« L’aspirine peut prévenir les métastases du cancer en stimulant la réponse immunitaire » (source)
Plusieurs médias ont rapporté les conclusions d’une étude parue en mars 2025, dans Nature.
« Aspirin prevents metastasis by limiting platelet TXA2 suppression of T cell immunity«
Lien : https://www.nature.com/articles/s41586-025-08626-7
Cette étude a la particularité de mettre en lumière le mécanisme à l’oeuvre… mais les effets bénéfiques de l’aspirine contre le cancer sont connus… depuis des décennies.
Oui, des décennies.
On compte ainsi des milliers d’articles dans PubMed…
Citons cette étude publiée dans The Lancet en 1972… et au titre non équivoque :
« Les effets anti-métastatiques de l’aspirine.«
Lien : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(72)92581-0/fulltext
Récapitulons :
-une molécule vieille comme le siècle (synthétisée pour la première fois en 1897 !)
-utilisée par des générations entières, de 7 à 77 ans selon l’expression consacrée
-aux effets secondaires connus (faibles), au profil de risques parfaitement établi (hémorragies, etc.)
-qui ne coûte absolument rien
-qui a des effets contre le cancer et plus particulièrement les métastases, des effets étudiés depuis un demi-siècle (et maintenant enfin élucidés)
-une molécule utilisée quotidiennement à faible dose (moins de 100 mg) par des dizaines de millions de personnes dans le monde (estimations de 50 à 100 millions !) pour la prévention des risques cardiovasculaires…
… et les derniers au courant semblent être les oncologues. Comme d’habitude.
Dans ce cadre, personne de sérieux (et d’honnête) ne peut échapper à cette question brûlante : pourquoi l’aspirine à faible dose n’est-elle pas immédiatement et automatiquement intégrée aux protocoles anticancéreux ?
Quelqu’un peut-il répondre ?
Ah ! On entend une petite voix au fond de la salle : »Parce que cela pourrait être dangereux« .
Evidemment.
Face à des lampées de chimiothérapies cytotoxiques et autres rayonnements ionisants qui brûlent les tissus… un simple cachet d’aspirine apparaît en effet comme effrayant. 😉
Surtout pour les dividendes de Big Cancer et ceux de la maison-mère Big Pharma !
2 réponses sur « L’aspirine : un cachet qui tourne en rond »
Bonjour, enchantée d être ici.
Évidemment je me pose la question quand commencer à prendre du Vermox et à quelle dose ainsi que l aspirine? Il y a t il des effets secondaires à les prendre sur du long terme. Avant ou lorsqu on apprend la mauvaise nouvelle?
Merci pour votre travail.
Belle continuation à vous.
Pour l’aspirine, en fonction de l’âge, vous avez un début de réponse : prévention risques cardiovasculaires. Des millions de personnes le font (prise quotidienne mini dose). A valider avec votre médecin.
Pour le mébendazole, autant personnellement je me purge 1 ou 2 fois par an (Thaïlande, pays chaud) avec 1 prise 3 jours consécutifs (à 1 dosage « vermifuge », donc faible). Autant dans le cadre du cancer, une utilisation « préventive » et à haute dose me semble tout à fait exclue.