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Histoire : quand le mycosis fongoïde devient un cancer

En 1806, le médecin français Jean-Louis Alibert décrit une maladie de peau (avec plaques et tumeurs). En 1829, il lui donne le nom de « mycosis fongoïde ».

En 1870, un Anglais décrit la même pathologie et la baptise « fibroma fungoides ».

En 1975, on la classe finalement dans la case des lymphomes cutanés à cellules T, des cancers rares de la peau.

(en France, on dénombre chaque année 600 à 800 cas de ces lymphomes).

En 2018, l’OMS reconnaît 4 variantes de la maladie (le premier étant la maladie d’Alibert ou mycosis fongoïde, à évolution plutôt lente, alors que le syndrome de Sézary -du nom d’un autre médecin français- est agressif).

(illustration datant de 1872, montrant le « fibroma fungoides »).

Ce petit éclairage historique nous rappelle que la frontière est parfois ténue entre cancers et infections fongiques, en tout cas visuellement.

En anglais on utilise d’ailleurs l’expression «fungating tumors » pour décrire des tumeurs en chou-fleur… qui bourgeonnent littéralement de la peau, explosent même (si vous avez le coeur bien accroché pour regarder les photos).

Bonne chance…