Nouvelle étude (publiée le 20 novembre dans The Journal of Immunology).
Titre : « Fenbendazole promotes TP53 activation and selective cancer cell inhibition with limited impact on normal dermal fibroblasts »
Lien : https://doi.org/10.1093/jimmun/vkaf283.1437
De quoi s’agit-il ? Test du fenbendazole (vermifuge vétérinaire) sur des cellules cancéreuses (sein, prostate, mélanome) à des doses variables.
Résultat ?
« Le fenbendazole a induit une diminution de la viabilité cellulaire dose-dépendante dans toutes les lignées de cellules cancéreuses. Les cellules du sein et de la prostate étaient sensibles aux faibles doses, tandis que les cellules de mélanome nécessitaient des doses plus élevées pour obtenir des effets similaires. Les cellules cancéreuses traitées présentaient une surexpression de TP53, suggérant l’activation de la voie apoptotique. Les cellules HDFa présentaient une réduction minimale de leur viabilité, indiquant un profil de sélectivité favorable. »
Note : les cellules HDFa = cellules humaines normales. Traduction : le fenbendazole est sélectif : il attaque les cellules malades mais épargne (relativement) les cellules normales.
Bref. Du vu et du revu (voir chapitre 17 de mon livre).
On finit sur la désormais traditionnelle conclusion de tout scientifique qui se respecte, comme pour botter en touche :
« Le fenbendazole inhibe efficacement la prolifération des cellules cancéreuses, probablement via l’activation de TP53, tout en présentant une cytotoxicité minimale envers les cellules HDFa, ce qui justifie des recherches plus approfondies sur son potentiel thérapeutique. »
Il faut approfondir les recherches.
Bien sûr.
Toujours.
Mais si on n’y prend pas garde, dans 100 ans, on continuera d’approfondir les -mêmes- recherches. 😉
En attendant, heureusement que les onconautes sont là.
Le repositionnement contre le cancer des benzimidazoles carbamates (famille chimique du fenbendazole, mébendazole etc.) est une évidence démontrée à la fois par des scientifiques et par des malades.
Et cela n’a rien de neuf.
On connaît les propriétés antitumorales de ces molécules depuis un demi siècle (des études et des brevets le prouvent, voir mes articles précédents).