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Champignons et cancer : état de l’art

Je signale un article remarquable publié en octobre 2025 par une équipe chinoise.

Titre : « Unraveling the Fungi–Cancer Connection » (Démêler le lien entre les champignons et le cancer)

Lien : https://spj.science.org/doi/10.34133/research.0931

Il s’agit d’un véritable état de l’art des recherches et hypothèses portant sur champignons (fungi ) et leurs liens avec le cancer.

Tout y passe : mycobiome, microbiome, détection de ces micro-organismes dans et autour des tumeurs, leurs métabolites et toxines, les différents mécanismes cancérigènes jusqu’aux solutions thérapeutiques basées sur des champignons (car oui, certaines espèces offrent des propriétés antitumorales).

Les auteurs insistent également sur les synergies entre bactéries et champignons (qui pourraient avoir des effets sur l’oncogenèse).

Après une telle lecture, si vous ne vous dites pas « bon sang mais c’est bien sûr ! », c’est à désespérer.

Par ailleurs, je note que ce que j’écrivais dans le chapitre 27 de mon livre (« <Et si la solution était géopolitique ? ») est peut-être en train de se matérialiser.

Les scientifiques chinois sont plus pragmatiques, ouverts d’esprit que leurs confrères occidentaux.

Le dogme est moins fort dans l’Empire du Milieu. Ils recherchent l’efficacité avant tout.

Et si cela nécessite de contourner le dogme, voire de l’ignorer, eh bien soit !

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« Le pluriel d’anecdote est hypothèse »

… et une hypothèse est une proposition qui peut être testée.

J’ai extrait cette citation d’une vidéo de John Campbell, un médecin anglais à la retraite.

3,28 millions d’abonnés Youtube, excusez du peu !

Il s’est fait connaître lors du Covid avec son ton mesuré, son accent si british et son calme (une vertu incomparable durant une période d’hystérie).

Et depuis, il aborde de nombreux sujets médicaux dont bien sûr le cancer, en s’appuyant sur des études publiées qu’il prend plaisir à décortiquer et à déchiffrer pour le commun des mortels. Il réalise également des interviews.

Il s’est exprimé occasionnellement au sujet du fenbendazole ou encore de l’ivermectine.

Le 10 novembre, il se penchait ainsi sur une série de 3 cas (fenbendazole contre cancer), un article publié en mai 2025.

Lien : https://youtu.be/X9x02-SB1sk

Cette vidéo a enregistré plus de 600 000 vues !

Quelques jours plus tard, il a refait une vidéo pour évoquer les dizaines de messages et de réactions qu’il a reçus. Des témoignages de malades ayant eux aussi utilisé l’anthelminthique vétérinaire.

Lien : https://youtu.be/XWpfRMvn_Y8

Et c’est là qu’il a prononcé cette phrase : « Le pluriel d’anecdote est hypothèse ».

Et elle est fondamentale.

Vous savez que pour les scientifiques des témoignages, des histoires individuelles n’ont aucune importance.

Statistiquement, ils ont raison.

Sauf que -et c’est là que tout change- quand on réunit grâce à l’Internet, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de témoignages (ceux que j’ai appelés les onconautes)… alors ce qui n’était qu’une vulgaire anecdote (« le fenbendazole m’a aidé à lutter contre le cancer ») devient une hypothèse de travail incontournable.

Plus qu’un problème médical, scientifique, le cancer est aujourd’hui un problème de communication.

Comme je l’ai écrit dans mon livre, Joe Tippens et ses 222 mg de fenbendazole ont 10 ans à peine ! Et pourtant, cela paraît une éternité.

La vague du repositionnement des médicaments est bien lancée et plus rien ne peut l’arrêter.

Pour en revenir au docteur John Campbell, sa conclusion est rationnelle : devant tant d’études in vitro/in vivo et tant de témoignages, il faut sérieusement lancer des essais cliniques car l’hypothèse de l’utilisation en première ligne des benzimidazoles carbamates contre le cancer ne peut plus être moquée, méprisée ni rejetée.

Big Cancer est au pied du mur.

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Fenbendazole contre cellules cancéreuses : énième étude

Nouvelle étude (publiée le 20 novembre dans The Journal of Immunology).

Titre : « Fenbendazole promotes TP53 activation and selective cancer cell inhibition with limited impact on normal dermal fibroblasts »

Lien : https://doi.org/10.1093/jimmun/vkaf283.1437

De quoi s’agit-il ? Test du fenbendazole (vermifuge vétérinaire) sur des cellules cancéreuses (sein, prostate, mélanome) à des doses variables.

Résultat ?

« Le fenbendazole a induit une diminution de la viabilité cellulaire dose-dépendante dans toutes les lignées de cellules cancéreuses. Les cellules du sein et de la prostate étaient sensibles aux faibles doses, tandis que les cellules de mélanome nécessitaient des doses plus élevées pour obtenir des effets similaires. Les cellules cancéreuses traitées présentaient une surexpression de TP53, suggérant l’activation de la voie apoptotique. Les cellules HDFa présentaient une réduction minimale de leur viabilité, indiquant un profil de sélectivité favorable. »

Note : les cellules HDFa = cellules humaines normales. Traduction : le fenbendazole est sélectif : il attaque les cellules malades mais épargne (relativement) les cellules normales.

Bref. Du vu et du revu (voir chapitre 17 de mon livre).

On finit sur la désormais traditionnelle conclusion de tout scientifique qui se respecte, comme pour botter en touche :

« Le fenbendazole inhibe efficacement la prolifération des cellules cancéreuses, probablement via l’activation de TP53, tout en présentant une cytotoxicité minimale envers les cellules HDFa, ce qui justifie des recherches plus approfondies sur son potentiel thérapeutique. »

Il faut approfondir les recherches.

Bien sûr.

Toujours.

Mais si on n’y prend pas garde, dans 100 ans, on continuera d’approfondir les -mêmes- recherches. 😉

En attendant, heureusement que les onconautes sont là.

Le repositionnement contre le cancer des benzimidazoles carbamates (famille chimique du fenbendazole, mébendazole etc.) est une évidence démontrée à la fois par des scientifiques et par des malades.

Et cela n’a rien de neuf.

On connaît les propriétés antitumorales de ces molécules depuis un demi siècle (des études et des brevets le prouvent, voir mes articles précédents).

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Benzimidazoles

Mébendazole contre cancer : les brevets percolent dans la grande presse

En août, j’ai publié un article au sujet des brevets (université de Johns Hopkins) portant sur l’utilisation du mébendazole contre le cancer.

Lien : https://onconautes.com/2025/08/24/mebendazole-la-piste-des-brevets/

En novembre, le docteur William Makis (Canada) reprend la balle au bond. Il a 600 000 followers sur X et depuis l’été 2024, il propose aux malades des protocoles centrés sur le mébendazole et l’ivermectine.

Lien : https://makisw.substack.com/p/breaking-news-mebendazole-patent

Et enfin, le DailyMail, gros tirage de la presse britannique, reprend à son tour l’information !

« Scientists redesign common deworming drug to kill cancer cells… and the pill could even prevent the deadly disease »

Lien : https://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-15306673/drug-destroy-cancer-prevent-deadly-disease.html

Bref, ça percole !

Et c’est essentiel.

Je dis souvent que le cancer est davantage un problème de communication qu’un problème scientifique.

Une fois que le front du silence est percé (ce qui est le cas depuis début 2025) alors on assiste à un effet boule de neige. Davantage de malades et de médecins ont accès aux informations ce qui factorise encore le phénomène.

Bientôt plus personne (de sérieux et d’honnête) ne pourra nier les propriétés antitumorales de ces molécules…

Pour revenir aux brevets : Johns Hopkins n’est absolument pas le premier à travailler sur le mébendazole et le cancer (ou plus largement, les molécules de la famille des carbamates de benzimidazole)… On en trouve d’autres au début des années 2000 et même à la fin des années 90.

Et on peut même remonter… à 1976 avec par exemple le brevet déposé par Janssen, filiale du géant américain Johnson & Johnson, première fois selon mes recherches que le mot cancer est associé à une telle molécule (dans le cadre d’un brevet) :

« Carbamates de benzimidazole favorisant la régression de troubles ou maladies neoplastiques »
https://worldwide.espacenet.com/patent/search/family/024218138/publication/FR2302734A1?q=FR2302734

AJOUT :

Au-delà des brevets, il y a bien sûr de nombreuses études revues par les pairs et publiées (j’en liste certaines consacrées au mébendazole dans le chapitre 18 de mon livre).

Certaines sont très anciennes !

Deux exemples en 1985 et 1987 :

« Structure-activity relationships of benzimidazole carbamates as inhibitors of mammalian tubulin, in vitro ». Biochem. Pharmacol. 1985
Lien : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0006295285906112

« Microtubules as target organelles for benzimidazole anthelmintic chemotherapy. » Biochem. Soc. Trans. 1987
Lien : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3556740/

Bref, il n’y a que les ignorants, les imbéciles et les idéologues qui continuent de répéter comme des perroquets sous LSD : « vous n’êtes pas un cheval » ou encore « aucun rapport entre les médicaments antiparasites et le cancer ».

Cela fait cinquante ans que l’on connaît et que l’on étudie les propriétés antitumorales des carbamates de benzimidazole !

Cinquante ans

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Molécules repositionnées

Ivermectine et cancer : le test clinique parfaitement inutile

Pour une fois, nous allons parler des essais cliniques… inutiles. 😉

Je sais, cela paraît étrange. Et pourtant.

Soit : « A phase I/II study evaluating the safety and efficacy of ivermectin in combination with balstilimab in patients with metastatic triple negative breast cancer. »

Lien : https://ascopubs.org/doi/10.1200/JCO.2025.43.16_suppl.e13146

Le principe : on associe le médicament expérimental balstilimab (anticorps monoclonal, immunothérapie anti PD-1) à… accrochez vos ceintures… à de l’ivermectine !

Vous ne rêvez pas.

Il s’agit bien du fameux antiparasite pour les « chevaux » (on se souvient du message infâmant de la FDA en août 2021, en pleine hystérie Covid, j’en parle dans mon bouquin page 135).

Diantre! Des scientifiques sérieux, des oncologues à la pointe s’intéresseraient à ce vulgaire vermifuge ? Cette poudre de perlimpinpin ?

C’est un net progrès.

Sauf que… non.

Cette étude porte sur des femmes atteintes d’un cancer du sein triple négatif (très agressif)… métastasé (et qui ont subi 1 ou 2 chimios) ! Comprendre : la fin des haricots. Voire terminus tout le monde descend.

Deuxième farce tragique si j’ose dire : l’essai porte sur 9 (neuf) malades (âge médian 52 ans).

Je ne vais pas détailler les doses, le protocole, ça n’a pas vraiment d’intérêt. Mais le plus choquant est sans doute la conclusion de du test :

« L’association d’ivermectine et de balstilimab est sûre et bien tolérée. »

Les auteurs ajoutent que des « effets cliniques encourageants » ont été enregistrés !

!!!!!

Formidable.

Vous crevez d’un cancer hyper agressif, stade avancé, mais une association de molécules se révèle bien «tolérée » et présente quelques effets « encourageants ».

Et on finit par la traditionnelle pirouette : il faut continuer les recherches… Evidemment.

On doit remercier les médecins pour ce test clinique (ils sont courageux), mais on peut aussi affirmer que ce travail est parfaitement inutile.

Les molécules repositionnées (fenbendazole, mébendazole, ivermectine… il y a beaucoup d’autres) doivent être testées à large échelle et sur des cancers gérables, c’est-à-dire sur des malades encore en vie (pas virtuellement, mais réellement).

Cela n’arrivera pas, nous le savons bien (trop d’obstacles, trop d’intérêts en jeu, Big Cancer veille au grain).

Voilà pourquoi, les onconautes, les malades qui expérimentent sur eux-mêmes, sont les seuls véritables scientifiques.

Et ils sont de plus en plus nombreux.