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La vitamine C réduit les effets du stress

Un petit coup de pompe hivernal ? Vous prenez de la vitamine C qui fouette le système immunitaire.

D’autres l’utilisent à des doses massives (en intraveineuse) comme antioxidant contre le cancer (suivant les travaux de Linus Pauling, prix nobel de Chimie en 1954, sur les mégadoses d’acide ascorbique contre diverses pathologies dont le rhume).

Historiquement, on a associé la vitamine C au scorbut (solution découverte empiriquement par les marins au 17ème siècle avec la consommation d’agrumes, puis démontrée scientifiquement en 1747).

Et vous savez que l’espèce humaine (avec les primates, mes cochons d’Inde) a la particularité de ne pas produire la vitamine C dont elle a besoin.

Tout cela est vu et revu.

Et si en plus, la vitamine C pouvait réduire… le stress ?

Cela ouvrirait des pistes bougrement intéressantes dans le cadre du cancer.

On trouve plusieurs essais cliniques qui confirment cette action (via le marqueur sanguin du cortisol, hormone stéroïdienne, surnommée « l’hormone du stress », produite par les glandes surrénales et qui affaiblit le système immunitaire).

Voici quelques références :

A randomized controlled trial of high dose ascorbic acid for reduction of blood pressure, cortisol, and subjective responses to psychological stress (2002)

Essai 14 jours sur 60 adultes en bonne santé (3 x 1 000 mg par jour et placebo).

Résultat ? Réduction pression artérielle, cortisol et meilleure réponse au stress psychologique (via Trier Social Stress Test)

Ensuite un test autour de l’ultramarathon (course à pied).

Vitamin C supplementation attenuates the increases in circulating cortisol, adrenaline and anti-inflammatory polypeptides following ultramarathon running (2001)

Des doses de 500 à 1 500 mg par jour (ou placebo), 29 participants. Après la course, les niveaux de cortisol, adrénaline étaient significativement plus réduits dans le groupe 1 500 mg.

Autre étude sur 69 femmes souffrant hypercortisolémie (en raison de stress chronique).

Vitamin C supplementation alleviates hypercortisolemia caused by chronic stress (2003)

1 000 mg par jour pendant 2 mois. Baisse significative des taux de cortisol (jusqu’à 43 %) et de DHEA-S (autre marqueur hormonal lié au stress).

Au-delà de l’effet immunosuppresseur (par exemple réduction des Bifidobacterium dans le microbiote intestinal), le cortisol peut avoir un effet direct sur des bactéries (Porphyromonas gingivalis) et il peut être modifié métaboliquement par des champignons (provoquant ainsi des perturbations des signaux hormonaux).

Bref, autant de raisons de se méfier de cette hormone (dans le cadre du cancer).

PS : notez que d’autres molécules réduisent le cortisol. Citons le magnésium, l’ashwagandha (Withania somnifera, le ginseng indien), la mélatonine, la vitamine D, l’aspirine, etc.

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Histoire : quand le mycosis fongoïde devient un cancer

En 1806, le médecin français Jean-Louis Alibert décrit une maladie de peau (avec plaques et tumeurs). En 1829, il lui donne le nom de « mycosis fongoïde ».

En 1870, un Anglais décrit la même pathologie et la baptise « fibroma fungoides ».

En 1975, on la classe finalement dans la case des lymphomes cutanés à cellules T, des cancers rares de la peau.

(en France, on dénombre chaque année 600 à 800 cas de ces lymphomes).

En 2018, l’OMS reconnaît 4 variantes de la maladie (le premier étant la maladie d’Alibert ou mycosis fongoïde, à évolution plutôt lente, alors que le syndrome de Sézary -du nom d’un autre médecin français- est agressif).

(illustration datant de 1872, montrant le « fibroma fungoides »).

Ce petit éclairage historique nous rappelle que la frontière est parfois ténue entre cancers et infections fongiques, en tout cas visuellement.

En anglais on utilise d’ailleurs l’expression «fungating tumors » pour décrire des tumeurs en chou-fleur… qui bourgeonnent littéralement de la peau, explosent même (si vous avez le coeur bien accroché pour regarder les photos).

Bonne chance…

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Benzimidazoles Molécules repositionnées

Prévention : les protocoles Root

J’ai présenté le livre du docteur Paul Marik consacré aux médicaments repositionnés (Cancer Care: The Role of Repurposed Drugs and Metabolic Interventions in Treating Cancer, disponible ici en PDF).

Il a publié en novembre 2025 avec Justus Hope (un médecin qui écrit sous pseudonyme) un article détaillant les protocoles « Root » pour la prévention du cancer.

L’article : https://journalofindependentmedicine.org/wp-content/uploads/2025/10/ima-jim-v01-n04-a02-preventing-cancer-the-root-protocols.pdf

Les auteurs les déclinent en plusieurs paliers correspondant chacun à une réduction des risques :

Ils détaillent les différentes voies métaboliques sur lesquelles ces molécules agissent et leurs synergies (entre elles).

De multiples études et articles appuient l’efficacité antitumorale de ces produits (pour la curcumine, on en trouve des milliers, sans exagération, vérifiez sur PubMed, idem pour les autres).

(vous pouvez aussi vous référer au chapitre 14 de mon livre, dans lequel je liste 190 molécules possédant des propriétés antitumorales et antifongiques).

En revanche, personnellement, je tique sur le palier 9. Prendre de l’ivermectine et du mébendazole en prévention (et pendant combien d’années ?) paraît excessif.

Même si les doses sont assez faibles.

Côté vitamine D, un objectif à atteindre en termes de dosage sanguin serait préférable (par exemple entre 50 et 100 ng/ml) plutôt qu’une dose quotidienne indicative (qui de toute façon variera grandement selon la géographie, mode de vie, couleur de peau, métabolisme, âge, etc.).

Une autre critique cette fois plus tranchée : ils utilisent Perplexity (modèle IA) pour calculer des pourcentages de réduction des risques.

Pour qui connaît les faiblesses de ces outils logiciels ainsi que la variabilité du cancer et du métabolisme humain sans oublier le flou (en général) des statistiques liées au cancer, cette présentation s’apparente à un gadget.

Pour résumer : l’idée d’agir préventivement contre le cancer est une évidence incontestable (régime alimentaire équilibré, exercice physique, réduction du stress, éviter l’alcool, la nourriture industrielle gorgée d’additifs, etc.)

Ajouter certaines molécules fait sens également (par exemple la vitamine D, si importante pour le système immunitaire ou encore le sulforaphane que l’on trouve dans les légumes crucifères, l’allicine de l’ail, la vitamine C, etc.).

Toutefois, vouloir quantifier la réduction des risques est… risqué c’est le cas de le dire.

Pour résumer : tant que l’on ne comprendra pas comment un homme jeune, mince, qui fait du sport régulièrement et qui n’a jamais fumé peut développer un cancer des poumons, je pense que l’on sera condamnés à réagir… une fois que la maladie est détectée.

Et alors à ce stade, il faut balancer la sauce si vous me pardonnez l’expression (et donc ivermectine, mébendazole/fenbendazole, « tout le who’s who » comme disait Audiard, de la pharmacopée repositionnée).

Je ne dis pas que Marik a tort avec son idée de faibles doses récurrentes (je suis convaincu de l’efficacité des benzimidazoles carbamates) mais je suis réticent car on connaît l’effet dose-dépendant de ces produits (en clair des doses plutôt faibles 3 jours par semaine n’ont peut-être aucun effet tangible contre des cellules cancéreuses).

En conclusion : je n’affirme pas une impossibilité, j’avoue mon ignorance.

Cette méthode pourrait se révéler efficace chez certaines personnes (sans oublier un éventuel effet placebo, trop souvent ignoré).

Au bout, c’est bien l’idée que je défends via les Onconautes : chacun doit prendre en charge sa santé.

Chacun est son propre souverain.

Un souverain éclairé (grâce à un travail soutenu d’information, des échanges de données, d’expériences personnelles, etc.)