Catégorie : Non classé

  • Dans le poulet tout est bon… ou pas

    Dans le poulet tout est bon… ou pas

    Etude italienne publiée en avril 2025 sur les consommateurs de poulet (4 869 participants, âge médian 65 ans).

    Une consommation de 300 grammes et plus par semaine augmente le risque de mortalité toute cause de 27 %.

    Plus, spécifiquement, pour les cancer gastro-intestinaux, le risque est multiplié par 127 % (161 % chez les hommes) par rapport à une consommation de 100 grammes.

    Que penser de cela ? Alors que la viande rouge est critiquée depuis longtemps, les volailles ont toujours eu bonne réputation (viande peu grasse, etc.).

    Et quid du lien étonnant avec les cancers gastro-intestinaux ? Il pourrait s’agir… de pathogènes (plusieurs virus oncogènes chez les poulets, voir le virus du sarcome de Rous etc.).

    Does Poultry Consumption Increase the Risk of Mortality for Gastrointestinal Cancers? A Preliminary Competing Risk Analysis

    Lien : https://www.mdpi.com/2072-6643/17/8/1370

  • L’aspirine : un cachet qui tourne en rond

    L’aspirine : un cachet qui tourne en rond

    « L’aspirine peut prévenir les métastases du cancer en stimulant la réponse immunitaire » (source)

    Plusieurs médias ont rapporté les conclusions d’une étude parue en mars 2025, dans Nature.

    « Aspirin prevents metastasis by limiting platelet TXA2 suppression of T cell immunity« 

    Lien : https://www.nature.com/articles/s41586-025-08626-7

    Cette étude a la particularité de mettre en lumière le mécanisme à l’oeuvre… mais les effets bénéfiques de l’aspirine contre le cancer sont connus… depuis des décennies.

    Oui, des décennies.

    On compte ainsi des milliers d’articles dans PubMed

    Citons cette étude publiée dans The Lancet en 1972… et au titre non équivoque :

    « Les effets anti-métastiques de l’aspirine.« 

    Lien : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(72)92581-0/fulltext

    Récapitulons :

    -une molécule vieille comme le siècle (synthétisée pour la première fois en 1897 !)

    -utilisée par des générations entières, de 7 à 77 ans selon l’expression consacrée

    -aux effets secondaires connus (faibles), au profil de risques parfaitement établi (hémorragies, etc.)

    -qui ne coûte absolument rien

    -qui a des effets contre le cancer et plus particulièrement les métastases, des effets étudiés depuis un demi-siècle (et maintenant enfin élucidés)

    -une molécule utilisée quotidiennement à faible dose (moins de 100 mg) par des dizaines de millions de personnes dans le monde (estimations de 50 à 100 millions !) pour la prévention des risques cardiovasculaires…

    … et les derniers au courant semblent être les oncologues. Comme d’habitude.

    Dans ce cadre, personne de sérieux (et d’honnête) ne peut échapper à cette question brûlante : pourquoi l’aspirine à faible dose n’est-elle pas immédiatement et automatiquement intégrée aux protocoles anticancéreux ?

    Quelqu’un peut-il répondre ?

    Ah ! On entend une petite voix au fond de la salle : »Parce que cela pourrait être dangereux« .

    Evidemment.

    Face à des lampées de chimiothérapies cytotoxiques et autres rayonnements ionisants qui brûlent les tissus… un simple cachet d’aspirine apparaît en effet comme effrayant. 😉

    Surtout pour les dividendes de Big Cancer et ceux de la maison-mère Big Pharma !