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Vitamine C : de l’engrais pour votre microbiote

Soit la vitamine C. On ne va pas revenir dessus, ses effets antioxydants, ses liens avec le système immunitaire…

Et inutile de remonter jusqu’à Linus Pauling, prix Nobel de chimie en 1954 et grand promoteur de cette molécule.

La répétition devient pénible.

Mais quid des effets de la vitamine C sur votre microbiote ?

Après tout, l’importance de ce « second cerveau » commence tout juste à être comprise (toutes les bactéries, virus et autres champignons qui colonisent nos entrailles).

Future Microbiology a publié en 2022 une étude observationnelle très originale.

Titre : «Vitamin C improves gut Bifidobacteria in humans »

Lien : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12153399/

Le principe ? 23 individus en Californie (11 hommes, 12 femmes) âgés de 5 à 80 ans, avec des problèmes de santé divers… Ils furent supplémentés en vitamine C (acide ascorbique) par voie orale (quotidiennement) ou par voie intraveineuse (rythme hebdomadaire).

A quelle dose ?

De 3 à 25 grammes par jour (oui, ce n’est pas une erreur, il s’agit bien de grammes) !

Durée de la supplémentation ? De 5 jours à 1 an et demi.

Tests : analyse des selles avant le début du traitement et à la fin pour déterminer l’évolution (types et quantités) des bactéries présentes.

Résultat ?

La vitamine C augmente la quantité de Bifidobacterium (une bactérie très bénéfique, voir les travaux du docteur Sabine Hazan et son livre Let’s talk about shit, traduit en français chez l’excellent Marco Pietteur).

Mais quel rapport avec le cancer ?

Le système immunitaire. On y revient toujours.

Les personnes malades (cancers ou autres pathologies chroniques) souffrent en plus d’un déséquilibre de la flore intestinale.

Cause ou effet ?

Et si la bonne réponse était les deux ?

Je signale au passage que Sabine Hazan (gastro-entérologue née au Maroc et vivant au Canada) a gagné en popularité et quelques médailles durant le triste épisode du Covid.

En juillet 2022, elle devient en effet une cible puisqu’elle se retrouve -malgré elle- mêlée à l’hystérie au sujet de l’ivermectine.

Vous vous souvenez des polémiques sans fin sur ce médicament ?

Hazan publie un article fascinant sur l’effet de l’ivermectine… sur le microbiote intestinal. Son titre ne prête le flanc à aucun malentendu :

« Microbiome-Based Hypothesis on Ivermectin’s Mechanism in COVID-19: Ivermectin Feeds Bifidobacteria to Boost Immunity »

Lien : https://public-pages-files-2025.frontiersin.org/journals/microbiology/articles/10.3389/fmicb.2022.952321/pdf

« Hypothèse fondée sur le microbiome concernant le mécanisme d’action de l’ivermectine dans la Covid-19 : l’ivermectine nourrit les bifidobactéries pour renforcer l’immunité »

Hazan n’affirme pas. Elle présente une « hypothèse » (le mot est répété 10 fois dans son texte).

Elle enfonce encore le clou en ajoutant : « L’objectif de cette étude est de décrire une nouvelle hypothèse concernant l’action de l’IVM contre le SARS-CoV-2, à soumettre à l’examen de la communauté scientifique. »

Difficile d’être plus clair.

Donc, qu’est-ce qui pourrait expliquer l’efficacité contre le virus Sars-Cov2 de la molécule découverte sur un terrain de golf au Japon au début des années 70 ?

Sabine Hazan écrit :

« Nous émettons l’hypothèse que le mécanisme d’action de l’IVM en tant que traitement contre la Covid-19 repose sur la nutrition de Bifidobacterium qui inhibe ensuite la fonction des cytokines et atténue la tempête de cytokines. »

L’ivermectine agirait comme un nutriment (ou une forme d’engrais) pour des bactéries bénéfiques (du type Bifidobacterium).

C’est une idée plutôt… culottée, justement, mais qui n’est pas dénuée de fondement si j’ose dire ! 😉

Hélas, en mai 2023, l’éditeur rétracte l’article… L’auteur s’oppose à cette rétractation.

Comment peut-on rétracter un papier qui présente une HYPOTHESE (en clair une idée qu’il convient de confirmer ou d’infirmer) ?

C’est absurde.

Au lieu de rétracter sans aucune justification, il fallait publier un autre article démontrant que la-dite hypothèse était fausse.

Voilà en quoi aurait consisté une démarche scientifique véritable !

En pleine folie Covid, le docteur Hazan en parlant de traitement contre le Sars-Cov2, d’ivermectine et de système immunitaire… a manifestement mis le doigt où il ne fallait pas.

Et elle fut punie pour cela.

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Prostate

Cancer de la prostate : le moment « eurêka »

Mark Lintern

Vous connaissez la base : les cellules cancéreuses utilisent un système énergétique anormal (la glycolyse avec oxygène).

C’est ce qu’on appelle l’effet Warburg.

Les cellules cancéreuses « cavalent » et se gavent de glucose ce qui permet de les voir au PET scanner.

Cette règle biologique a donné naissance à la théorie métabolique du cancer (avec comme cause : un dysfonctionnement des mitochondries, les centrales énergétiques de nos cellules).

Mais il y a une… fâcheuse exception.

Le cancer de la prostate.

Dans la prostate, les cellules cancéreuses se conduisent différemment… Voilà pourquoi on utilise une autre forme de PET scanner pour les détecter.

Mark Lintern a choisi de faire levier précisément à cet endroit (point faible).

L’auteur de The cancer resolution (livre remarquable traduit chez Marco Pietteur) vient de publier un article dans lequel il :

-démolit la théorie métabolique (avec le dysfonctionnement des mitochondries comme cause)

-analyse l’exception des cellules prostatiques à travers le tamis de sa propre théorie (infection causée par un ou des micro-organismes pathogènes).

Partie 1 : https://marklinterncst.substack.com/p/prostate-cancer-a-new-explanation

Partie 2 : https://marklinterncst.substack.com/p/prostate-cancer-a-new-explanation-ffe

Voici les grandes lignes :

-les cellules épithéliales normales de la prostates ont un métabolisme spécial (rappel : 85 % des cancers se développent dans les cellules de ce type. Définition : « les cellules épithéliales forment des barrières protectrices et tapissent les surfaces du corps, comme la peau et les organes internes »).

-pour produire leur énergie, elles utilisent le circuit classique (ATP) mais plus court.

-le citrate n’est pas converti en isocitrate, il est éjecté de la cellule (car il est utilisé pour produire le liquide séminal)

-et c’est le zinc qui est responsable de cela (de hauts niveaux de zinc sont importés dans les cellules prostatiques. Le zinc inhibe l’enzyme aconitase qui convertit le citrate en isocitrate).

Que se passe-t-il quand le cancer commence à se développer dans la prostate ?

-étrangement, les niveaux intracellulaires de zinc chutent !

-l’oxydation des lipides devient la principale source d’ATP (l’énergie)

-la fameuse glycolyse est alors réduite (au lieu d’être augmentée, comme dans les autres cancers)

-c’est seulement à un stade avancé de la maladie que la glycolyse reprend ses droits (sans oublier la glutamine qui est une autre source de carburant). A ce moment, on peut utiliser le PET scanner classique

Pour synthétiser : les mitochondries ne paraissent pas défectueuses (ce qui met à mal la théorie métabolique).

A ce jour, personne n’est capable d’expliquer ce phénomène et la spécificité de la prostate.

Lintern revient sur le zinc et pose la question essentielle : pourquoi le niveau de zinc chute ?

Il fait alors le parallèle avec le fer.

Nos cellules sont si bien organisées (on dirait si « intelligentes ») que lorsque il y a inflammation (provoquée par une infection), elles réduisent la disponibilité du fer car cet élément agit comme un carburant pour les pathogènes.

Il s’agit donc d’une réaction de défense.

Dans les infections chroniques, on parle d’anémie inflammatoire.

La baisse du zinc traduirait-elle une réaction similaire ? Car le zinc est également important pour la virulence des pathogènes.

Des études confirment cette intuition (dans le cas de prostatite qui est une infection bactérienne).

Lire : Changes in seminal fluid zinc during experimental prostatitis (1993)

Pour résumer : cela confirme la présence de pathogènes. La baisse du zinc est une défense.

A cette aune, le métabolisme des cellules cancéreuses dans la prostate n’apparaît plus comme une anomalie, mais simplement comme une réponse de défense adaptée au contexte, et à la présence d’un ou plusieurs pathogène (cellules fongiques selon Lintern).

Ce travail est bien entendu théorique. Mais il a le le mérite d’être élégant, simple et surtout de résoudre d’apparents paradoxes.

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Cancérologue sans gants : le cas William Makis

William Makis est un médecin en radiologie et oncologie qui exerçait dans l’état d’Alberta (Canada).

En février 2019, l’ordre des médecin local lui retirent sa licence (pour une affaire mineure, un conflit avec des confrères. Il ne s’agit donc pas de faute professionnelle face à des patients).

Durant l’été 2024, il commence à aider des cancéreux en proposant plusieurs protocoles autour du fenbendazole (ou du mébendazole) associé à l’ivermectine, en complément des traitements conventionnels.

Et à des dosages parfois élevés.

Par exemple : 1 000 mg de fenbendazole par jour (nous sommes loin des 222 mg de Joe Tippens, voir chapitre 17 de mon livre) et 1 mg/kg/jour pour l’ivermectine.

Puis, il commence à publier des témoignages sous la forme d’e-mails envoyés par les malades et dans lesquels ils décrivent leurs progrès.

On compte à ce jour des centaines de témoignages de réussite, couvrant un large éventail de cancers (sein, prostate, poumon, colon, foie, rein, etc.)

A noter aussi des messages relatifs à des cancers canins (car oui, certains propriétaires d’animaux domestiques utilisent le fenbendazole, au départ une molécule vétérinaire mais qui revient au premier plan via les cancers chez l’homme, ce n’est pas le moindre des paradoxes).

Ici, il suffit d’appliquer l’aune du bon sens : impossible de penser que tous ces témoignages auraient été falsifiés par des malades, leurs proches, ou même par Makis ou ses collaborateurs.

Au niveau des outils communication, il dispose d’un compte X et d’un compte Substack. Rien de plus.

Les multiples comptes que l’on trouve sur Facebook (plus d’une centaine !) sont faux. Il y a eu également des faux sur X avec des adresses e-mail détournées. C’était d’ailleurs assez pénible pour les personnes qui souhaitaient contacter le véritable William Makis.

Ce torrent de faussaires est comme le Janus du succès ; sa rançon. Si les escrocs vous visent cela signifie que ce que vous faites est monnayable.

Dans le cas du cancer, on franchit un cran dans l’odieux… Mais, répétons-le : c’est inévitable. Il faut demeurer vigilant.

Aujourd’hui (décembre 2025), Makis publie une vidéo pour marquer les 500 jours de son activité avec les médicaments repositionnés et plus de 7 500 malades aidés dans le monde entier.

Lien : https://makisw.substack.com/p/breaking-news-today-we-are-celebrating

En janvier 2025, suite au passage -remarqué- de Mel Gibson sur le podcast de Joe Rogan durant lequel l’acteur affirme que 3 de ses amis ont souffert d’un cancer stade 4 et qu’ils se sont traités avec de l’ivermectine, du fenbendazole… Makis n’hésite pas à dire sur X : « j’ai aidé l’un d’eux ».

Savez-vous combien de personnes ont écouté cette interview sur Youtube ? 12 millions ! 😉

En mai 2025, Makis co-publie une étude présentant 3 cas soignés avec le vermifuge vétérinaire (« Fenbendazole as an Anticancer Agent? A Case Series of Self-Administration in Three Patients », lire mon article ici).

Une chose importante à comprendre : sous des dehors policés, Makis est une grande gueule. Alors que dans sa situation, le bon sens commanderait a priori de faire plutôt profil bas, il prend l’exact contrepied.

Il se moque ainsi de confrères normies sur X. Il attaque férocement les autorités médicales et politiques de l’Alberta (qui le lui rendent bien avec plusieurs procès), en particulier la première ministre, Danielle Smith. Il est vent debout contre les produits ARNm, la corruption de Big Pharma et dénonce les turbos cancers.

Il rend coup pour coup.

Et quand on l’attaque personnellement, il le prend comme une attaque contre… tous ses patients (une technique très maligne, sans mauvais jeu de mots).

Bref, il fait du bruit. Il ne lâche rien, se bat pied à pied avec une certaine agressivité.

J’étais un peu sceptique au début (je suis son parcours depuis août 2024) me disant : « ils vont l’éliminer ». Nous connaissons tous la puissance de Big Pharma et de sa filiale Big Cancer.

Mais, il faut le reconnaitre que cette approche, sans concession, fonctionne ! Sa popularité grandit.

A ce jour, il mobilise 611 000 abonnés sur X ! Pour comparaison, le groupe Facebook créé en 2019 par Joe Tippens totalise 63 000 membres.

Makis a été récemment invité en Floride où il a rencontré Joseph Ladapo, le surgeon general (l’autorité médicale de l’état). Le gouverneur Santis et son épouse ont décidé de financer des recherches sur l’ivermectine et le cancer à hauteur de 60 millions de dollars (source).

Enfin Makis passe très bien dans les médias. Je vous conseille son entretien avec le docteur John Campbell (février 2025).

Bref, Makis me semble être une pièce essentielle du dispositif car il popularise le repositionnement des médicaments contre le cancer.

Sa notoriété et les malades, de facto, construisent brique par brique le fameux essai clinique dont nous avons besoin… mais un essai cette fois grandeur nature !

Le phénomène est exponentiel.

Plus des malades mettent en pratique ces solutions thérapeuthiques (répétons-le : avec ou sans chimio, radiothérapie etc.) plus elles gagnent en visibilité. Auprès des patients bien sûr, mais pas seulement.

Cela ouvre aussi les yeux d’autres médecins, d’autres scientifiques.

Comme un cercle vertueux.

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Entretien : pourquoi la médecine officielle échoue face au cancer

Entretien réalisé avec mon éditeur, Marco Pietteur, à l’occasion de la sortie du livre Les onconautes.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=S3Tf_gpVTDA

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Glyphosate, Alzheimer et vitamine D : l’art et la manière de trafiquer les données

Vous pensez sans doute : il perd le sens commun. Quel est le rapport entre un herbicide, une maladie dégénérative et une vitamine ?

Ces trois exemples illustrent les effet délétères sur le long terme qu’ont des études manipulées ou contenant des erreurs.

Glyphosate : le célèbre herbicide de Monsanto.

Il y a 25 ans, une étude « revue par les pairs » démontre son absence de risque grave pour l’homme. Cette étude est ensuite citée à de nombreuses reprises constituant de facto une sorte de bouclier.

Chaque fois que quelqu’un critique le produit chimique, on lui oppose la carte joker : des études prouvent que glysophate n’est pas dangereux. Fermez le ban.

Sauf que cet article séminal a été manipulé… écrit par les gens de Monsanto eux-mêmes et non par des scientifiques indépendants. Cette technique, hélas très répandue au sein de Big Pharma, se nomme le « ghostwriting ».

L’étude vient d’être rétractée… Un quart de siècle plus tard ! (source)

Alzheimer.

Depuis 30 ans, toute la recherche focalise sur une seule théorie explicative : les plaques amyloïdes (des amas de protéines dans le cerveau). C’est devenu un totem, un dogme.

Sauf que les quelques grandes études prestigieuses qui ont étayé cette hypothèse… furent toutes bidonnées (les auteurs ont modifié les résultats de tests Western blot qui servent à mesurer les quantités de protéines).

Qui est au courant depuis 2021 (lorsque un lanceur d’alerte révéla le pot-aux-roses) ?

A ce sujet, je vous conseille le livre Doctored: Fraud, Arrogance, and Tragedy in the Quest to Cure Alzheimer’s, publié en 2025 (de Charles Piller,écrit avec le lanceur d’alerte). Edifiant.

Vitamine D : une erreur de calcul grotesque.

J’ai consacré un chapitre dans mon livre à la vitamine D en soulignant son importance pour le système immunitaire, les carences (dans nos latitudes nord) et les recommandations officielles dérisoires en termes de supplémentation.

Je n’avais pas vu qu’une étude datant de 2014 révélait une stupéfiante erreur de calcul… affectant des études précédentes qui servirent de base pour différentes autorités de santé publique (USA, Canada, UK) afin de déterminer les niveaux sanguins recommandés.

Titre : « A Statistical Error in the Estimation of the Recommended Dietary Allowance for Vitamin D »

Lien : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4210929/

C’est le docteur John Campbell qui vient de remonter cette incroyable bourde du fond du puit mémoriel (sa vidéo ici).

En gros, pour les recommandations au Royaume-Uni (via le NHS), cette erreur de calcul… entraîne une recommandation journalière (de 400 UI) 22 fois trop faible (par rapport à l’objectif fixé) !

J’écrivais (page 163) qu’un tel niveau était « incompréhensible » (tout juste bon à éviter le rachitisme). Malheureusement, je n’avais pas trouvé l’étude de 2014 expliquant -en partie- l’inexplicable. 😉

Au passage, cela montre qu’un correctif, publié des années plus tard, a systématiquement moins d’effet. Le mal a été fait en quelque sorte.

Ces erreurs de calcul ont sans doute profondément influencé toute une génération de médecins, de chercheurs par rapport aux niveaux sanguins souhaitables de vitamine D.

Morale de ces 3 histoires ?

Oui, la science (« Lascience ») est régulièrement intrumentalisée au profit de tel ou tel intérêt. Cela va de la simple erreur de calcul jusqu’à la fraude patentée.

Elle peut devenir un outil de puissance, de coercition, de mensonge, de dissimulation.

Il faut donc rester sur ses gardes et conserver son esprit critique. Et surtout se méfier de ceux qui se cachent systématiquement derrière des études ou des chiffres tout en refusant le débat contradictoire.

La science, la vraie, doit provoquer des controverses.

C’est la condition sine qua non du progrès scientifique.