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Lien entre nourriture ultra transformée et cancer du poumon

Vous allez me dire : c’est du réchauffé.

Oui, bien sûr.

Mais il est important de répéter les choses. On ne peut pas d’un côté vouloir prévenir le cancer et le combattre, si on continue à ingérer de tels poisons.

Nouvelle étude observationnelle réalisée par une équipe chinoise, et publiée en juillet 2025 dans Thorax (journal de BMJ et de la British Thoracic Society).

Association between ultra-processed food consumption and lung cancer risk: a population-based cohort study

Lien : https://thorax.bmj.com/content/early/2025/07/19/thorax-2024-222100

Cohorte de 101 732 adultes (âge moyen 62,5 ans), suivis pendant une moyenne de 12 ans. Au total, 1 706 cas de cancer des poumons.

Conclusion ?

« Une consommation accrue d’UPF [ultra-processed food] est associée à un risque accru de cancer du poumon […] Bien que des recherches supplémentaires dans d’autres populations et contextes soient nécessaires, ces résultats suggèrent les bienfaits pour la santé d’une limitation de l’UPF ».

Bref.

Faut-il rappeler les autres effets délétères de ces produits ? Obésité, diabète, problèmes cardiovasculaires, anxiété, dépression, etc.

C’est juste du bon sens : ne consommez pas ces saletés.

J’utilise le verbe « consommer » car celui de « manger » est impropre ! 😉

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La chimiothérapie multiplie les mutations dans le sang

Joli mois de juillet. Nous avons donc appris que la chimiothérapie favorisait la prolifération des métastases (lire ici)…

Et maintenant, une étude publiée dans Nature Genetics met en lumière les mutations dans le sang provoqués par ces produits !

Ces traitements qui sont censées lutter contre une maladie provoquée par des mutations génétiques (la théorie officielle des mutations somatiques)… entraînent précisément cela : des mutations en très grand nombre !

Un peu comme un chauffeur ivre au volant de son camion à qui on donnerait davantage d’alcool. Cela risque de mal se terminer.

Mais en oncologie, c’est possible. Mieux : c’est célébré. C’est Lascience. 😉

The long-term effects of chemotherapy on normal blood cells

Lien : https://www.nature.com/articles/s41588-025-02234-x

L’équipe s’est concentrée sur les analyses sanguines de 23 cancéreux sous chimios, âgés de 3 à 80 ans. La période de temps entre le traitement et les analyses va de moins de 1 mois à 6 ans.

Exemple :

« Un garçon de 3 ans traité pour un neuroblastome présentait plus de dix fois le nombre de SBS somatiques [Somatic single-base substitution] attendu pour son âge, dépassant ainsi la charge observée chez les individus normaux de 80 ans. »

Un enfant de 3 ans transformé en vieillard de 80 ans… c’est parfaitement normal. Et ça lui fera forcément du bien (atteindrait-il la « sagesse » plus vite la sagesse des personnes âgées ?)

La conclusion est limpide : si vous survivez à votre cancer et à votre chimiothérapie… alors vous subirez des effets délétères longtemps après (mutations et modifications de la structure de vos cellules sanguines… ainsi qu’une foule d’autres séquelles).

Les auteurs de l’étude pointent les limitations habituelles :

-effectif faible (23 individus)

-nécessité d’analyser sur un terme encore plus long (plus de 10 ans par exemple) pour déterminer si ces effets perdurent

Mais franchement qui ces résultats peuvent-ils surprendre ? Les chimiothérapies sont des poisons qui démolissent l’ADN des cellules… C’est leur mode de fonctionnement.

Le faible effectif n’est donc pas une réelle limitation. Mais une simple précaution de langage.

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La chimiothérapie favorise… la prolifération des métastases

Mon « pari chinois » se révèlerait-il déjà juste ?

Une équipe chinoise a publié fin juin dans Cancer cell (journal scientifique revu par les pairs) une étude qui met les pieds dans le plat de Big Cancer.

Ils ont découvert que les chimiothérapies (doxorubicine et cisplatine) favorisent la prolifération des métastases pulmonaires en « réveillant » des cellules cancéreuses dormantes (dans le sein).

Le mécanisme ?

« La chimiothérapie induit la sénescence – un vieillissement accéléré au cours duquel les cellules cessent de se multiplier et libèrent des substances chimiques responsables de l’inflammation – dans un tissu conjonctif spécialisé appelé fibroblastes.
Les fibroblastes sénescents libèrent des protéines qui incitent les cellules immunitaires, les neutrophiles, à former des structures en forme de toile, appelées pièges extracellulaires à neutrophiles, qui transforment l’environnement pulmonaire en un environnement propice à la reprise de la croissance des cellules cancéreuses dormantes.
« 

Et c’est là qu’on reconnait le pragmatisme des Chinois : un problème ? Une solution !

Ils ont ainsi identifié que la quercétine (vulgaire extrait de plante, selon la formule consacrée et que les onconautes connaissent bien) en combinaison avec du dasatinib en tant qu’agents sénolytiques (qui éliminent les cellules « vieillies ») pouvaient atténuer le problème

Chemotherapy awakens dormant cancer cells in lung by inducing neutrophil extracellular traps

Lien vers l’étude : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1535610825002570

Lien vers la presse rapportant cette étude : https://www.bangkokpost.com/world/3071986/chemotherapy-can-speed-up-cancer-spread-chinese-study-finds

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Recherche médicale : la Chine s’affirme et talonne l’Occident

Si vous avez lu mon livre (chapitre 27), vous savez que je parie sur la recherche médicale chinoise comme levier.

Un constat raisonné et une prédiction raisonnable.

Bloomberg publie un dossier passionnant et rudement bien fait à ce sujet (juillet 2025) : China Biotech’s Stunning Advance Is Changing the World’s Drug Pipeline

Je ne suis donc pas le seul… 😉

Inutile de paraphraser l’article. Je copie 3 graphiques qui résument bien la situation actuelle et sa probable évolution.



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Publications scientifiques : l’Empire du Milieu prend sa place… centrale

Dans mon livre, j’évoque à la fois l’explosion des publications scientifiques, de la fraude, et la montée en puissance de la Chine.

Je signale un article remarquable qui creuse ce sujet : How the Growth of Chinese Research Is Bringing Western Publishing to Breaking Point.

Lien : https://scholarlykitchen.sspnet.org/2025/07/08/guest-post-how-the-growth-of-chinese-research-is-bringing-western-publishing-to-breaking-point/

Le volume augmente tellement… que c’est le système (occidental) de journaux scientifiques revus par les pairs qui menace de s’effondrer.

Un seul graphique suffit pour prendre la mesure de l’évolution.

En dix ans, la Chine a plus que doublé son volume… et écrase désormais tous ses concurrents.

L’article, très complet, traites d’autres aspects liés (rétractations, différences par secteurs, etc.)

Un chiffre interpelle : quand la Chine dépasse déjà l’OCDE (ratio nombre de papiers publiés) pour la science des matériaux, le génie chimique, la chimie, l’ingénierie… elle est loin derrière pour… la psychologie. (16 %).

Formidable… point faible. 😉

Ces nouvelles données confortent mon pari de Pascal : la Chine pourrait bien devenir la clé dans le domaine de la recherche contre le cancer…