana raconte sa propre expérience face à la maladie. En 2018, son dentiste repère une masse très suspecte sur sa langue… Il fait le lien avec une étude sur onze patients atteints de cancer de la peau utilisant le peroxyde d’hydrogène (H202, ou eau oxygénée, à forte concentration 33 %). Il essaye. Et ça marche. La masse pré-cancéreuse disparaît.
Là encore, un témoignage d’une puissance exceptionnelle qui met de la chair, littéralement, autour d’une idée et d’une molécule.
Bref, arrêtez ce que vous faites et prenez le temps d’écouter Ron Piana. Une heure qui changera probablement beaucoup de choses en vous.